Nécropole de S’Adde ‘e Asile
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| Nécropole de S’Adde ‘e Asile Nécropole de Brunuzzu | |
Façade de la tombe avec cupule. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Sardaigne |
| Province | Sassari |
| Commune | Ossi |
| Coordonnées | 40° 38′ 33″ nord, 8° 37′ 53″ est |
| Histoire | |
| Époque | Néolithique |
| modifier |
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La nécropole de S'Adde 'e Asile, aussi appelée nécropole de Brunuzzu, est un site préhistorique daté du Néolithique, situé dans la commune d'Ossi, dans la province de Sassari, en Sardaigne (Italie). La nécropole regroupe 8 domus de janas creusées durant la période prénuragique, et trois tombes des géants datées de la période nuragique.
La nécropole est signalée pour la première fois en 1969 par Ercole Contu, qui identifie 8 domus de janas sur le site. Quelques années plus tard, E. Castaldi identifie la tombe de Brunuzzu et la tombe Corona ‘e Teula comme deux anciennes domus qui ont été ultérieurement réaménagées en tombe des géants « à façade architectonique ». La « tombe majeure » fait l'objet de plusieurs relevés dans les années 1970 et 1980. Les premières et uniques fouilles ne sont effectuées qu'en 1984 et concernent la « tombe des sabliers », la « tombe avec cupule » et la « tombe en trèfle » est découverte à cette occasion. La nécropole était encore inédite dans son ensemble jusqu’en 2000 bien que les détails architecturaux et décoratifs de certaines domus étaient souvent cités pour comparaison. Au cours des années 2002-2003, le site est aménagé pour la visite[1].
Nécropole
La nécropole s’étend le long des pentes méridionales du Monte Corona ‘e Teula, dans une zone en partie boisée. Elle regroupe 11 domus de janas, auxquelles s’ajoutent deux évidentes tentatives d’excavation, sur une superficie d’environ 10 000 m2. Les tombes ont été creusées dans des affleurements calcaires, elles sont isolées ou regroupées. Le premier regroupement comprend des tombes (tombe des sabliers, tombe avec cupule, tombe des fenestrelles, tombe monocellulaire) situées les unes à proximité des autres et les deux tentatives d’excavation. La tombe majeure et la tombe de la bergerie sont situées, à proximité l’une de l’autre, à environ 300 m au nord-est de ce groupe. Les autres tombes de la nécropole sont isolées, à des distances allant de 100 à 300 m de distance par rapport aux deux groupes[1]. La typologie des tombes est variée mais une seule est monocellulaire[1].
Tombe des sabliers
Elle est située à environ 30 mètres à l’est de l’entrée de la nécropole, à mi‑pente d'un petite éminence calcaire. La tombe est orientée sud‑sud/est. Elle est composée d’un dromos donnant accès à un vestibule, suivi d’une antichambre, où s’ouvrent latéralement deux pièces, puis d'un vaste espace central. Le dromos mesure 3,5 m de long et tend progressivement à s’élargir et à s’élever vers l’entrée. Le vestibule est de plan rectangulaire : il comprend à gauche, une cellule surélevée et, à droite, donne accès à l’aile orientale de la tombe. L’antichambre est de plan circulaire. Ses parois sont ornées de corniches encadrant des panneaux en relief, décorés d’un motif géométrique en forme de « sablier » (d’où le nom de la tombe). Le plafond est plat, avec des angles et des arêtes bien définis. La paroi gauche donne accès par un portique quadrangulaire disposant d'un seuil surélevé (0,15 m) à deux pièces disposées transversalement : la première cellule est de forme quadrangulaire et par un portique surélevé (0,52 m) situé sur la paroi du fond, on accède à la seconde cellule constituée d'un petit espace semi‑circulaire aux angles arrondis et au plafond plat[2].
Au fond de l’antichambre, un portique quadrangulaire mène à la cellule principale, disposée transversalement par rapport à l’axe de la domus, selon le schéma classique « en T » : c’est l’espace le plus vaste de la tombe. De plan rectangulaire, il présente sur les parois des décorations architectoniques avec corniches encadrant des panneaux en relief, désormais peu visibles en raison de l'érosion de la roche calcaire. Le sol est nettement plus bas (–0,36 m) que celui de l’antichambre et une petite marche aux angles arrondis compense le dénivelé. Le plafond est plat. Au centre de la salle se trouvent deux piliers quadrangulaires. Le pilier de droite est orné de trois bucranes superposés. La paroi du fond comporte au centre une fausse porte avec double corniche. À l’arrière gauche de cette salle s’ouvre un espace surélevé, à large ouverture rectangulaire, de plan ovale. Sur le même axe, à droite, un portique quadrangulaire aux angles arrondis mène à l’aile orientale de l’hypogée, où se succèdent une pièce rectangulaire transversale, ouvrant sur la gauche sur un espace circulaire, une pièce plus vaste de plan sub‑rectangulaire avec un minuscule vestibule et une pièce sub‑quadrangulaire attenante. Dans cette aile de la tombe, les parois sont très détériorées et la pièce du fond présente une large ouverture due à l’effondrement de sa paroi arrière, qui la met désormais en communication avec l’extérieur. L'ensemble laisse supposer qu’à un plan initial « en T » (avec deux cellules latérales autour de la salle centrale) se sont ajoutées, dans un second temps, les autres pièces de l’aile orientale, plus grossières[2].
Tombe avec cupule
Elle est située à environ 35 mètres à l’est de la tombe des sabliers, dans un éperon calcaire orienté vers le sud. La domus se compose de trois pièces, disposées le long d'un axe longitudinal, et d'un quatrième espace se développant obliquement par rapport à la troisième pièce. L'entrée est de forme rectangulaire, décentrée par rapport à l’encadrement. L’antichambre, de plan quadrangulaire avec des angles arrondis, comporte au centre une cupule (0,13 m de diamètre). Les parois présentent de profondes fissures. La cellule suivante est de plan rectangulaire avec des angles arrondis ; elle présente également des fissures sur les parois et le plafond, avec de larges zones recouvertes de moisissures et de mousses dues aux infiltrations. Sur la paroi du fond, décalé à droite, dans l’axe de l’entrée, s’ouvre un portique surélevé muni d’un renfoncement. Sur la paroi droite, une porte de forme quadrangulaire mène à une pièce de forme ovale comportant au sol, à mi‑parcours, une cloison légèrement saillante. Le plafond est traversé par une large fissure qui se poursuit sur tout le côté gauche de la pièce[3].
Tombe des fenestrelles
La tombe est située à environ 20 mètres au sud‑est de la tombe des sabliers, sur une basse corniche calcaire, près d’un pylône électrique. C’est une vaste tombe à projection longitudinale, avec plan en « T » comprenant 8 espaces, dont 6 cellules secondaires disposées par groupe de trois de chaque côté de la cellule principale. On y accède par un portique rectangulaire, précédé d’un petit pavillon rectangulaire presque détruit, qui mène à une antichambre de plan sub-circulaire. L'antichambre comprend une basse banquette courant le long des parois. Sur la paroi antérieure, le portique, encadré d’une corniche en relief, est flanqué de deux panneaux quadrangulaires abaissés terminés par des lésènes. Le même motif se répète sur les parois latérales. Il est interprété comme la représentation d’une fenestrelle ou d'une fausse porte[4].
Le plafond, en forme de calotte sphérique, présente sur tout le pourtour une bande en relief avec des traces de peinture rouge. Dans l’axe de l’entrée, la porte d’accès à la pièce principale est encadrée par un renfoncement et une corniche et surmontée d'un motif à doubles cornes « en barque ». La pièce principale, de plan quadrangulaire, présente un plafond incliné vers l’extérieur. Les motifs décoratifs, visibles dans l’antichambre, sont ici à peine lisibles car ils sont recouverts d’une épaisse couche de moisissures et de concrétions. Sur les parois gauche et droite s’ouvre une porte menant à trois cellules secondaires. Les six cellules secondaires ont un plan sub-circulaire, avec un plafond concave et des parois curvilignes, aux surfaces grossièrement travaillées[4]. On suppose que la tombe fut réalisée en deux phases, les cellules secondaires plus frustes ayant été réalisées dans un second temps, mais les deux phases sont attribuées à différents moments de la culture d’Ozieri[4].
Tombe monocellulaire
La tombe est située à mi‑pente du versant méridional du Monte Corona ‘e Teula, sur une basse corniche calcaire à 50 mètres au sud‑est de la tombe des fenestrelles. Un petit pavillon au plafond voûté, mieux conservé sur le côté droit, précède le portique de forme quadrangulaire, doté de corniche, montants et architrave. La cellule présente un plan semi‑circulaire, avec des parois en surplomb et un plafond plat. Le plafond et le vestibule sont noircis par la fumée et le sol est obstrué par de la terre[5].
Tombe majeure
La tombe doit son nom à son important développement planimétrique : elle compte pas moins de 21 espaces, résultant de divers travaux d’agrandissement, regroupés en quatre parties : une partie centrale constituée de l’antichambre et d’une grande cellule, disposées sur le même axe, un première partie latérale droite accessible par l'antichambre et regroupant trois pièces quadrangulaires disposées à la suite sur le même axe, une seconde partie latérale droite comprenant 10 espaces de formes et dimensions variées, et une partie occidentale[6].
L’entrée est orientée au sud‑est. L'antichambre, partiellement enterrée, a perdu sa paroi antérieure où s’ouvrait la porte d'entrée dont seule la base est conservée. L’espace est rectangulaire et comporte un plafond plat reproduisant un toit à double pente avec poutre faîtière et solives. La paroi antérieure est ornée sur son côté droit de trois cornes recourbées reliées par une petite baguette verticale. La paroi latérale droite comporte une porte rectangulaire à double renfoncement et corniche en relief, menant à trois pièces secondaires toutes quadrangulaires et en grande partie enterrées. Sur la paroi du fond de l’antichambre s’ouvre un portique trapézoïdal avec renfoncement et corniche, flanqué à gauche de quatre corniformes reliés par une baguette, et à droite de deux bucranes à « cornes lunées ». Le portique mène à une grande salle rectangulaire aux angles arrondis, dont le plafond est décoré du motif du toit à double pente. Un pilier, décentré sur le côté gauche, semble soutenir « la charpente » : il est décoré sur trois faces de bucranes à cornes lunées superposées. De part et d’autre du portique d’accès à la cellule, on observe deux paires de bucranes à cornes lunées (celles supérieures du côté droit sont pourvues d’oreilles pointues). Sur la paroi latérale droite s’ouvre un portique encadré ; sur celle du fond, une fausse porte décentrée ; sur la paroi latérale gauche, un portique flanqué de deux paires de bucranes. Ce portique mène à une pièce sub‑trapézoïdale allongée, dont la paroi du fond, effondrée est presque détruite, reliée dans sa partie antérieure à deux autres pièces. Depuis le portique de la paroi droite de la grande cellule, on accède à une pièce rectangulaire, ornée de motifs corniformes sur deux parois, puis à un véritable labyrinthe de cellules interconnectées de plan varié[6].
L’analyse planimétrique de la tombe indique que l'ensemble a été réalisé en plusieurs phases. Dans la grande salle rectangulaire, la fausse porte est décentrée car elle correspondait initialement à un espace plus réduit, agrandi en conservant le pilier. La partie la plus ancienne correspond au noyau central, la domus fut ensuite agrandie avec des développements obliques du côté oriental, tandis que la partie occidentale de la tombe semble s’être développée par agrégation libre de nouvelles cellules[6].
Tombe de la bergerie
La tombe est située au centre d’une haute corniche calcaire. Les dimensions hors norme de son entrée, dues à l’effondrement de la paroi antérieure, la rende très facilement identifiable. La tombe a été réutilisée comme abri pour le bétail jusqu’à une époque très récente et dans sa partie occidentale les parois ont été abattues et les sols abaissés pour en faciliter l'usage. On accède désormais par huit marches taillées dans la roche à une salle rectangulaire délimitée par des murs en pierres sèches formant un enclos ; sur le côté gauche s’ouvre une pièce rectangulaire dont l’entrée est obstruée par des pierres. Dans l’axe de l’entrée se trouve un vaste espace, également rectangulaire (8 × 3,50 m) résultant d'aménagements modernes. Avant modifications, ce grand espace devait comprendre au moins deux pièces disposées longitudinalement, toutes deux avec un plafond à double pente (avec une « poutre faîtière » transversale et des traces des « solives » latérales). Dans l'axe de l’entrée, on peut voir une cellule surélevée (0,30 m), de plan semi‑circulaire, comportant une petite niche sur la paroi du fond. Une autre cellule de plan sub‑trapézoïdal s’ouvre sur le côté gauche de l'entrée. D'autres pièces, modifiées mais mieux conservées, sont visibles sur le côté gauche du grand espace (à environ un mètre au‑dessus du sol actuel) disposées parallèlement à la paroi[7].
Tombe VI dite tombe de Corona ‘e Teula
La tombe VI[8] est située légèrement au nord-ouest des groupes principaux. C'est une « domus de janas » partiellement transformée en tombe de géants à l'Âge du bronze. Le plan actuel comprend deux salles précédées d'un court atrium qui pourrait correspondre à l'ancienne antichambre originale détruite pour créer la façade architecturale[9].
La façade de la tombe a été fortement érodée mais on peut encore y voir l'exèdre (environ 6 mètres de large) et la « stèle cintrée », toutes deux très dégradées. Le panneau inférieur de la stèle a disparu et la lunette, très endommagée, mesure 1,30 m de large, 1 m de haut et 0,10 m de profondeur. Le « tumulus » factice a été représenté en négatif par une fosse rectangulaire (4,00 m de long sur 1,00 m de large et profonde de 0,20 m) orientée sud-est/nord-ouest. La couronne sommitale comporte encore ses 3 trous assez détériorés (de respectivement 19 cm de diamètre x 19 cm de profondeur, 17,5 cm de diamètre x 19 cm de profondeur et 18,5 cm de diamètre x 20 cm de profondeur)[9].
Le petit atrium, orienté au sud-est, est surélevé d'environ 1,00 m par rapport au niveau du sol. Il est de forme quadrangulaire (1,30 m de large x 0,80 m de long x 1 m de haut). Au fond, la porte d'origine a été agrandie (0,80 m de large sur 0,80 m de hauteur et 0,15 m d'épaisseur) mène à la pièce principale. Celle-ci présente un plan approximativement trapézoïdal (3,00 m de large sur 3,30 m de long et 1,25 m de hauteur). Le sol est plus bas de 0,15 m par rapport au seuil d'entrée. Cette salle, de plan irrégulier, pourrait correspondre à la réunification de plusieurs anciennes cellules. Sur le mur gauche, une grande ouverture, surélevée de 0,26 m et de forme subrectangulaire (1,80 m de large, 1,00 m de haut et 0,30 m d'épaisseur), donne accès à une chambre latérale au plan singulier en forme de « L » (2,50 m de large, 2,20 m de long et 1,30 m de haut). Le sol est obstrué par des pierres, les murs sont légèrement concaves et le plafond est presque plat[9].
Tombe IX
La tombe est située dans la partie orientale de la nécropole. Elle correspond à une ancienne « domus de janas » qui devait à l'origine comporter au moins 11 pièces[10], transformée en tombe de géants à façade architecturale. L'exèdre, incomplète côté droit, mesure 8,90 m de largeur mais sa hauteur est extrêmement modeste (0,90 m). On peut supposer qu'il existait une stèle cintrée au centre de l'exèdre mais il n'en demeure aucune trace. Le pseudo-tumulus et la porte d'origine ont également disparu. Dans la domus de janas primitive, l'antichambre était peut-être précédée d'un petit pavillon, dont il reste des traces à droite de l'ouverture. L'antichambre, de plan rectangulaire, mesure 1,90 m de large, sur 1,36 m de long et 0,76 m de hauteur. Le mur du fond est percé d'une ouverture semi-elliptique (1,15 m de large, 0,60 m de haut), agrandie dans l'Antiquité, menant à la grande salle. Cette dernière est de forme presque trapézoïdale (environ 3,20 m de large sur 2,55 m de long et 0,80 m de haut). Les murs sont presque verticaux et le plafond est plat. Autour de cette pièce, de nombreuses ouvertures communiquent avec des pièces plus petites[10].
Tombe X, dite tombe de Brunuzzu
La tombe est située à 200 mètres au sud de la tombe de la bergerie, sur une basse corniche calcaire[11]. La tombe est une tombe de géants mais contrairement aux tombes VI et IX elle ne correspond pas à une « domus de janas » transformée. La qualité de construction de cette tombe est remarquable et, malgré ses réutilisations ultérieures, elle a conservé une certaine monumentalité[12].
La façade comporte une exèdre, large de 9,50 m et haute de 2,65 m, comportant des traces d'un banc à la base de l'aile gauche selon Castaldi. La stèle cintrée comporte une lunette supérieure (1,30 m de large et 0,90 m de haut) et un panneau inférieur (1,35 x 0,70 m), les deux élément étant séparés par une bande horizontale rectangulaire. Au-dessus de la tombe, la roche a été taillée pour représenter le pseudo-tumulus rectangulaire (4,10 mètres de long) et la couronne tumulaire percée de trois trous tronconiques (de respectivement 18 x 12 x 20 cm, 15 x 12 x 20 cm et 15 x 10 x 20 cm). Un trou de 0,10 m de diamètre, percé au centre du pseudo-tumulus, débouche dans le plafond de la chambre intérieure. Ce trou est similaire à celui visible dans la tombe de Mela Ruja à Sassari, qui a été transformée en église rupestre byzantine, destiné au passage de la corde qui actionnait la cloche située dans la tombe. Il est donc vraisemblable que la tombe X ait également été transformée en chapelle rupestre au Moyen Âge[12].
La porte d'origine, orientée au sud-est, a disparu. On accède désormais à la tombe par une porte rectangulaire (0,70 m de large, 1,10 m de haut et 0,60 m d'épaisseur), récemment agrandie. Elle mène à une unique salle rectangulaire (3,55 m de long, 2,00 m de large et 1,90 m de haut) aux angles arrondis et aux murs inclinés vers l'intérieur. Le plafond est plat, tout comme le sol. Trois niches sont visibles sur les murs, une sur le mur droit et les deux autres sur le mur gauche : la première, surélevée à 0,89 m du sol, mesure 1,12 m de large sur 0,49 m de long et 0,70 m de haut, la deuxième, surélevée à 0,77 m, mesure 0,90 m de large, sur 0,54 m de long et 0,69 m de haut, enfin, la troisième, surélevée à 0,85 m du sol, mesure 1,13 m de large sur 0,50 m de long et 0,69 m de haut[12].
Tombe en trèfle
La tombe est située à l’extrême limite méridionale de la nécropole, environ 300 m au sud/sud‑ouest de la tombe des sabliers. Elle se compose d’une salle ovale. La paroi antérieure et le plafond de la salle se sont effondrés ; sur la paroi du fond s’ouvrent deux portes quadrangulaires, encadrées d'un renfoncement et séparées par une lésène terminée par un abaque. Les deux portes sont surmontés d’un double motif corniforme. Les deux pièces présentent les mêmes caractéristiques (plan circulaire, parois à profil curviligne) mais la pièce de gauche est de dimensions beaucoup plus réduites[13].
Notes et références
- 1 2 3 Derudas 2004, p. 38-40.
- 1 2 Derudas 2004, p. 42-45.
- ↑ Derudas 2004, p. 45-46.
- 1 2 3 Derudas 2004, p. 56.
- ↑ Derudas 2004, p. 55.
- 1 2 3 Derudas 2004, p. 49-53.
- ↑ Derudas 2004, p. 48.
- ↑ Castaldi la nomme S'Adde I.
- 1 2 3 Melis 2014, p. 182-184.
- 1 2 Melis 2014, p. 184-186.
- ↑ Derudas 2004, p. 53.
- 1 2 3 Melis 2014, p. 186-187.
- ↑ Derudas 2004, p. 58.
Voir aussi
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- Nécropole de S’Adde ‘e Asile, sur Wikimedia Commons
Bibliographie
- (it) Pina Maria Derudas, Necropoli ipogeiche di S'Adde 'e Asile e Noeddale (Ossi), Sassari, Carlo Delfino Editore, , 89 p. (ISBN 88-7138-349-4)
- (it) Paolo Melis, L’ipogeismo funerario della Sardegna nuragica : Tombe di giganti scolpite nella roccia, Sassari, Carlo Delfino editore, coll. « Sardegna Archeologica, Scavi e Ricerche » (no 11), , 270 p. (ISBN 9788871388120, lire en ligne), p. 182-187