Olivier Pirotte
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Renier Panhay de Rendeux (- |
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Olivier Pirotte, né en à Liège où il meurt le , est un dessinateur et peintre liégeois.
Formé dans l'atelier de Renier Panhay de Rendeux à Liège, le jeune artiste poursuit sa formation à Rome, comme pensionnaire de la fondation Lambert Darchis, sous la tutelle de Benedetto Luti puis de Pietro Bianchi. Il fréquente ensuite les ateliers de Noël Nicolas Coypel et de François Lemoyne à Paris. En 1727, il retourne définitivement à Liège où « les travaux ne lui manquent pas ». En plus de la peinture, il s'adonne à la musique et, à l'occasion, il est poète.
L'historien de l'art Jacques Hendrick le considère comme l'un des successeurs, sur un mode mineur, d'Englebert Fisen et Théodore-Edmond Plumier en tant que peintre de sujets religieux.
Olivier Pirotte, dont la famille est probablement originaire de Wandre[1], naît à Liège en 1699[1],[2],[3],[4]. Bien que ses parents le destinent initialement à une carrière dans le clergé, ils doivent y renoncer, ne pouvant « vaincre le goût de l'enfant pour le dessin »[2],[5], et le jeune Olivier entre donc dès 1716 dans l'atelier de Renier Panhay de Rendeux à Liège[2],[3],[5],[6]. Il y fait « des progrès rapides » et, après plusieurs années d'apprentissage, en 1721, il obtient l'agrément de ses parents pour se rendre à Rome afin d'y poursuivre sa formation[2],[5],[4].

Il réside à Rome de 1721 à 1725[6],[7],[4], dont deux années (1723-1725) en tant que pensionnaire de la fondation Lambert Darchis[6],[8],[9], et « il y fréquente, pendant les premières années de son séjour », l'école de Benedetto Luti[2],[3],[5],[6]. À la mort de celui-ci en 1724, tous ses élèves, dont Pirotte, suivent désormais les classes de Pietro Bianchi[2],[3],[5],[6]. Durant ses années d'apprentissage passées dans la « Ville éternelle », le jeune artiste liégeois « se distingue par son assiduité au travail et les soins qu'il donne à l'étude du dessin »[2],[5]. Forcé de rentrer brièvement à Liège en 1725 pour des « affaires de famille »[2],[5], il part ensuite pour Paris, où il va résider pendant deux ans et fréquenter les ateliers de Noël Nicolas Coypel et de François Lemoyne[2],[3],[5],[6].
En 1727, il revient et se fixe définitivement à Liège où « les travaux ne lui manquent pas »[2]. Comme l'indique Jules Helbig en 1903, « du vivant de Pirotte, ses peintures étaient très appréciées dans la principauté de Liège. Il existait bon nombre de ses tableaux dans la plupart des églises de la capitale, mais qui, presque tous, ont disparu »[5]. De nombreuses compositions de l'artiste sont néanmoins connues car « un assez grand nombre de ses dessins ont été conservés par les soins du chanoine Hamal »[10].
Pirotte « est estimé comme homme privé par la douceur de son caractère, son esprit cultivé et sa modestie ; il n'est pas seulement peintre, mais il s'adonne encore à la musique, et à l'occasion il est poète »[10],[11]. Il meurt à Liège le [1],[7].


