Pascal Latour
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Pascal Latour, né le à Liège et baptisé dans l'église Notre-Dame-aux-Fonts, est le fils de Pascal Latour et de Marguerite Bodet[1]. La formation que le jeune homme suit à Liège n'est pas connue, ni comment il parvient à être accepté en tant que pensionnaire de la fondation Lambert Darchis à partir du second semestre 1721[1],[2],[3]. Selon la conservatrice de musée Régine Rémon, « il profite en fait de l'absence de candidats curialistes à qui l'institution était initialement destinée »[3].

L'historien de l'art Michel Lefftz[4] émet néanmoins l'hypothèse qu'il pourrait avoir étudié sous la tutelle de Renier Panhay de Rendeux avant son voyage à Rome[5]. Or, si la majorité des artistes liégeois qui vont s'y former à cette époque rentrent dans leur ville natale après quelques années, « le cas du sculpteur Pascal Latour est tout différent puisque celui-ci s'installera définitivement dans la Ville éternelle, y fondera une famille et participera aux grands chantiers de son temps »[1].

Le jeune artiste arrive donc à Rome fin 1721 ou début 1722, et il y réside jusqu'en 1726 en qualité de pensionnaire de la fondation Lambert Darchis[1],[2],[6]. C'est le premier sculpteur liégeois qui loge en tant que pensionnaire au palais Darchis[1],[3]. Il continue, « selon toute vraisemblance, à se former tout en s'employant dans quelque atelier pour assurer sa subsistance jusqu'en 1728 »[1], quand il remporte le premier prix au concours Clementini de la classe de sculpture de l'Accademia di San Luca[7],[6],[3]. Une partie du bas-relief qui lui vaut cette distinction, Josias, roi de Juda, est conservée au musée national du Palais de Venise[8],[3]. Y sont sculptés « deux hommes et un soldat qui emmènent des vases dont l'un est rempli de pièces de monnaie »[9]. En 1729, le sculpteur et son épouse, Costanza Ridolfi, sont parents d'un petit garçon nommé Raimondo[10].
En 1734, les travaux de la nouvelle façade et du portique de la basilique Saint-Jean-de-Latran commencent[10]. Ils vont durer jusqu'en 1735 et Pascal Latour y prend part, exécutant une sculpture en travertin de saint Thomas d’Aquin située sur l'attique de la façade[11]. En 1747, il crée deux statues, représentant Jean de Matha et Félix de Valois, qui sont placées dans les niches de la façade de l'église de la Très-Sainte-Trinité-des-Espagnols de Rome[12],[13],[3]. Trois ans plus tard, il est l'auteur d'un bas-relief pour un autel de l'église Santa Maria dell'Anima[14],[3]. Le BALaT liste aussi une peinture de sa main, réalisée en 1751 et intitulée l'Ascension de la Vierge Marie, conservée à l'église saint-Trudon d'Eksel[15]. Enfin, il exécute en 1754 le socle de la Diane chasseresse de Bernardino Cametti, qu'il a connu lors des travaux à la basilique Saint-Jean-de-Latran[16].
Pascasio Latour da Liegi meurt quelques jours avant son 55e anniversaire le à Rome[6]. Comme le remarque Michel Lefftz, « n'étant pas rentré à Liège, il y est tombé dans l'oubli, alors qu'à Rome, son patronyme le fera bien souvent classer parmi les francesi »[1].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 Lefftz 2003, p. 317.
- 1 2 Rémon 2016, p. 104.
- 1 2 3 4 5 6 7 Rémon et Clercx-Léonard-Etienne 1996, p. 13.
- ↑ « Michel Lefftz »
, sur Université de Namur (consulté le ) - ↑ Lefftz 2003, p. 321.
- 1 2 3 (nl) « Pascal Latour »
, sur Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie - ↑ Lefftz 2003, p. 318.
- ↑ (en) Pascal Latour, « Terracotta sculpture »
, sur Musée national du Palais de Venise, (consulté le ) - ↑ Lefftz 2003, p. 319.
- 1 2 Lefftz 2003, p. 322.
- ↑ Lefftz 2003, p. 323.
- ↑ (en) Pascal Latour, « San Felice di Valois »
, sur Fondation Federico Zeri, (consulté le ) - ↑ (en) Pascal Latour, « San Giovanni di Matha »
, sur Fondation Federico Zeri, (consulté le ) - ↑ Lefftz 2003, p. 325.
- ↑ Pascal Latour, « Ascension de la Vierge Marie »
, sur Belgian Art Links and Tools, (consulté le ) - ↑ Lefftz 2003, p. 325-326.
Annexes
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Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Michel Lefftz, « De la « Ville éternelle » à la « Cité ardente » : Le voyage de Rome de Guillaume Evrard et de Pascal Latour », Bulletin de la Classe des Beaux-Arts, Bruxelles, Hayez, vol. 14, nos 7-12, , p. 299-328 (OCLC 612513163, DOI 10.3406/barb.2003.20835, lire en ligne
). 
- Régine Rémon (direction) et Alain Delaunois (conseil éditorial), Catalogue du Musée des beaux-arts de Liège, vol. 1, Liège, Raymond Vervinckt & Fils, , 408 p. (ISBN 978-90-8252-100-9, OCLC 972161089).
- Régine Rémon (rédaction de l'article), « La Fondation Lambert Darchis et les artistes liégeois », Catalogue du Musée des beaux-arts de Liège, , p. 104-105.

- Régine Rémon (rédaction de l'article), « La Fondation Lambert Darchis et les artistes liégeois », Catalogue du Musée des beaux-arts de Liège, , p. 104-105.
- Régine Rémon (coordination et textes) et Françoise Clercx-Léonard-Etienne (textes), Les artistes liégeois à Rome : La Fondation Darchis (Catalogue de l'exposition organisée à la Salle Saint-Georges du au ), Liège, Cabinet des Estampes et des Dessins, , 96 p. (OCLC 1075428144).
