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Pauline Clochec

enseignante-chercheuse française en philosophie From Wikipedia, the free encyclopedia

Pauline Clochec, née en , est une philosophe et féministe matérialiste française[1], principalement connue pour ses travaux sur le matérialisme trans. Elle travaille également sur Karl Marx.

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Pauline Clochec
Biographie
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Matérialismes trans (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Carrière

Pauline Clochec est normalienne agrégée de philosophie[2]. Elle soutient sa thèse de philosophie en 2018 à l'École normale supérieure de Lyon[3]. Elle est maîtresse de conférence à l'université de Picardie depuis 2020[1],[2] et en 2025 elle est nommée membre de l'Institut universitaire de France[4],[5].

Au début de sa carrière, elle s'intéresse à l'histoire de la philosophie matérialiste. Sa thèse porte sur les premiers écrits de Karl Marx et elle publie son premier livre sur la genèse de la pensée de Ludwig Feuerbach[6]. En parallèle, elle participe au développement de la pensée trans matérialiste avec la publication de Matérialismes trans co-dirigé avec Noémie Grunenwald[7] aux éditions Hystériques & associéEs suite au colloque du même nom organisé à l'ENS de Lyon en 2019.

Son engagement contre les discriminations envers les personnes trans est remarqué en 2022, quand 5 professeurs de l'université de Picardie signent une tribune contre le « changement de genre des mineurs » publiée par Le Point. Aux côtés de 27 autres enseignants, Clochec écrit une lettre ouverte rappelant les principes d'égalité et de lutte contre les discriminations prônés par l'université[8],[9].

Apports à la théorie du matérialisme trans

Les écrits de Pauline Clochec sont remarqués comme la suite des efforts de théorisation de la transitude au Québec[10]. Le Monde fait appel à elle en 2023 pour définir et contextualiser ce terme. C'est l'occasion pour elle d'expliquer que la définition de la transitude, mot-parapluie qui regroupe toutes les déclinaisons du fait trans (transidentité, transsexualisme, travestissement, etc.), a fluctué dans le temps en fonction des « demandes et les luttes des populations trans »[1]. L'histoire de la théorie derrière la transitude est surtout marquée par les revendications de dépsychiatrisation[11],[12], c'est-à-dire l'extraction du fait trans de la sphère psychiatrique pour permettre aux personnes trans l'autonomie et l'autodétermination.

La pensée de Pauline Clochec s'insère dans un contexte où « les luttes trans et intersexes sont étudiées majoritairement sous le prisme analytique des Nouveaux Mouvements sociaux (NMS). Cette théorie centre l’étude de ces mobilisations sur l’émergence de nouvelles identités collectives, plutôt que sur l’identification d’intérêts communs »[13]. Dans une approche matérialiste et féministe, Matérialismes trans fait le constat des échecs de la notion de transidentité pour l'émergence d'une conscience de classe[14] chez les personnes trans. Après l'identité : transitude & féminisme, son deuxième ouvrage sur la question, est une analyse des différentes conceptualisations du fait trans depuis le début du xxe siècle[11],[15]. La transitude y est présentée comme une réponse aux écueils de la transidentité, du point de vue théorique et militant.

Publications

Traductions

  • Rahel Jaeggi (trad. de l'allemand par Pauline Clochec et Éric Dufour), Critique des formes de vie Kritik von Lebensformen »], Paris, Vrin, coll. « Problèmes & Controverses », (ISBN 978-2-7116-3217-6)

Références

Annexes

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