Paris-Roubaix 1930

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Course
31e Paris-Roubaix
Distance
255 km
Pays traversé(s)
Paris-Roubaix 1930
Généralités
Course
31e Paris-Roubaix
Date
Distance
255 km
Pays traversé(s)
Lieu de départ
Lieu d'arrivée
Avenue des Villas (Actuelle Avenue Gustave Delory) (Roubaix)
Partants
86Voir et modifier les données sur Wikidata
Coureurs au départ
86
Coureurs à l'arrivée
34[1]
Vitesse moyenne
31,146 km/h
Résultats
Vainqueur

La 31e édition de la course cycliste Paris-Roubaix a eu lieu le et a été remportée par le Belge Julien Vervaecke. La victoire lui a été attribuée après le déclassement contesté de Jean Maréchal, arrivé le premier, à la deuxième place.

Cette édition part d'Argenteuil, avenue de Verdun. Une côte, longue de 1 800 mètres, a été ajoutée au parcours à Cormeilles-en-Parisis. La course passe par Pontoise, Méru, Beauvais, Breteuil, Amiens, Doullens, Arras, Hénin-Liétard, Seclin[2].

Déroulement de la course

Le départ des 86 coureurs est donné à 7h45 à Argenteuil. Jean Maréchal passe en tête à la première difficulté de la course, la côte de Cormeilles. Dix hommes se détachent après Pontoise : Jean Aerts, Gossard, Paul Le Drogo, Leport, Antonin Magne, Jean Maréchal, Meier, Francis Pélissier, Heiri Suter et Rémi Verschaete. Quinze autres les rejoignent peu avant Méru. Jules Merviel s'échappe de ce groupe peu après. Il compte plus de trois minutes d'avance après son passage à Caply. Max Bulla et Antonin Magne se lancent à sa poursuite à Amiens. Bulla rattrape Merviel peu avant la côte de Doullens. Au sommet de celle-ci, Bulla et Merviel ont 1 minute et 30 secondes d'avance sur Magne et 3 minutes sur le groupe de poursuivants.

Bulla et Merviel sont rattrapés et lâchés par Leander Ghyssels, Jean Maréchal et Julien Vervaecke huit kilomètres avant Arras. Gyssels est ensuite distancé. Vervaecke l'est à son tour à Hénin-Liétard. Maréchal fait la course en tête jusqu'à Carvin : une crevaison l'y oblige à mettre pied à terre pour regonfler. Il ne tarde cependant pas à rattraper Vervaecke. Suivant les consignes de son directeur Ludovic Feuillet, Vervaecke ne relaye pas Maréchal. Il finit par attaquer mais est vite repris par Maréchal. Sur la route étroite, Vervaecke est déséquilibré et bascule dans le fossé. Cette chute permet à Maréchal de le distancer définitivement et d'arriver seul avenue des Villas à Roubaix où est jugée l'arrivée. Vervaecke arrive 24 secondes plus tard[3].

L'affaire Maréchal

Jean Maréchal lors de la course.

À l'arrivée, Julien Vervaecke et Ludovic Feuillet protestent, et demandent le déclassement de Jean Maréchal qu'ils accusent d'avoir provoqué la chute. Les commissaires de courses se réunissent et, après avoir entendu les deux coureurs et des témoins, décident de retirer la victoire à Maréchal et de lui attribuer la deuxième place. Cette décision surprend : le règlement prévoit en effet qu'il doit être soit disqualifié s'il est fautif, soit maintenu à sa place s'il est innocent. Cette décision, souvent qualifiée d'injuste ou de scandaleuse, est parfois expliquée par l'influence de Ludovic Feuillet et de son équipe Alcyon, capable d'acheter des espaces publicitaires dans les quotidiens, dont l'organisateur L'Auto, tandis que Maréchal court alors pour le modeste constructeur parisien Colin. Jean Maréchal a protesté de son innocence jusqu'à sa mort : « Dans mon dos, j'ai senti que Vervaecke allait m'attaquer en montant sur le trottoir. Comme je suis un peu acrobate, j'ai sauté aussi sur la bordure de trottoir. Nous nous sommes touchés de l'épaule et il est tombé... »[3],[4].

Classement final

Notes et références

Liens externes

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