Odile Kienlen
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Mauthausen, prison de Sarrebruck (d), centre pénitentiaire de Paris-La Santé, Ravensbrück |
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Service historique de la Défense (GR 16 P 319948)[1] |
Odile Kienlen (1895-1945), dite Odette Klein, fut une résistante française, militante de Combat Zone Nord. Comme Jane Sivadon, Anne-Marie Boumier, Anne Noury, c’est une pionnière de Libération Nationale en zone occupée.
Communiste, elle est, selon Mireille Albrecht, la fille de Berty Albrecht, secrétaire à l'École des surintendantes d'usine de la rue Princesse dans le 6e arrondissement de Paris[2], où cette dernière reprend ses études[3].
L'école devient un point de ralliement de groupe Combat Zone Nord que rejoint Odile Kienlen[4].
Henri Devillers, agent de l'Abwehr infiltré dans Combat Zone Nord, trahit le groupe et permet l'arrestation des membres du groupe de l'école des intendantes dont Odile Kienlen et Anne-Marie Boumier le [2].
Elles sont incarcérées à la prison de La Santé avant d'être déportées à la prison de Sarrebruck, en Allemagne.
Là, elles passent dix-sept mois avec d'autres accusées avant d'être jugées par la Haute-cour de Berlin qui s'est déplacée[5].
En , elle est envoyée à la prison de travaux forcées de Lübeck, puis à celle de Cottbus.
Le , elle est déportée à Ravensbrück et subira une marche de la mort jusqu'à Mauthausen en , où elle meurt d'épuisement le [6].
Décoration
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 25 avril 1946)[7]