Carvin

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Carvin
Carvin
L'hôtel de ville, patrimoine mondial de l'UNESCO et monument historique.
Blason de Carvin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Philippe Kemel
2026-2032
Code postal 62220
Code commune 62215
Démographie
Gentilé Carvinois
Population
municipale
17 909 hab. (2023 en évolution de +4,58 % par rapport à 2017)
Densité 852 hab./km2
Population
unité urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 38″ nord, 2° 57′ 32″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 42 m
Superficie 21,03 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Carvin
(bureau centralisateur)
Législatives 11e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Carvin
Liens
Site web carvin.fr

Carvin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Carvinois. La commune est membre de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin et du schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin.

La commune de Carvin, située dans l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, à km au nord-est de la commune de Lens, est une commune du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. C’est une commune de type centre urbain intermédiaire, appartenant à l’unité urbaine de Douai-Lens, avec une population de 17 909 habitants au dernier recensement de 2023, elle a connu un pic de population en 1946 avec 20 294 habitants.

Depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 sites du bassin minier, deux sites inscrits se trouvent dans la commune.

Sur le territoire communal se trouve deux monuments qui figurent aux monuments historiques : l'église Saint-Martin et sa tour (classée) et l'hôtel de ville (inscrit).

Après la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918.

Localisation

Localisée à l'est du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Carvin est située, à vol d'oiseau, à 11 kilomètres au nord-est de Lens (chef-lieu d'arrondissement), à 16 kilomètres de Douai, à 16,5 kilomètres de Lille (aire d'attraction) et à 26 kilomètres d'Arras[1].

Carvin est souvent incluse dans la plaine du Carembault, un des cinq quartiers de la châtellenie de Lille[2],[3], et appartient à l'Artois[4]. Carvin fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de onze communes, dont quatre, Annœullin, Camphin-en-Carembault, Carnin et Provin, situées dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Annay, Annœullin, Camphin-en-Carembault, Carnin, Courrières, Estevelles, Harnes, Libercourt, Meurchin, Oignies et Provin.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 21,03 km2 ; l'altitude varie entre 17 à 42 m[5].

Le sol de Carvin est composé d'argile, de sable[6], de craie à m de profondeur[7].

Carvin est dans une zone marécageuse[8].

Au XIXe siècle, la richesse de son sol en houille en a fait une ville de l'ouest du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[9].

La commune est limitrophe, au sud, du canal navigable de la Deûle, d'une longueur de 58,75 km, qui prend sa source dans la commune de Douai et se jette dans la Lys au niveau de la commune de Deûlémont[10].

Huit petits cours d'eau traversent également la commune :

  • le Grand Courant, canal non navigable d'une longueur de 3,89 km, qui prend sa source dans la commune de Libercourt et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Carvin[11] ;
  • les Préaux, d'une longueur de 1,28 km, qui prend sa source dans la commune et se jette dans le canal de la Deûle au niveau de la commune de Courrières[12] ;
  • et six petits cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu[13],[14],[15],[16],[17].
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Carvin[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[21]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 697 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 15 km à vol d'oiseau[24], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[27]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[28].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[28].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[28].

Milieux naturels et biodiversité

Eden 62, syndicat mixte s'occupant de la protection des sites naturels du Pas-de-Calais, répertorie deux sites naturels sur la commune dont le département est propriétaire : la Tour d'Horloge[29] et la Gare d'eau[30]. Le premier est un bois, le second un étang, la faune et la flore ne sont pas identiques. Il y a 177 espèces de flore au site de la Gare d'eau parmi lesquels le séneçon qui était déjà cité en 1857[31].

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : l'étang et le bois de l'Epinoy Cette ZNIEFF, qui se situe au cœur de la région minière, dans un secteur urbanisé et traversé de nombreux axes routiers possède une grande diversité de biotopes[32].

Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Urbanisme

Typologie

Au , Carvin est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[33]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[34],[35]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[35]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[36],[37].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,3 %), zones urbanisées (26,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10 %), forêts (2,8 %)[38]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Le site, sur les bords de la Deûle, est à l'origine un vaste marécage dont l'assèchement progressif permettra une riche exploitation agricole. Le seul relief notable est une butte sur laquelle sera bâti le château d'Épinoy, au sud-est de l'actuelle commune. Cette butte est aujourd'hui indécelable. En revanche, des reliefs artificiels sont apparus aux XIXe siècle et XXe siècle avec les terrils de la Compagnie des mines de Carvin, dont le plus élevé est celui de la fosse n°4.

Le territoire de la commune est étendu, mais densément urbanisé uniquement en son centre avec une excroissance à l'est. L'histoire de l'urbanisation est celle de la jonction des deux pôles (Carvin au nord, Épinoy au sud), puis de l'apparition d'un troisième à l'est (appelé par extension « Fosse 4 ») avec l'exploitation minière. Les caractéristiques d'une urbanisation plus lâche, le long des axes de sortie de la ville (notamment vers le nord) ne sont apparues qu'à la fin du XXe siècle.

Lieux-dits, hameaux et écarts

Sur le territoire communal, se trouvent :

  • les hameaux de : Brulart, Bucqueux, Magenta, Pont-Maudit et Sainte-Barbe.
  • le lieu-dit la Chapelette, Château-Courouble et le Vieux-Château.
  • l'écart la ferme Brulart, la Pène, le Ronchois et Wacheux[39].

Logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 8 002, alors qu'il était de 7 405 en 2015 et de 7 177 en 2010[Insee 1].

Parmi ces logements, 92,6 % étaient des résidences principales, 0,2 % des résidences secondaires et 7,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 80,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 19,3 % des appartements[Insee 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Carvin en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,2 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Carvin en 2021
Typologie Carvin[Insee 2] Pas-de-Calais[Insee 3] France entière[Insee 4]
Résidences principales (en %) 92,6 86,1 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,2 6,5 9,7
Logements vacants (en %) 7,2 7,3 8,1

Voies de communication et transports

Voies de communication

Une des voies d'accès à Carvin

S'étant de tous temps trouvée sur la route des invasions, la ville a été traversée à partir du XXe siècle par un intense trafic routier, celui de Lille à Arras et à Paris, qui provoqua une certaine forme de congestion dans les années 1940 et 1950. Le problème fut résolu par la construction de l'autoroute du Nord, nommée autoroute A1 (Paris-Lille), dont la construction du premier tronçon, reliant Lille à Carvin, commence en et fut mise en service en 1954[40]. Carvin est accessible par la sortie 18 de l'autoroute A1.

Carvin est également desservi par l'ancienne route nationale 319 (RN319), devenue route départementale 919 (RD919), reliant la commune à celle d'Hénin-Beaumont vers le sud et par l'ancienne RN 25, devenue RD 917 dans le Pas-de-Calais et RD 925 dans le Nord, reliant Lens à Lille du sud-ouest au nord-ouest.

Transport ferroviaire

Depuis la fermeture de la gare de Carvin, la commune n'est plus desservie par les transports en commun ferré. Les gares les plus proches se situent à Libercourt et à Bauvin - Provin et sont desservies par les TER Hauts-de-France.

La commune était située sur la ligne d'Hénin-Beaumont à Bauvin - Provin, une ancienne ligne de chemin de fer qui reliait, de 1879 à 1970, Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) à Bauvin (Nord).

Transport aérien

L’aéroport de Lille-Lesquin se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-est.

Transports en commun

Carvin est desservie par le réseau du syndicat mixte des transports Artois-Gohelle Tadao, dont l’un des pôles de correspondance se trouve place Jean-Jaurès.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Caruin en 1120 ; Charuin au XIIIe siècle ; Carvin en 1306 ; Carvent en 1314 ; Carvend en 1420 ; Carvens en 1441 ; Carvins-en-Carembaut en 1507 ; Carvins-lez-Epinois au XVIIe siècle[41] ; Carvin en 1793 et Carvin-Espinoy puis Carvin depuis 1801[42].

Selon Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul, l'étymologie de Carvin proviendrait de « Car », signifiant charriot et de « Win », rappelant le vinage, le droit seigneurial sur les vins[43]. Le nom aurait ainsi des origines gauloises[3].

Une autre hypothèse, défendue par l'historien local Henri Couvreur, est que Carvin, qui s'orthographiait Carvent en 1314, est un nom d'origine celte qui signifierait « place de marché » ou issu de Caer-Vent, « ville de marchés » (mot d'origine germanique).

Histoire

Néolithique

D'importantes fouilles ont révélé en 2008 l'ancienneté du peuplement local qui remonte au néolithique[44].

Ancien régime

Au XVIIIe siècle, contre l'avis des habitants, les princes d'Epinoy entreprirent une urbanisation à marche forcée[45] des quartiers nord ainsi que de l'espace situé en rase campagne entre Epinoy et le bourg, qui vit ainsi la création de la grand-place actuelle. Les États d'Artois créant une nouvelle chaussée qui, reliant Arras à Lille, réunit les différents hameaux en pleine prospérité. En vue des États généraux de 1789, la paroisse de Carvin-Epinoy rédigea des cahiers de doléances. Puis l’administration révolutionnaire fit de ce chef-lieu d'ancien régime le chef-lieu d'un canton, regroupant alors dix communes, au sein de l'arrondissement de Béthune. Au plus fort des guerres révolutionnaires qui agitèrent la frontière nord de la France, la tour de l'église fut surmontée d'une cabine de relais du premier télégraphe optique mis au point par les frères Chappe pour la ligne Lille-Paris.

XIXe siècle

Sur le territoire de la commune (dans ses limites actuelles, en excluant Libercourt), le charbon sera remonté depuis les fosses n° 1 (Sainte-Barbe), n° 2 (ultérieurement fosse n° 12), n° 3 (Saint-Louis) et n° 4 (Boudenoot, ultérieurement fosse n° 14) des mines de Carvin et la fosse no 4 des mines d'Ostricourt.

Première Guerre mondiale

La mémoire locale récente est riche d'une culture de guerre propre aux civils des régions envahies. Pendant la Première Guerre mondiale, d' à , Carvin se trouve en région occupée. Située à l'arrière du front d'Artois, c'est une ville de garnison et de soutien à l'effort de guerre allemand où cohabitent civils et militaires[46],[47]. Les corps d'un peu plus de six mille soldats reposent dans un des plus grands cimetières allemands du Nord-Pas-de-Calais.

La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 le , en reconnaissance de toutes les souffrances endurées, distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[48].

Immigration polonaise

La ville, où la majorité des mineurs sont acquis depuis les années 1920 au Parti communiste, a accueilli, comme de nombreux autres du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale

En , lors de l'invasion du Nord de la France, tout le secteur dont Carvin constitue la ville-centre est le théâtre d'une importante bataille de retardement qui permet au gros des troupes françaises et anglaises encerclées de gagner la poche de Dunkerque. Dès que les alliés se furent dérobés, les troupes de la Wehrmacht se livrèrent à des représailles féroces sur les populations des cités minières de la fosse 4, tout comme dans les villes voisines de Courrières et Oignies[49]. À la suite de la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 qui se répandit dans tout le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, de nombreux mineurs communistes pour la plupart furent arrêtés et fournirent un contingent important d'otages exécutés à Arras.

Non loin, c'est à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai- a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de deux semaines[50].

C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en trois vagues, la déportation de 270 personnes[51], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la citadelle d'Arras.

Carvin est libérée le . En 1946, à la nationalisation, les fosses et installations minières carvinoises sont regroupées au sein du groupe d'Oignies.

Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la bataille de la production (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Séparation de Libercourt

En 1947, Carvin perd près d'un tiers de son territoire avec la séparation de la commune de Libercourt (y compris le hameau de Garguetelle), qui avait réclamé son indépendance.

L'exploitation charbonnière et le développement du chemin de fer ont modifié la géographie de la commune, faisant naître notamment le quartier des cités de la fosse 4, dans l'Est de la ville, en démarquant aussi un peu plus le hameau de Libercourt. La gare de Libercourt se retrouva placée sur la ligne du chemin de fer du Nord qui relie Lens à Lille, tandis que la ville de Carvin, dotée elle aussi d'une gare en centre-ville, se trouvait sur le barreau ferroviaire reliant Hénin-Liétard à Don, avec ramification vers les gares d'eau des mines d'Ostricourt et de Meurchin. Ce barreau servit jusqu'en 1950 au transport de voyageurs, puis jusque dans les années 1990 à l'industrie. Son exploitation s'étant arrêtée, ces voies n'existent plus.

Fin du XXe siècle

La ville a perdu la majeure partie de son industrie dans les années 1970 à 1990 : les mines, dont l'exploitation s'arrête en 1975, et les constructions mécaniques (CMC, groupe Poclain). La circulation ferroviaire s'est également arrêtée, les voies ferrées étant démantelées dans les années 1990. C'est aujourd'hui une commune de services et résidentielle, proche de la capitale régionale, Lille.

Politique et administration

Découpage territorial

Carvin est située dans le département du Pas-de-Calais, en région Nord-Pas-de-Calais. Appartenant à l'arrondissement de Béthune puis à celui de Lens dès sa création en 1962.

Commune et intercommunalités

La commune fait partie de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, qui regroupe quatorze communes, et du schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin / Hénin-Carvin[52].

Circonscriptions administratives

La commune est le chef-lieu du canton de Carvin, regroupant la commune et celle de Libercourt[53],[54].

Circonscriptions électorales

Depuis de la Cinquième République, la commune est toujours restée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais, même si le découpage de cette circonscription a évolué.

Élections municipales et communautaires

Sous la IIIe République, les électeurs de Carvin optent pour le républicanisme. Par la suite, avec la montée du mouvement ouvrier mineur, les élections locales conduiront les radicaux et les socialistes aux commandes de la ville, tandis qu'au niveau des élections législatives Carvin devient un fief socialiste[55]. Dans l'entre deux guerres, dans les années 1930, l'influence grandissante des communistes conduit à l'élection de Cyprien Quinet, premier député communiste du Pas-de-Calais[56]. Sous la IV et la Ve République, Carvin reste une ville de gauche dans une région ancrée à gauche dirigée alternativement par des maires socialistes et communistes. Ces dernières années comme dans tout l'ex-bassin minier, le Front national se met à recueillir des suffrages de plus en plus nombreux aux élections politiques, Marine Le Pen, arrivant en tête au premier tour des législatives de 2012[57], seconde aux élections régionales de 2010[58], troisième aux élections européennes de 2009[59]. Aux élections cantonales de 2011, le candidat du FN termine second, derrière le groupe socialiste[60].

Administration municipale

Le nombre d'habitants à Carvin étant supérieur à 9 999 et inférieur à 20 000, le nombre de conseillers municipaux est de 33.

Élections municipales de 2026

Nombre de sièges[61]
Sièges à pourvoirListe élue
Conseil municipal[62]
33
26
Conseil communautaire
8
6

Au premier tour des élections municipales du , aucune liste n'obtient la majorité. Lors du second tour du , on dénombre 13 200 inscrits, dont 7 409 votants (56,13 %), 62 votes blancs (0,84 %), 62 votes nuls (0,84 %) et 7 285 suffrages exprimés (98,33 %)[61].

La liste menée par Philippe Kemel (liste UG) est élue avec 51,08 % des votes exprimés[61].

Liste des maires

Depuis la Libération, six maires se sont succédé à Carvin.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 janvier 1946 Albert Havez[63]
(1891-1946)
PCF Ouvrier mineur et syndicaliste
Décédé en fonction
1946 octobre 1947 Alfred Henri    
octobre 1947 mars 1977 Alfred Peugnet[64] SFIO puis PS Professeur de CES
Député du Pas-de-Calais (14e circ.)[65] (1968 → 1973)
Suppléant du député Fernand Darchicourt (1967 → 1968)
Vice-président du District urbain de l'agglomération d'Hénin-Carvin
mars 1977 janvier 1985 Joseph Legrand[66] PCF Ouvrier mineur
Député du Pas-de-Calais (14e circ.)[65] (1973 → 1986)
Conseiller général de Carvin (1973 → 1979)
Démissionnaire
janvier 1985 mars 2001 Odette Dauchet[67] PCF Cheffe de service à la Sécurité sociale minière
Conseillère générale de Carvin (1979 → 2004)
Vice-présidente du conseil général
mars 2001 en cours
(au 29 mars 2026)
Philippe Kemel PS Professeur d'université
Député du Pas-de-Calais (11e circ.) (2012 → 2017)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2000 → 2015)
Vice-président du conseil régional (2004 → 2012)
Vice-président de la CA Hénin-Carvin
Réélu pour le mandat 2014-2020[68],[69]
Réélu pour le mandat 2020-2026[70],[71]
Réélu pour le mandat 2026-2032[72]

Jumelages

La commune est jumelée avec :

Jumelages et partenariats de Carvin.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Carvin.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Carvico[73]Italiedepuis
Kłodzko[73]Polognedepuis

Équipements et services publics

Eau et déchets

Du fait de son appartenance à la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, la commune de Carvin pratique le tri des déchets[74]. Elle dispose également d'une déchèterie sur sa propre commune[75].

Espaces publics

La commune est labellisée « 2 fleurs » au concours des villes et villages fleuris[76].

Depuis 2007, la commune de Carvin est récompensée par le label « Ville Internet @@ »[77].

Enseignement

Carvin appartient à l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de quatorze établissements scolaires[78].

Écoles maternelles Écoles primaires Groupe scolaire Écoles élémentaires Collèges Lycée

Santé

En 2024, la commune de Carvin dispose de seize médecins généralistes, de douze chirurgiens-dentistes, de 30 masseurs-kinésithérapeutes, de 25 infirmiers, de dix psychologues et de sept pharmacies[Insee 5].

Carvin est doté d’un centre hospitalier[79] de 150 lits, spécialisé en gériatrie et alcoologie[80] et d'un collège national d'audioprothèse[81].

Justice, sécurité, secours et défense

Le tribunal d'instance de Carvin.

Le tribunal d'instance, situé à côté de l'église Saint-Martin, est une survivance de la justice qu'opéraient les échevins en Épinoy. Installé dans un bâtiment du XVIIe siècle, il est compétent sur l'ensemble de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin. Le tribunal de Carvin relevait de la cour d'appel de Douai. Le , la garde des Sceaux Rachida Dati a annoncé sa suppression dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire. La fermeture eut lieu le [82].

Carvin relève du tribunal d'instance de Lens, du tribunal de grande instance de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Béthune, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[83].

Population et société

Démographie

Les habitants sont appelés les Carvinois[84].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[85],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 17 909 habitants[Note 9], en évolution de +4,58 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 7603 6704 5224 6864 9954 9535 0535 1205 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 4266 0946 5467 0247 4717 7597 8088 0008 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 39110 73611 84611 77516 66419 54318 69620 29415 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
16 13917 09715 60116 20617 05917 77217 74417 10217 167
2021 2023 - - - - - - -
17 85217 909-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 8 353 hommes pour 9 046 femmes, soit un taux de 51,99 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[87]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,3 
5,0 
75-89 ans
8,7 
15,4 
60-74 ans
16,6 
19,7 
45-59 ans
19,0 
19,9 
30-44 ans
19,1 
17,2 
15-29 ans
17,5 
22,2 
0-14 ans
17,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[88]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Manifestations culturelles et festivités

  • Semi-marathon en mars.
  • Ducasse (fête foraine) de la semaine pascale place Jean-Jaurès.
  • Contest roller : championnat Sunride Tour indoor au skate park troisième dimanche de juillet ;
  • Festival des arts de la rue et du cirque Les Éclectiques, quinzième édition en [89],[90] ;
  • Convention de jonglerie de Carvin, qui fait office chaque année depuis 1999 de convention régionale durant la troisième semaine du mois de juillet. Pour sa sixième organisation, la ville a accueilli en 2004 la convention européenne de jonglerie avec une affluence record de 4 500 personnes. En 2008, la convention de Carvin a inauguré la première convention nationale de jonglerie française[91].
  • M2 et Opus 13 : Cirque en avril : M2 est un Spectacle organisé en coréalisation avec : Culture Commune, la ville de Harnes, le centre culturel Jacques-Prévert, Scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais, la ville de Montigny-en-Gohelle, Le Centre Eiffel/Ville de Carvin.

Sports et loisirs

Carvin possède plusieurs salles de sport (Deschauwer, Dauchez, Rabelais, Pascal, Copernic), de deux salles et stades (Plantigeons, Cordier), d'un skatepark et d'un mur d'escalade. Le complexe sportif régional comporte deux terrains de tennis.

En 1999, Carvin a accueilli la première coupe du monde de Yoseikan Budo, art martial d'origine japonaise. Seul un petit nombre de nations étaient toutefois représentées.

Cultes

Catholicisme

  • L'église Saint-Martin est excentrée dans les quartiers nord de l'agglomération.
  • La chapelle Saint-Druon du quartier d'Épinoy-Vieux château a été érigée en église en 1937.
  • La chapelle Sainte-Barbe est dans le quartier minier de la fosse n° 4 et a été récemment[C'est-à-dire ?] désacralisée par le diocèse d'Arras.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Lourdes qui desservait la cité Saint-Paul (pour les mineurs de la Fosse n° 24 - 25 des mines de Courrières), fermée par le diocèse, est toujours debout, mais totalement délabrée menace ruine.

Protestantisme

Médias

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, ajoutée à celle du communaupole de Lens-Liévin.

Les habitants de Carvin reçoivent, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de Nostalgie Lens et de Chérie FM Haut de France[92]. Elle reçoit également des radios régionales comme Ici Nord, Metropolys et Radio Contact.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo Nord-Pas-de-Calais.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021, la commune compte 7 259 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 17 431 personnes[Insee 6].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 130 , proche de celui du département du Pas-de-Calais (20 720 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 20 %, de 18,4 % au niveau du département et de 14,9 % au niveau de la métropole[Insee 9],[Insee 10],[Insee 11] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 43 %, de 44,1 % au niveau du département et de 53,4 % au niveau de la métropole[Insee 6],[Insee 7],[Insee 8].

Emploi

Taux de chômage
201020152021
Commune[Insee 12]15,2 %18,1 %14,6 %
Département[Insee 13]15,4 %17,7 %14,7 %
France métropolitaine[Insee 14]11,6 %13,7 %11,7 %

En 2021, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 11 190 personnes, parmi lesquelles on compte 71,1 % d'actifs (60,7 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs) et 28,9 % d'inactifs[Note 11],[Insee 12]. En 2021, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département et supérieur à celui de la France métropolitaine.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Lille, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[Insee 15]. Elle compte 7 289 emplois en 2021, contre 6 420 en 2015 et 6 295 en 2010. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 6 860, soit un indicateur de concentration d'emploi de 106,2 et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 56,3 %[Insee 16].

Sur ces 6 860 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 546 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[Insee 17]. Pour se rendre au travail, 84,9 % des habitants utilisent une voiture, un camion ou une fourgonnette, 4,8 % les transports en commun, 7,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,0 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[Insee 18].

Entreprises et commerces

En 2024, la commune de Carvin dispose de cinq grandes surfaces (hypermarché et/ou supermarché), de cinq épiceries ou supérettes, de cinq boulangeries et/ou pâtisseries, de 30 salons de coiffure, de deux stations-service et de quatre stations de recharge de véhicules électriques[Insee 19].

Agriculture

La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[93]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].

1988200020102020
Exploitations37171211
SAU[Note 13] (ha)913836648893

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 37 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 17 en 2000 puis à 12 en 2010[95] et enfin à 11 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 70 % % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 65 % de ses exploitations (passant de 16 556 à 5 736)[96],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 913 ha en 1988 à 893 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 en 1988 à 81 ha en 2022[95],[Carte 6].

Activités hors agriculture

1 060 établissements marchands non agricoles sont économiquement actifs en 2022 à Carvin[Note 15],[Insee 20],[Insee 21].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble1 060100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
605,7 %(6,8 %)
Construction938,8 %(10,6 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
31329,5 %(29,3 %)
Information et communication232,2 %(1,9 %)
Activités financières et d'assurance484,5 %(5,0 %)
Activités immobilières424,0 %(4,9 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
16915,9 %(14,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
19418,3 %(16,8 %)
Autres activités de services11811,1 %(10,5 %)

La répartition en pourcentage des différents secteurs d'activité de la commune est proche de celle du département[Insee 21].

L'économie de la ville était traditionnellement tournée vers l'agriculture, dépeinte sur des vitraux de l'hôtel de ville, et le commerce, avec des marchés renommés (sur les actuelles places Jean-Jaurès et Jules-Guesde). L'agriculture (pommes de terre, betteraves, endives, céréales) garde une place importante sur le territoire de la commune, avec plusieurs fermes en activité et une coopérative agricole (UNÉAL) située à Carvin Saint-Paul[97].

Pendant un siècle et demi, s'y ajoute l'exploitation minière, la ville étant située au centre du territoire Houillères du Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines de Carvin est l'une des plus petites de la région. Cette activité minière est également représentée sur un vitrail de l'hôtel de ville, qui a pour atlantes deux mineurs de fond.

Parmi les industries qui se sont implantées à Carvin, on relève l'agro-alimentaire (vinaigrerie), les constructions mécaniques (engins de chantier avec les Constructions mécaniques carvinoises puis Poclain, le sondage du sol[98], machines agricoles avec Sulky Burel) et les matériaux de construction (Bonna Sabla).

La Vinaigrerie de Carvin, fondée en 1848 par Jules Duquesne, était à l’origine une amidonnerie. Elle est implantée au cœur de la commune sur une emprise de 20 000 m. Elle produit 24 millions de bouteilles chaque année reparties à 55 % de vinaigre cristal, 25 % de vinaigre de vin et 20 % de vinaigre coloré. La vinaigrerie de Carvin représente environ 30 % de la production française en vinaigre courant, avec 120 000 hectolitres à 10°.

Carvin a vu plus récemment[C'est-à-dire ?] l'implantation d'entreprises de logistique, attirées par sa situation géographique et ses disponibilités foncières.

En revanche, son commerce en centre-ville a eu tendance à décliner à partir des années 1980, concurrencé par les vastes zones commerciales en périphérie.

En , l’union des commerçants de la ville (ACTIV) met en ligne sur le réseau Internet, une galerie marchande numérique afin de redynamiser les boutiques urbaines (projet porté par la ville de Carvin).

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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