Panossas

commune française du département de l'Isère From Wikipedia, the free encyclopedia

Panossas (prononcer [panɔsa]) est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Panossas
Panossas
La maison forte d'Antouillet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Christophe Candy
2024-2026
Code postal 38460
Code commune 38294
Démographie
Population
municipale
696 hab. (2023 en évolution de +4,5 % par rapport à 2017)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 46″ nord, 5° 12′ 17″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 390 m
Superficie 7,99 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charvieu-Chavagneux
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Panossas
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Panossas
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
Panossas
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Panossas
Liens
Site web www.panossas.fr
    Fermer

    Historiquement et géologiquement, la commune fait partie de l'Isle-Crémieu et ses habitants sont appelés les Panossiens.

    Géographie

    Situation et description

    La commune de Panossas se situe dans la partie sud ouest du district des Balmes de Cremieu (ou Isle Cremieu) dans le Nord-Isère (38), entre les communes de Bourgoin-Jallieu, Villefontaine et Crémieu, à une trentaine de kilomètres de la ville de Lyon.

    Elle surplombe les Terres Basses et fait face aux Terres Froides. L'hypothèse[1] jusqu'au milieu du XXe siècle (voir la référence et son auteur) présentait les terres basses comme un ancien lit du Rhône, en des temps reculés. Les glaciologues ont depuis réfuté cette hypothèse même si la vallée a été occupée par la langue principale à la jonction du Glacier Isèrois et du Glacier du Rhône au quaternaire[2]. La faible différence d'altitude (20 m) entre le Rhône au sud du Bugey et les marais des Vernes en son point le plus haut, liée à l'étroitesse du défilé à hauteur de Creys-Malleville (défilé de Malarange, une quarantaine de mètres) reste remarquable.

    Géologie

    La commune de Panossas se situe à 283 m d'altitude. Le relief actuel s'expliquerait par l'action de langues glaciaires du Würmien, à l'origine des blocs erratiques et de l'argile qui sert à la construction des murs en bauge[1], soit du glacier du Rhône, soit du glacier Isèrois.

    On note la présence d'une ancienne mine de fer vers la ferme de Maupertuis, et la trace d'un ancien étang comblé aujourd'hui en contrebas de celui de marsa, dans la zone des fouilles archéologiques : l'étang de Griez, aujourd'hui un herbage.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Panossas
    Chozeau
    Chamagnieu Panossas Veyssilieu
    Frontonas

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 093 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Colombier-Saugnieu à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 862,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Hydrographie

    Voies de communication

    Le territoire de la commune est situé à l'écart des grands axes de circulation. Elle est cependant traversée par la route seconde RD18 qui la relie à la commune de l'Isle d'Abeau.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Panossas est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (35,6 %), forêts (32,8 %), terres arables (19 %), zones humides intérieures (7,2 %), zones urbanisées (5,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques naturels et technologiques

    Risques sismiques

    L'ensemble du territoire de la commune de Panossas est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[17].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[18]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
    Fermer

    Autres risques

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné pour la première fois en 1338 sous la forme Panessac ou Panassaco[19].

    La terminaison -as est l'autre forme issue, avec la forme -ieu, du suffixe -acum qui marque un lieu (celtique, antérieur à la période romaine).

    Les toponymes en -as ou -az sont un des derniers vestiges de la langue parlée il y a encore quelques dizaines d'années ici : le dauphinois (langue franco-provençal ou arpitan). Le s et le z indiquaient une accentuation de l'avant dernière syllabe mais ne se prononçaient pas.

    • Le marais de Charamel tire son nom du chalumeau, chaume, roseau. En patois dauphinois, charamella signifie « jouer du chalumeau (flûte en roseau), chanter »[20].
    • Maupertuis : littéralement « le mauvais passage », « le mauvais col », par opposition au bon passage passant par le bourg
    • La léchère : zone humide où pousse la lèche, autrefois utilisée pour ses fibres mais surtout comme litière et dont la dernière utilisation aujourd'hui est de fournir ses 5 barettes au colonel (Livarot, fromage normand) quand il est acheté en crèmerie.

    Histoire

    Fouilles du site archéologique des Buissières.

    Préhistoire et Antiquité

    Le glacier s'est retiré il y a 20 000 ans et les traces de présence datent du magdalenien (Vénérieu, - 13 000 ans). L'occupation du site s'est faite dès le néolithique comme en témoigne la pierre à cupule du bois du traversa, et s'insère dans le réseau des pierres de Saint Laurent, Satollas et Bonce, Chozeau, La Verpilière et Saint Quentin.

    Sur la commune de Panossas se trouve le site archéologique des Buissières[2]. Il englobe plusieurs bâtiments de l'époque gallo-romaine, notamment un vaste silo à grains et un complexe thermal.

    Première Guerre mondiale

    Quatorze soldats de la commune ont perdu la vie pendant ou à la suite de la Première Guerre mondiale[21]. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts représentant un « poilu » en pied adossé à une stèle portant l'inscription « PANOSSAS / A SES / MORTS / GLORIEUX / 1914-1918 »[22].

    Politique et administration

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 Pierre Perrot UMP Chef d'entreprise
    2020 Marc Chiappini SE Chef d'entreprise
    2022 Grégory Gibbons SE Chef d'entreprise
    2024 en cours Christophe Candy sans étiquette  
    Les données manquantes sont à compléter.
    Fermer

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].

    En 2023, la commune comptait 696 habitants[Note 3], en évolution de +4,5 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    291294361370343395416438422
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    419427432407379369362338339
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    301288257226230214215191193
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    176166187227346498555563654
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    666682696------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
    Histogramme de l'évolution démographique
    La mairie en 2015.

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Équipement culturel et sportif

    Médias

    Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

    La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

    Cultes

    La communauté catholique et l'église de Panossas (propriété de la commune) sont desservies par la paroisse catholique de Saint-Martin de l'Isle Crémieu (relais de la vallée) qui elle-même est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[27].

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Ferme fortifiée de Bonrepos (4e quart du XVIe siècle). La ferme, érigée en grande partie en 1575 comme l'indique la date portée, avec son aspect fortifié, son haut corps de logis, ainsi que la présence d'un pigeonnier et d'armoiries, détruites sans doute à la Révolution, laisse supposer qu'elle fut édifiée pour une famille noble.
    • Maison forte d'Antouillet. Édifié à la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle par la famille Mechin, l'ensemble, comprenant enceinte et deux tours, fait l'objet de remaniement au XVe siècle lorsqu'elle est la propriété des Beaumont. À la suite de la vente des biens de la famille des de la Poype en 1794, l'ensemble est partagé et subit des modifications (nouvelles baies et murs mitoyens). Cet ensemble est une propriété privée et ne se visite pas.
    • Le pressoir de Marsa (pressoir de noix). Moulin approvisionné en eau par l'étang attenant, Espace Naturel Sensible attenant (voir ci dessous). Passage de l'eau en partie basse de la roue à auget. Arbre et renvoi de poulie attestant de la distribution de l'énergie pour d'autres machines dans l'annexe.
    • L'église paroissiale Saint-Martin. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[28].
    • Le site gallo-romain des Buissières[29].
    • la pierre à cupule dans le bois du traversa, au Nord ouest du carrefour à la cote 348 (45° 40′ 07″ N, 5° 12′ 46″ E))
    • le tilleul de Sully, au hameau de Serre
    • La « maison du notaire » (chemin des fuziers, près de la RDD118) est un pressoir monumental avec vis en bois en fonction jusque 1940 environ. Constituée de deux bâtiments couverts en lauze, elle abrite un escalier central en pierre, un balcon, les angles de façade sont ronds typiques. Bâtie par un notaire de Panossas selon une personne ayant habité le lieu. Répertoriée aux maisons paysannes[30].

    Patrimoine culturel

    • une bibliothèque

    Patrimoine naturel

    • L'étang de Marsa et ses pelouses sèches sont classés espace naturel sensible[31]. Présence de cistude pondant sur les pelouses sèche.

    Personnalités liées à la commune

    • Augustin Beaud, élevé à Panossas, président du conseil général de la Seine, fit allumer la flamme de l'arc de triomphe. Une plaque lui est dédiée sur la façade de la bibliothèque.

    Héraldique

    Panossas possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

    Wikiwand AI