Néon de Ravenne
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| Néon de Ravenne | ||||||||
« Sarcophage de Néon » dans la basilique Saint-François de Ravenne. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Évêque de Ravenne | ||||||||
| Vers 450 – | ||||||||
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Néon (en latin : Neon, en italien : Neone) est un évêque de Ravenne en fonction vers le milieu du Ve siècle (env. 450–473). Successeur de Pierre Chrysologue, il s'inscrit dans une phase où l'autorité épiscopale ravennate reprend et amplifie un rôle de mécénat urbain après la mort de Galla Placidia et le retour de Valentinien III à Rome.
Néon mobilise les ressources économiques de l'Église (revenus de domaines et de propriétés, notamment en Sicile, legs fonciers, donations cléricales et dons de fidèles) pour financer une politique de constructions ambitieuse, à la fois religieuses et, plus largement, liées au prestige de la cité[1]. Dans ce contexte, il poursuit l'essor monumental de Ravenne et s'affirme comme l'un des principaux promoteurs des arts dans la seconde moitié du Ve siècle[2].
Néon est surtout connu pour son intervention sur le bâtiment aujourd'hui appelé baptistère des Orthodoxes (ou baptistère « néonien »), situé à l'est de la cathédrale. L'édifice, fondé par l'évêque Ours, reçoit sous Néon une nouvelle décoration : marbres, stucs et mosaïques aux couleurs vives, ainsi que des inscriptions bibliques et des vers dédicatoires soulignant sa participation[2]. Cette entreprise s'inscrit dans une dynamique architecturale plus large : Néon entend doter Ravenne d'édifices comparables à ceux promus à Rome, notamment les baptistères octogonaux, et met en avant la notion de « renouvellement » des fonts baptismaux[2].
Son épiscopat est également associé à l'achèvement de la basilique Petriana (it) (à Classe), commencée par Pierre Chrysologue[3], et à des aménagements au sein du palais épiscopal voisin de la cathédrale, dont une grande salle de réception aujourd'hui disparue dans sa forme originelle, décorée de scènes bibliques adaptées à un espace de banquet[4].
Sur le plan doctrinal, Néon apparaît comme un défenseur de la foi définie par les conciles œcuméniques et reconnue dans les grands centres ecclésiastiques de l'Orient et de l'Occident[4]. En 458, une lettre du pape Léon Ier le Grand adressée à Néon rappelle notamment l'unicité du baptême et discute les cas exceptionnels où un baptême pouvait être conféré en l'absence de certitude sur un baptême antérieur[5].
La tradition situe sa sépulture dans l'église des Apôtres (actuelle basilique Saint-François), dont il aurait été le fondateur ; une inscription latine dans la crypte mentionne Néon mais aucune tombe n'a pu être identifiée avec certitude comme la sienne[4].