Orvin

commune suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

Orvin, en allemand Ilfingen (désuet), est une commune suisse du canton de Berne située dans l'ancien district de Courtelary constitutif de l'arrondissement administratif du Jura bernois.

Faits en bref Administration, Pays ...
Orvin
Orvin
Orvin
Blason de Orvin
Armoiries
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Berne Berne
Arrondissement administratif Jura bernois
Localité(s) Jorat, Les Prés-d'Orvin
Communes limitrophes Bienne, Corgémont, Evilard, Nods, Péry-La Heutte, Plateau de Diesse, Sauge, Sonceboz-Sombeval
Maire Patrik Devaux
(2026-2029)[1]
NPA 2534
No OFS 0438
Démographie
Gentilé Orvinois
Population
permanente
1 260 hab. (31 décembre 2024)
Densité 58 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 39″ nord, 7° 12′ 50″ est
Altitude 669 m
Superficie 21,6 km2
Localisation
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Orvin
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Orvin
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Orvin
Liens
Site web orvin.ch
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]
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    Géographie

    Le territoire de Orvin s'étend sur 21,6 km2[3]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 5,8 % de sa superficie, les surfaces agricoles 36,8 %, les surfaces boisées 57,2 % et les surfaces improductives 0,4 %[4].

    Toponymie

    Lorsque Lothaire II de Lotharingie recense le village et la tribu dans son document à l'attention de l'abbaye de Moutier-Grandval, il nomme cette chapelle Ulvinc signifiant « chez les descendants d'Ulf » en référence au chef du village répondant au nom de « Ulf » (loup en vieil allemand), qui avait pris possession des terres lors de la migration des peuples germaniques.

    Le nom d'Ulvinc évolua au cours des siècles, prenant le nom d'Urvin à Orvin en français, et par Ulvingen à Ilfingen en allemand.

    Une autre explication trouverait ses origines via le patois : c'est la légende qui figure sur les armoiries de la commune, déjà sculptée au XVIIIe siècle sur les fonts baptismaux de l’église d'Orvin. La légende raconte qu'un chasseur se trouva nez à nez avec un ours qu'il traquait dans les roches imposantes délimitant le village au nord. Téméraire, il fit face et cria à l'ours : « Or, vin ! » qui signifie en patois : « Ours, viens ! » avant d'enfoncer son épieu dans le corps de l'animal[5].

    Histoire

    La première mention du village remonte au dans un document signé de Lothaire II de Lotharingie réaffirmant la possession du village au sein de l'abbaye de Moutier-Grandval.

    De 1798 à 1815, Orvin a fait partie de la France, au sein du département du Mont-Terrible, puis, à partir de 1800, du département du Haut-Rhin, auquel le département du Mont-Terrible fut rattaché. Par décision du congrès de Vienne, le territoire de l’ancien évêché de Bâle fut attribué au canton de Berne, en 1815.

    Au début des années 1900, au Jorat, le fils du peintre Aurèle Robert, Léo-Paul Robert, un des peintres suisses les plus importants de sa génération[6], y fait construire une maison et y habitera notamment avec son fils Paul-André Robert. Léo-Paul Robert est notamment connu pour ses fresques dont l'une représente le Christ dans l'église protestante du village d'Orvin.

    L’église a d'ailleurs été classée monument historique en 1963, notamment en raison de sa magnifique charpente. Construite en 1722, elle a subi plusieurs rénovations en 1964, 1975 et la dernière en 1997[6].

    Un projet de fusion avec cinq autres communes avoisinantes (La Heutte, Péry, Plagne, Romont et Vauffelin) sous le nom de Rondchâtel, est abandonné après le refus en votation populaire de deux des six communes concernées dont Orvin, le [7].

    La seigneurie d’Orvin

    En 1295, en vertu d’un échange de biens entre les chanoines de Moutier et le prince Pierre Reich de Reichenstein[8], Orvin devient une seigneurie indépendante, tenue en fief par les nobles d'Orvin jusqu'à la fin du 14e siècle, puis par les d'Orsans, seigneurs de Rondchâtel[9]. À l’extinction de ceux-ci, la seigneurie retourne aux princes-évêques de Bâle[10]. Le maire de Bienne remplit alors la fonction de bailli du prince-évêque. La seigneurie est constituée du seul village d’Orvin et de son vallon[11]. Elle est temporellement soumise à l'Évêché de Bâle, alors qu’elle appartient spirituellement à l'Évêché de Lausanne. Les nobles d’Orvin, qui occupent un château, tiennent des terres en fief à la fois des princes-évêques de Bâle et des Comtes de Neuchâtel. Ils maintiennent un équilibre entre vassalité et autonomie. Cette gouvernance perdure jusqu'à la Révolution française. Le décret du 6 avril 1816[12] incorpore Orvin au bailliage de Courtelary et met fin à la seigneurie d'Orvin. Aucun vestige du château ne subsiste[13].

    Politique

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    janvier 1971[14] octobre 1976 Jean-Pierre Bourquin   Instituteur
    novembre 1976[15] décembre 1988 Jean Maurer   Fonctionnaire Service des Impôts
    janvier 1989[16] décembre 1992 Fred Charpilloz    
    janvier 1993[17] février 1998 Michel Jacot-Descombes PRD[18] Économiste
    mars 1998[19] décembre 2002 Ralph Hausmann PRD Banquier
    janvier 2003[20] décembre 2004 Fred Gebel PDC Ancien président du Téléski SA Les Prés-d'Orvin
    janvier 2005[21] décembre 2005 Bertrand Wiesmann UDC Retraité instructeur OFPC
    janvier 2006[22] décembre 2009 Damien Breitschmid PRD Employé de La Poste
    janvier 2010[23] décembre 2013 Arlette Delémont PSS[24] Éducatrice
    janvier 2014[25] décembre 2020 Marc-André Léchot PBD puis PLR Conseiller en prévoyance
    janvier 2021[26] en cours Patrik Devaux UDC[27] Employé de La Poste
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    Population et société

    Gentilé et surnom

    Les habitants de la commune se nomment les Orvinois[28].

    Ils sont surnommés les Ânes[28].

    Démographie

    Évolution de la population

    La commune compte 1 260 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 58 hab/km2[2]. Sur la période 2010-2019, sa population est restée stable (canton : 6,1 % ; Suisse : 9,4 %)[3].

    Évolution de la population d'Orvin entre 1850 et 2020[29],[2]

    Pyramide des âges

    En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 30,4 %, similaire à la valeur cantonale (29,9 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 32,5 %, alors qu'il est de 28,9 % au niveau cantonal[30].

    La même année, la commune compte 641 hommes pour 623 femmes, soit un taux de 50,7 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,1 %)[30].

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges d'Orvin en 2023 (%)[30]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,8 
    90 ans ou +
    3,0 
    8,9 
    75 à 89 ans
    10,6 
    21,7 
    60 à 74 ans
    19,9 
    18,1 
    45 à 59 ans
    18,9 
    18,6 
    30 à 44 ans
    18,8 
    14,0 
    15 à 29 ans
    12,7 
    17,9 
    - de 14 ans
    16,1 
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    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges dans le canton de Berne en 2023 (%)[30]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,7 
    90 ans ou +
    1,6 
    8,8 
    75 à 89 ans
    11,0 
    17,6 
    60 à 74 ans
    18,1 
    21,0 
    45 à 59 ans
    20,4 
    20,9 
    30 à 44 ans
    20,2 
    15,9 
    15 à 29 ans
    14,9 
    15,1 
    - de 14 ans
    13,8 
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    Anecdotes

    Des scènes du film Le Fusilier Wipf (1938) de Leopold Lindtberg furent tournées dans le village[31] et à Jorat.

    Un bombardier de la Wehrmacht, qui s'était égaré, a percuté les falaises surplombant le village peu avant la seconde guerre mondiale.

    Transports

    • Bus 70 pour la ville de Bienne et pour Les Prés d'Orvin.

    Un artiste à Orvin

    Paul-André Robert, artiste peintre, a construit sa maison au Jorat, à l'ouest d'Orvin. Il fait partie de la dynastie des peintres Robert, comme Léopold Robert et Philippe Robert.

    Liens externes

    Références

    Related Articles

    Wikiwand AI