Villefontaine

From Wikipedia, the free encyclopedia

Villefontaine
Villefontaine
La mairie de Villefontaine.
Image illustrative de l’article Villefontaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire
Mandat
Patrick Nicole-Williams
2020-2026
Code postal 38090
Code commune 38553
Démographie
Gentilé Villards
Population
municipale
19 445 hab. (2023 en évolution de +3,63 % par rapport à 2017)
Densité 1 672 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 51″ nord, 5° 08′ 58″ est
Altitude Min. 208 m
Max. 352 m
Superficie 11,63 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Villefontaine
(ville-centre)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de L'Isle-d'Abeau
Législatives Dixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Villefontaine
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Villefontaine
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
Villefontaine
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Villefontaine
Liens
Site web www.villefontaine.fr

Villefontaine (prononcé [vilfɔ̃.tɛn])[Note 1] est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ville-centre d'une unité urbaine, elle fait elle-même partie de l'aire urbaine de Lyon. Seulement 24 km les séparent. Avec 19 445 habitants en 2023[i 1], c'est la plus peuplée des communes issues de la ville nouvelle de L'Isle-d'Abeau.

Ses habitants sont les Villards[1].

Localisation

Urbanisme

Typologie

Au , Villefontaine est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle appartient à l'unité urbaine de Villefontaine[Note 5], une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est ville-centre[Note 6],[26],[27]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[27]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[28],[29].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (49,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (43,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (41 %), terres arables (19,5 %), forêts (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,1 %), eaux continentales[Note 8] (1,5 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Quartiers

Historiquement, jusqu'au début des années 1970, Villefontaine est constituée de différents lieux d'habitation, qui sont les quartiers suivants : Le Village, Le Ginet, Le Berthet et Le Pont.

En 2017, au sens de l'INSEE, on distingue plusieurs quartiers dans la commune[31],[m 7] :

  • Centre - Saint-Bonnet - Muissiat ;
  • Les Fougères ;
  • Les Roches ;
  • Les Armières - Le Mas de La Raz ;
  • Les Picotières - Le Village ;
  • Quincias ;
  • Vaugelas.

Urbanisation

Ancienne épicerie, dans le quartier du Village.

Jusque dans les années 1960, le centre bourg se situe dans le quartier du village, lequel comprend la mairie-école, l'église et différents commerces (épicerie, café, restaurant, hôtel).

La mutation urbaine commence en [c 2] avec la décision de création de la ville nouvelle.

Le premier nouveau quartier à sortir de terre est celui des Roches. Sa construction commence au début de l’hiver 1972-1973[32],[c 2], pour une livraison en 1974[m 8]. Il comporte à parts égales de grands ensembles (logements collectifs) et des maisons individuelles[32]. Pendant une dizaine d'années, jusqu'à l’émergence du quartier Saint-Bonnet, les Roches avec ses commerces et services assureront une fonction centrale à Villefontaine[33].

Le quartier de Servenoble se construit entre 1974 à 1977[34]. Les immeubles sur les hauteurs côtoient les maisons, qui elles, se situent à proximité de l'étang de Vaugelas[34].

Puis apparaît en 1977 le chantier du quartier du Mas de la Raz[35]. Avec ses 452 logements, il est inauguré trois ans plus tard en 1980[m 8].

En 1980 débute la construction du quartier de Saint-Bonnet[c 2], du nom de l'étang voisin. Il est conçu comme le nouveau centre-ville de Villefontaine avec ses commerces et administrations[36]. La pose de la première pierre de la nouvelle mairie a lieu en 1982[m 8], pour une inauguration le .

À partir de 1983, le quartier des Fougères est intégré à Villefontaine[m 1]. À ce titre, les Fougères sont considérées comme un centre urbain dépendant de la commune de Villefontaine[m 9]. Les prairies et vignes laissent la place à une urbanisation progressive[37]. Puis vient le tour du quartier de Quincias, lui aussi issu de la ville de Roche, qui se développe jusqu'en 2003[m 10].

Urbanisme et sécurité

Caméra de vidéosurveillance à Villefontaine.

Villefontaine possède une zone urbaine sensible (ZUS), éclatée en deux points distincts : Saint-Bonnet et Servenoble d'une part, Les Roches d'autre part[38]. Lors du recensement de 2009, cette ZUS est composée de 5 727 habitants répartis sur 70 hectares, soit 31 % des Villards sur seulement 7 % du territoire de la commune. Le chômage touche 29,5 % des ménages de cette population[38]. Les ZUS ont été supprimées et remplacées par les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) le .

En 2004, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy désigne Villefontaine comme l'un des 25 « points chauds » de France[39]. Il s'agissait de sites prioritaires bénéficiant du plan national de prévention et de répression des violences urbaines[40]. Villefontaine a été touchée par les émeutes urbaines de 2005[39].

Le , le ministère de l'intérieur, alors dirigé par Manuel Valls annonce que Villefontaine fait partie de la 3e vague de zone de sécurité prioritaire[39] parmi quinze autres villes ou quartiers en France.

Villefontaine est équipée d'une trentaine de caméras de vidéosurveillance[41]. Il est admis que celles-ci ont contribué à réduire la délinquance, comme dans le quartier de Servenoble[42].

Par ailleurs, Villefontaine compte 6 communautés de Voisins vigilants[43] couvrant la totalité de son territoire.

Logement

Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Villefontaine et l'ensemble de l'Isère en 2013[i 2],[i 3]. Les résultats sont exprimés en pourcentages des parcs immobiliers respectifs : 7 281 logements pour Villefontaine, 625 906 pour l'ensemble du département.

Le logement à Villefontaine en 2014.
Villefontaine Isère
Part des résidences principales (en %) 95,7 84,4
Part des logements vacants (en %) 3,9 7,2
Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 38,2 61,1

Par rapport à la situation générale de l'Isère, la part plus importante des résidences principales et des logements occupés laisse très peu de place aux résidences secondaires dont le taux est de 0,4 %[Note 9] du parc d'habitations à Villefontaine contre 8,4 % au niveau départemental. Seulement 38,2 % des occupants de ces résidences principales en sont propriétaires[i 2], contre 61,1 % pour l'ensemble de l'Isère[i 3].

Concernant l'ancienneté des logements, le graphique ci-dessous représente la répartition des logements par date d'achèvement[m 11].

Répartition des logements par date d'achèvement (en %) Villefontaine

  • avant 1967 (2 %)
  • de 1968 à 1974 (11 %)
  • de 1974 à 1981 (42 %)
  • de 1982 à 1989 (32 %)
  • 1990 et après (13 %)

Sur la globalité de l'habitat villard, le logement-type est une résidence principale (95,70 %) occupée à titre locatif (61,80 %) et construite entre et (74 %). Il est à noter une forte proportion de logement social à Villefontaine : 77 %[33], contre une moyenne nationale de 19 % et un objectif de 25 % en 2025 (loi Duflot I).

Aménagements

Construction dans le quartier de Saint-Bonnet en mars 2014.

En 2013 a débuté un projet de grands travaux, nommé « cœur de Ville ». Celui-ci a pour objectifs entre autres, de dynamiser le quartier de Saint-Bonnet par de nouveaux commerces et équipements[33], développer la mixité sociale et lui rendre sa fonction et sa lisibilité de centre-ville[m 12].

Les débuts des travaux d'un village de marques nommé The Village débute . Ces travaux sont terminés le .

Situé à proximité de la sortie de l'autoroute A43, ce complexe se situe en partie sur le territoire communal et celui de la commune voisine de La Verpillière. Il comprend environ 80 boutiques et services ainsi qu'un lac artificiel[44]. Il est ouvert depuis le [45].

Risques naturels et technologiques

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Bonnefamille est située en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[46].

Terminologie des zones sismiques[47]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2

Autres risques

Toponymie

Noms successifs portés par le fief ou la paroisse :

Histoire

Antiquité

Territoire des Allobroges.

Durant l'Antiquité, la région de Villefontaine est peuplée par les Allobroges, un peuple gaulois dont le territoire était situé entre l'Isère, le Rhône et les Alpes du Nord. À partir de -121, ce territoire, nommé Allobrogie, est intégré dans la province romaine du Viennois avec pour capitale la cité de Vienne jusqu'au Haut Moyen Âge.

Le territoire de Villefontaine se situe en bordure de la voie romaine Alpis Graia reliant Vienne à Milan, via Bourgoin[53]. Cette voie fut construite entre 45 av. J.-C. jusqu’au milieu du Ier siècle apr. J.-C. Des vestiges attestent d'une présence de l'homme à cette période[54]. Ainsi, des restes de poteries de tuiles de l'époque Gallo-romaine ont été retrouvés à proximité de l'église[54]. De son côté, le service régional de l'archéologie (DRAC) a recensé cinq sites romains et gallo-romains[m 1],[55]. Il s'agit d'une nécropole romaine mise au jour clos Mursiat, de vestiges d’habitat agricoles dans le quartier du Village, d'un ensemble d’habitat au Ginet, d'un site gallo-romain dans le quartier du Pont. Des vestiges romains ont également été découverts dans le quartier du Lémand.

Moyen Âge

Le service régional archéologique mentionne deux sites médiévaux du Haut Moyen Âge au Lémand et Clos Mursiat[m 1]. La présence de deux maisons fortes est notée: il s'agit du Vellein et du Layet. Cette dernière, détruite en 1980 lors de la construction de la ville nouvelle a peut-être été édifiée à l'emplacement d’un prieuré carolingien[m 1]. Deux cimetières médiévaux ont également été découverts sur le territoire de Villefontaine[54], ainsi qu'un cadran canonial non daté. Un ouvrage recense un pont médiéval du XVe siècle sur la commune[56], mais celui-ci manque de précisions.

À partir de 1349[57] (traité de Romans), la commune est située sur le territoire du Dauphiné, appartenant au royaume de France.

En 1458, la population de Villefontaine est estimée à 30 feux, soit environ 300 personnes[54].

Époque moderne

Le château du Vellein - Détail.

L'époque moderne est marquée par la présence des familles Martel[58] et Vellein[59]. Les Martel sont propriétaires du château (ou maison forte) du Layet jusqu'en 1746[58]. Les premières traces de la famille Vellein datent de la fin du XVe siècle, d'origine paysanne, c'est Pierre Vellein qui fera entrer la famille dans la noblesse, sous Louis XIV[59]. Le domaine du Vellein, incluant le château éponyme, s'étendait alors jusqu'à l'actuel quartier des Roches[32]. La carte de Cassini dressée vers 1760 en fait mention[60].

Le XVIIIe siècle voit aussi la construction de l'église Saint-Martin[m 13],[61].

Économiquement, outre les travaux agricoles, les villards produisent des fibres de chanvre. Pour ce faire, la ville disposait au XVIIIe siècle, de deux moulins à eau[62]: celui de Montauban près de l'étang de Saint-Bonnet et celui du Pont. L’atlas de Trudaine de 1760 indique leur emplacement respectif[62].

Par le décret du 22 décembre 1789, Villefontaine quitte la province du Dauphiné et appartient dorénavant au département de l'Isère.

Époque contemporaine

Le moulin du Pont, de nos jours.

Au début du XXe siècle, avec l'arrivée l'électricité et la loi du 15 juin 1906, le moulin du pont voit son activité modifiée. En effet, il sera transformé en station électrique[62]. L'éclairage public de Villefontaine débute en 1909 et dans les années 1930, une quinzaine d'utilisateurs étaient raccordés au réseau. La station est désaffectée au moment du raccordement au réseau électrique national[62].

Lors de la Première Guerre mondiale, 26 villards vont perdre la vie[63]. En 1919, le projet de construction d'un monument aux morts voit le jour[63]. Celui-ci est livré le [63] et se situe sur la place du village.

Pour Villefontaine, les années 1970 sont indissociables du projet de ville nouvelle de L'Isle-d'Abeau. Pendant l'hiver 1972-1973[32], débute la construction du premier quartier de la ville nouvelle; il s'agit des Roches. Puis vient la création des quartiers de Servenoble, du Mas de la Raz, de Saint-Bonnet et des Fougères.

Entre les recensements de 1968 et de 1990, la population est multipliée par 35[51], passant de 452 à 16 171 habitants.

En 2020, Villefontaine fait parler dans les médias en raison de l'Affaire Victorine, 18 ans, tuée par noyade à proximité du stade de la Prairie[64].

Politique et administration

Administration municipale

En 2019, le conseil municipal est composé de trente-trois membres (onze hommes et douze femmes) dont un maire, neuf adjoints au maire et vingt-trois conseillers municipaux[65].

Situation administrative

Voici la situation administrative de Villefontaine depuis 1789 :

Canton : De 1793 à 1801, Villefontaine fait partie du canton de Vaulx-Milieu, puis en 1801, de celui de La Verpillière. En 1985, elle intègre le canton de L'Isle-d'Abeau (dont elle sera le chef-lieu de 1985 à 2015[66]).

District, arrondissement : En 1790 la commune appartient au district de Vienne[51], et depuis 1972, à l'arrondissement de La Tour-du-Pin[51].

Département : 4 mars 1790[67], création du département de l'Isère, sur lequel se situe Villefontaine.

Région : De 1960[68] à fin 2015, Villefontaine appartient à la région Rhône-Alpes, puis à la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016[69].

Tendances politiques et résultats

Les électeurs de Villefontaine se déplacent moins aux urnes que la moyenne nationale. En effet, pour la totalité des scrutins, l'abstention est supérieure à la moyenne.

Élection présidentielle de 2017

En 2017, au deuxième tour des élections présidentielles, Emmanuel Macron (En marche !), élu, a obtenu 65,25 % des voix et Marine Le Pen (FN), 34,75 %. Le taux de participation s'est élevé à 69,15 %[96].

Élections municipales

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[97]. Le , le maire Raymond Feyssaguet annonce sa démission[98]. Son premier adjoint, Patrick Nicole-Williams le remplace.

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1822[m 8]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1822 1832 Étienne Just Chollier    
1832 1835 Joseph Vivier    
1835 1848 Claude Lavigne   Propriétaire
1848 1860 Joseph Vivier    
1860 1870 Pierre Sibelle    
1870 1871 Ambroise Bossy   Propriétaire
1871 1876 Louis Curty    
1876 1878 Jean Bourguignon    
1878 1885 Louis Curty    
1885 1888 Eugène Parent   Décédé en fonction
1888 1896 Étienne Sibelle    
1896 1900 Eugène Bournay    
1900 1904 Jean Crassard    
1904 1912 Edouard Pommier   Avocat, propriétaire
1912 1919 Victor Melin   Épicier
1919 1925 Gaston Basso    
1925 1929 Laurent Vielle   Industriel (nickelage et polissage de tous métaux)
1930 1933 François Magnard   Épicier
1933 1935 Jean Bonnardel    
1935 1944 Antonin Durand    
1944 mars 1959 Henri Bonnet   Agriculteur
mars 1959 mars 1971 Pierre Terrieux    
mars 1971 1976 Sadi Desquesnes   Démissionnaire pour raisons de santé
avril 1976 octobre 1988 Serge Mauroit PS Président du SCANIDA (1977 → 1988)
Décédé en fonction
décembre 1988 mars 1989 Francis Noguer PS  
mars 1989 juin 1995 Jean-Pierre Philippe PS Haut fonctionnaire, conseiller économique
juin 1995 février 2016 Raymond Feyssaguet UDF puis DVD
puis UDI[99]
Chef d'entreprise, maire honoraire
Conseiller départemental de L'Isle-d'Abeau (2015 → 2016)
Démissionnaire
février 2016 en cours
(au 27 juin 2024)
Patrick Nicole-Williams DVD Cadre retraité
Premier adjoint au maire (2014 → 2016)
9e vice-président de la CA Porte de l'Isère (2014 → 2020)
2e vice-président de la CA Porte de l'Isère (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

Intercommunalité

Le logo de la CAPI.

De 1972 à 1983, dans le cadre de la création de la ville nouvelle, Villefontaine appartient au syndicat communautaire d'aménagement de l'agglomération nouvelle de L'Isle-d'Abeau - SCANIDA[100].

De 1983 à 2005 elle fait partie du syndicat d'agglomération nouvelle - SAN[101].

Depuis 2007, Villefontaine est l'une des 22 communes qui composent la communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI). Cette dernière est peuplée de 100 000 habitants en 2013[c 3].

Services publics et sociaux

La mairie propose tout un ensemble de services publics aux Villards. Villefontaine fait partie des 40 communes en Isère équipées pour les commandes de pièces d'identité et passeports[102],[m 14]. Un bureau de Poste est implanté en centre ville. Une mairie annexe et une agence postale communale sont également présentes dans chacune des maisons de quartiers des Fougères et des Roches.

La police municipale est installée dans le quartier de Saint-Bonnet et la gendarmerie nationale dans la zone artisanale de la Cruizille.

La ville dispose en outre: d'un centre des impôts, une agence Pôle Emploi[103], une antenne de la caisse d'allocations familiales[104], un point d'accueil de la caisse primaire d'assurance maladie[105], un bureau information jeunesse[106], un centre communal d'action sociale[m 15] et un foyer d'animation des retraités[m 16].

Les secours sont assurés par la caserne de pompiers de Saint-Quentin-Fallavier[m 17],[Note 10].

Instances judiciaires et administratives

La maison de la justice et du droit.

Villefontaine dispose d'une Maison de Justice et du Droit. Elle se situe dans le quartier du village, dans le bâtiment de l'ancienne mairie-école.

Villefontaine relève du tribunal d'instance de Vienne, du tribunal de grande instance de Vienne, de la cour d'appel de Grenoble, du tribunal pour enfants de Vienne, du conseil de prud'hommes de Vienne, du tribunal de commerce de Vienne, du tribunal administratif de Grenoble et de la cour administrative d'appel de Lyon[107].

Le centre de détention le plus proche est celui de Saint-Quentin-Fallavier.

Politique environnementale et écologie

En 2017, Villefontaine a obtenu le label « 2 libellules » (sur un maximum de 5) en tant que ville favorisant la biodiversité[108].

Eau et assainissement

Station de pompage de la Prairie.

La Semidao, société d'économie mixte créée 1977[109] assure la gestion et distribution de l'eau à Villefontaine et onze autres communes[109]. L'eau potable de Villefontaine est issue des stations de pompage de La Ronta[110], de la Prairie[m 18] et de l'Alouette[110]. Lors du prélèvement du 1 août 2017, le pH constaté est de 7,20[111] unités pH (pour une référence de qualité comprise en ≥6,5 et ≤ 9 unités pH).

Le système d'évacuation de l'eau est séparatif. Les eaux de pluie sont évacuées vers la Bourbre via des bassins de rétention, alors que les eaux usées sont acheminées à la station d'épuration de Traffeyère, à Saint-Quentin-Fallavier[m 18].

Déchets ménagers

Le Syndicat Mixte Nord Dauphiné (SMND) gère la collecte et le traitement des déchets de 69 communes[112] du Nord-Isère, dont Villefontaine. Trois collectes hebdomadaires[113] ont lieu: deux pour les déchets ménagers et une pour le tri sélectif. Les habitants de Villefontaine peuvent en outre se procurer des bacs pour le compostage de leurs déchets végétaux[114]. Villefontaine dispose d'une déchetterie, avenue du Lémand[m 19]. Cependant, celle-ci pouvant être saturée, les villards peuvent aussi utiliser celles des communes voisines[m 19], à Saint-Quentin-Fallavier et Roche.

Le taux de taxe d'enlèvement des ordures ménagères était de 15,69 % en 2016 et 11,52 % en 2017. Pour l'année 2018, il sera au taux uniformisé de 8,24 % pour l'ensemble des communes de la communauté d'agglomération[c 4].

Écologie

Malgré son aspect urbain, l'écologie fait aussi partie des préoccupations de Villefontaine.

La commune, conçue comme une « ville verte »[m 5], encourage l'usage des voies vertes, dont les déplacements sont parfois plus rapides qu'avec un véhicule motorisé[m 5].

Villefontaine renouvelle régulièrement son parc de véhicules communaux par des véhicules électriques depuis 2011[m 20]. Les acquisitions se sont poursuivies en 2014[m 21] et 2016[m 22]. Le parc électrique se compose ainsi de plusieurs citadines, d'un utilitaire et deux vélos.

Par ailleurs, depuis le [115], Villefontaine teste l'extinction nocturne partielle de l'éclairage public de minuit à 5 heures du matin[c 5],[m 23]. Onze axes sont concernés par ce dispositif[m 23]. Cette expérimentation a déjà lieu dans 12 000 communes de France[c 5] et a pour but l'économie d'énergie et la limitation de la pollution lumineuse[m 24].

Jumelages et partenariats

La ville est jumelée avec :

La ville est en partenariat avec :

Budget et fiscalité communale

En 2015, la commune disposait d'un budget de 27 793 000  dont 21 866 000  de fonctionnement et 5 927 000  d'investissement[119], en augmentation de 15,1 % par rapport à 2014[119] et 10,9 % par rapport à 2013.

Le budget de fonctionnement était financé à hauteur de 28 % par les impôts locaux, 3,2 % par d'autres impôts et taxes et 39,1 % par la dotation globale de fonctionnement[119].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[120],[Note 11].

En 2023, la commune comptait 19 445 habitants[Note 12], en évolution de +3,63 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
345264322509503521519505541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
504462459451418409414408412
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
414392345432450509455395398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4674521 6949 71916 17117 76618 40718 08218 653
2021 2023 - - - - - - -
19 08319 445-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[121].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 46,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 14,0 % la même année, alors qu'il est de 23,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 9 297 hommes pour 9 511 femmes, soit un taux de 50,57 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,01 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[122]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,3 
2,0 
75-89 ans
2,4 
10,7 
60-74 ans
12,4 
17,5 
45-59 ans
18,8 
19,4 
30-44 ans
22,7 
20,9 
15-29 ans
19,5 
29,1 
0-14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département de l'Isère en 2022 en pourcentage[123]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,7 
6,9 
75-89 ans
8,9 
15,4 
60-74 ans
16,5 
20,1 
45-59 ans
19,5 
18,8 
30-44 ans
18,8 
19,1 
15-29 ans
17,1 
19 
0-14 ans
17,5 

Enseignement

Villefontaine est située dans l'académie de Grenoble. Pour la rentrée scolaire 2017-2018, elle accueille 990 élèves en classes maternelles et 1620 en élémentaires[m 25]. La ville concentre de nombreux établissements scolaires :

Écoles maternelles et élémentaires[m 26] :

  • Groupe scolaire Galilée (GS1), dans le quartier des Roches.
  • Groupe scolaire Louis-Pasteur (GS3), dans le quartier de Servenoble.
  • Groupe scolaire L'Étang (GS4), dans le quartier de Servenoble.
  • Groupe scolaire Le Mas de la Raz (GS8), dans le quartier Le Mas de la Raz.
  • Groupe scolaire Jules-Ferry (GS12), dans le quartier des Fougères.
  • Groupe scolaire Le Ruisseau (GS13), dans le quartier Saint-Bonnet.
  • Groupe scolaire Christophe-Colomb (GS18), dans le quartier Les Fougères, école élémentaire uniquement.
  • Groupe scolaire Les Armières (GS6), dans le quartier des Armières.
  • Groupe scolaire Buisson Rond (GS10), dans le quartier Saint-Bonnet.
  • Groupe scolaire Les Quatre Vents (GS22), dans le quartier des Fougères, école maternelle uniquement.

Collèges[m 27] :

Lycée[m 27] : Le lycée Léonard-de-Vinci (situé en ZUS) a été créé à la naissance de la Ville nouvelle de L'Isle-d'Abeau en 1977. Il a été voulu comme un lycée expérimental afin d'accompagner le développement de cette nouvelle cité. Ce lycée a gardé de ses débuts un esprit pionnier, une spécialisation dans les technologies avancées. Il compte des classes de seconde générale à la terminale (baccalauréat S, ES, L, STG), ainsi que des filières de baccalauréat professionnel vente, accueil relation clients et usagers et un CAP Employé de commerce multi spécialités (ECMS)[124].

En 2016, le taux de réussite au bac au lycée Léonard-de-Vinci est de 92 % pour les séries générales et technologiques[125] et de 67 % pour les séries professionnelles[126].

Enseignements post-bac[m 27] :

Différents secteurs d'enseignement supérieur sont proposés au lycée Léonard-de-Vinci, avec la licence professionnelle Design de produits et packaging, un BTS Design de produits, un BTS Design graphique option B (Communication et Médias Numériques), un BTS audiovisuel avec ses 5 options.

Les Grands Ateliers: pôle d'Enseignement de recherche et d'expérimentation de la construction. Cet établissement a été fondé grâce aux partenariats entre plusieurs grandes écoles d'art et de design, les étudiants viennent de régions très diverses[127].

La Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Nord-Isère: Les CCI sont le deuxième formateur après l'Éducation nationale. Les formations initiales et l'alternance permettent aux étudiants et stagiaires d'acquérir compétences et employabilité dans des domaines aussi divers que le management, la gestion, la logistique, etc.

Autres formations :

Depuis [m 28], Villefontaine dispose d'une Maison des Compagnons du Devoir et du Tour de France. Elle regroupe un centre de formation ainsi qu'une centaine de logements[m 29].

Santé

Villefontaine compte une quinzaine de médecins généralistes[128], une demi-douzaine de dentistes[129], autant de kinésithérapeutes[130] et de pharmacies[131]. D'autres spécialités sont représentées comme l'acuponcture, l'orthophonie, la psychiatrie... Un cabinet de radiologie et d'infirmières ainsi qu'un laboratoire d'analyses se situent également sur la commune.

Un hôpital de jour est également présent. Il est situé dans le centre Simone Signoret[m 30]. Son déménagement est prévu au printemps 2018[m 30] dans un nouveau bâtiment, qui accueillera aussi des activités de l'établissement de santé mentale des Portes de l'Isère.

Le centre hospitalier le plus proche se situe à 10 km, au Médipôle de Bourgoin-Jallieu[132], lequel dispose d'un service des urgences et d'un service mobile d'urgence et de réanimation.

Une clinique vétérinaire est installée en centre-ville. Elle comprend douze vétérinaires et autant d'assistants[133]. Elle assure les urgences 24h/24 toute l'année.

Manifestations culturelles et festivités

Villefontaine propose de manière régulière les manifestations et festivités suivantes[m 31]:

  • Fête de la vie associative (Parc du Vellein)
  • Les Rencontres Chorales du Nord-Isère (Biennale)
  • Projections en plein air l'été
  • Salon du livre
  • Fête du 8 décembre
  • Marché de Noël

Vie associative

Villefontaine accueille 235 sièges ou antennes d'associations en 2017[m 32],[m 33]. Un quart d'entre elles sont des associations sportives (57[m 33]), couvrant la plupart des disciplines. Un autre quart a pour but la culture (56[m 33]), dont l'association "Chorales en Chœur" qui fédère plusieurs dizaines de chorales de tout le nord du département de l'Isère[134]. 22 %, soit 52 associations, œuvrent dans la solidarité[m 33]. Parmi elles, des associations à portée nationale ou internationale, comme ATD Quart Monde, les Restos du cœur, les Bouchons de l'Espoir ou l'UMIJ (Union Mutualiste pour l'insertion et l'habitat des jeunes). Les associations reconnues d'utilité publique comme la Croix-Rouge française[135] et la Fédération française de sauvetage et de secourisme[135] des Portes de l'Isère sont également présentes, et siègent dans le centre commercial des Roches. Les associations syndicales de copropriétaires représentent 12 % du total ; la scolarité et la formation, 6 % et l'économie, 2 %[m 33]. L'association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) fait partie des 2 % d'associations dont l'environnement est l'objet. Enfin, 8 % d'associations sont classées « diverses » par la municipalité[m 33].

Sports

Villefontaine regorge d'équipements sportifs variés pour accueillir une multitude de sports différents, comme[m 34],[m 35] : trois stades, quatre gymnases, une piscine, deux terrains de boules, des terrains de beach-volley, le centre tennistique Marcel Bernard, un bike park, un terrain de baseball, un skatepark et un terrain de tir à l'arc.

La ville possède un nombre important d'associations sportives, les activités proposées dans la ville sont diverses. C'est pourquoi chaque année est organisé un forum des associations (début septembre) où la plupart d'entre elles sont réunies.

La commune dispose d'un club de baseball, les Dragons de Villefontaine ou ASVF Baseball Dragons, dont les équipes évoluent au Stade de la Perredière, près de l'étang de Fallavier.

La ville possède aussi un club de volley-ball, l'ASVF Volley Beach-Volley. Le club compte une équipe féminine et deux équipes masculines engagées en championnat FSGT, ainsi qu'une équipe loisirs participant à un championnat avec les clubs des communes voisines.

Médias

La station de proximité France 3 Alpes est reçue à Villefontaine[Note 13], ainsi que France 3 Rhône-Alpes[Note 13].

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont Ici Isère (groupe Radio France), Radio ISA, Hot radio, Tonic radio et Couleurs FM (basée à Bourgoin-Jallieu[136]). De par sa proximité avec le Rhône, la plupart des radios lyonnaises peuvent être reçues.

La presse locale est essentiellement écrite par Le Dauphiné libéré, dans son édition de Bourgoin-Jallieu et Nord-Dauphiné. L'information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le bulletin municipal Vivre Villard[m 36], le magazine trimestriel de la communauté d'agglomération Ici l'Agglo[c 6] et Isère Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de l'Isère[137].

L'accès à internet à très haut débit, via la fibre optique est en cours d'installation depuis mars 2017[138]. Les travaux sur la commune sont prévus jusqu'à fin 2019[m 37].

Cultes

Culte catholique

La paroisse Saint-Paul des quatre vents a son siège sur la commune. Elle dépend du diocèse de Grenoble-Vienne et de l'archidiocèse de Lyon. Dans le quartier du village se situe l'église Saint-Martin, du XVIIIe siècle. Cependant, certaines célébrations ont lieu au Centre paroissial Saint-Paul (anciennement centre œcuménique[139]), dans le quartier de Saint-Bonnet. Deux cimetières sont présents, un à proximité de l'église et un plus récent inauguré en [m 38], au sud-ouest de la commune.

Villefontaine est un lieu de mission de la Communauté du Chemin Neuf[140].

Culte Musulman

La mosquée Dar Essalam est implantée dans le quartier des Roches depuis juillet 2012[141]. De par sa taille, il s'agit de la deuxième plus grande mosquée de l'Isère, après celle d'Échirolles[141].

Autres cultes

Une église protestante évangélique est implantée non loin du théâtre du Vellein et de l'étang de Fallavier depuis 1985[142].

Les Témoins de Jéhovah disposent d'un local à Villefontaine[143], rue Benoît Frachon.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Comparaison des indicateurs de revenus et fiscalité à Villefontaine et dans l'ensemble de l'Isère en 2013[i 4],[i 5] :

Villefontaine Isère variation
Revenu net déclaré par foyer fiscal (en €) 17 448 21 213 - 17,7 %
Part des foyers fiscaux imposables sur l'ensemble des foyers fiscaux (en %) 46.2 61.5 - 24,9 %

Villefontaine est la commune iséroise dont le taux de pauvreté est le plus élevé. Il est de 21 %, pour une moyenne départementale de 11 %[144].

Emploi

Le taux de chômage des 15-64 ans en 2014 est de 19,2 %[i 1], contre 14 % au niveau national.

En 2015, la population active se répartit comme suit : Part de l'agriculture: 0,2 %; Industrie: 3,3 %, Construction: 10,8 %, Commerce, transports et services divers: 65,4 % et administration publique, enseignement, santé et action sociale: 20,3 %[i 1].

Répartition de la population active (en %) Villefontaine

  • Agriculture (0,2 %)
  • Industrie (3,3 %)
  • Construction (10,8 %)
  • Commerce, transports et services (65,4 %)
  • Administration publique, enseignement, santé et action sociale (20,3 %)

Répartition de la population active (en %) France

  • Agriculture (6 %)
  • Industrie (5,3 %)
  • Construction (10,1 %)
  • Commerce, transports et services (64,8 %)
  • Administration publique, enseignement, santé et action sociale (13,8 %)

Entreprises et commerces

Agriculture

L'agriculture est très peu représentée à Villefontaine avec, en 2015, 2 exploitations agricoles[i 6] ayant leur siège dans la commune, contre 4 en 1988[145]. Entre 1988 et 2000, la surface agricole utile est passée de 117 hectares à 16 hectares[145], à la suite de l'urbanisation de la ville.

Zones d'activités

Quatre zones d'activités économiques sont recensées[m 39]:

La zone artisanale de la Cruizille, re-qualifiée en 2017 en "zone d’activités économiques"[m 40], est située dans le quartier du Mas de la Raz et s'étend sur 18 hectares[m 39]. 700 emplois y sont concentrés, dont des concessions automobile, les services techniques municipaux, d'eau et la gendarmerie.

La zone d’activité des Muissiats de 43 hectares[m 41], au nord de la ville, poursuit son extension vers l'est. Un centre de compétences de Hewlett-Packard y est installé depuis 1987, comprenant notamment un datacenter[146].

Le parc technologique, partagé avec la commune de Vaulx-Milieu, est bordé par l'autoroute A43 et la route départementale 1006. Sur l'ensemble du parc, 90 hectares, 1750 emplois sont présents. Un des quatre sites de la Chambre de commerce et d'industrie Nord-Isère y est implanté[147], ainsi que des entreprises nationales et internationales à forte notoriété[m 39].

Les zones du couvent et du Lemand, sites d'anciennes carrières, sont en pleine mutation. À cheval sur les communes de Villefontaine (17 hectares)[m 39] et la Verpillière (4 hectares), elles accueillent le chantier du village de marques. La zone du Lemand, d'une surface de 12 hectares[m 39] comprend le dépôt de bus Ruban[c 7], le centre technique de la CAPI[c 8], ainsi qu'un hôtel, une mosquée et la déchetterie.

Commerces

Une moyenne surface de distribution ainsi que divers commerces sont présents dans le centre-ville (Saint-Bonnet). Les quartiers de Servenoble et des Roches disposent chacun d'centre commercial, mais il est admis que leurs réhabilitations sont nécessaires[m 41]. De ce fait, ces trois quartiers sont situés en zone de redynamisation urbaine[m 41].

Deux marchés hebdomadaires sont installés dans les quartiers de Saint-Bonnet et Les Roches, avec respectivement 100 et 30 étals présents[148]. Chaque 1er samedi du mois, un marché bio est présent dans le quartier du Village[m 42].

Tissu économique

Le tableau ci-dessous détaille les établissements actifs à Villefontaine par secteur d'activité au regard du nombre de salariés[i 7] :

Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
Total % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 946 100,0 693 181 42 21 9
Agriculture, sylviculture et pêche 2 0,2 2 0 0 0 0
Industrie 31 3,3 22 5 2 1 1
Construction 102 10,8 76 23 3 0 0
Commerce, transports, services divers 619 65,4 466 120 18 11 4
dont commerce et réparation automobile 190 20,1 148 33 4 4 1
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 192 20,3 127 33 19 9 4
Champ : ensemble des activités.

Tourisme

L'offre touristique de Villefontaine consiste en deux hôtels, de 2 et 4 étoiles[i 8], d'une capacité respective de 28 et 189 chambres. Ceci correspond à environ 1.17 chambre pour 100 habitants. À titre de comparaison, au niveau départemental, l'Isère compte environ 0.85[i 9] chambre pour 100 habitants.

Villefontaine ne dispose pas de camping, ni de chambre d’hôtes et/ou Gîtes de France[149]. Ces types d'hébergements de situent dans les communes alentour, à Saint-Alban-de-Roche, Panossas ou Saint-Georges-d'Espéranche[149].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI