Pauline Rapilly-Ferniot est née le 25 juillet 1995 à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine[1]. Son père est ingénieur et sa mère agent immobilier. Elle grandit à Boulogne-Billancourt et y habite depuis sa naissance.
Au lycée, elle témoigne d’un premier engagement militant : élue déléguée de classe, elle obtient de remplacer un plat à base de viande dans la cantine de son lycée par une alternative végétale[2].
Après un bac S mention très bien au lycée Jean-de-La-Fontaine à Paris, elle effectue des études en histoire et sciences politiques à l'université Paris-VIII[2]. Elle y commence ses premières actions militantes et intervient dans des associations venant en aide aux exilés[1].
Elle travaille à la mairie de Bondy comme chargée de mission en développement durable, puis comme coordinatrice pour la campagne de Julien Bayou aux régionales en 2021[2].
Pauline Rapilly-Ferniot rejoint le parti Europe Écologie – Les Verts en décembre 2018, à la suite d'une réunion politique organisée par Julien Bayou, alors candidat aux législatives[1]. En 2020, à 25 ans, elle relance la dynamique écologiste à Boulogne-Billancourt[3] et constitue la première liste écologiste aux élections municipales, en réunissant 55 personnes[1]. La liste obtient 7,77% des voix dès le premier tour et 2 sièges au conseil municipal. Pauline Rapilly-Ferniot devient conseillère municipale d'opposition aux côtés de Rémi Lescoeur, doyen du conseil municipal.
En 2021, au moment de la présentation d'un rapport sur l'égalité femmes/hommes, elle dénonce le manque d'ambition du rapport[4]. Alors qu'elle évoque des agissements sexistes dans l'équipe municipale, son micro est coupée par le maire. La scène fait l'objet d'une couverture médiatique importante et est reprise par plusieurs médias pour illustrer le sexisme en politique[5]. En novembre 2025, elle fait partie des 14 femmes interviewées par France Télévisions dans le documentaire "Le temps des femmes" pour témoigner à ce sujet.
Elle est tête de liste aux élections départementales de 2021 dans les Hauts-de-Seine dans le canton de Boulogne-Billancourt. En 2022, elle est candidate aux élections législatives de 2022 pour la NUPES. Après la dissolution de l'Assemblée Nationale en 2024, elle est la candidate unique du Nouveau Front populaire et obtient 27,4% des voies au second tour face à Stéphane Séjourné[6]. Suite à la démission de Stéphane Séjourné 4 mois après son élection, elle est également candidate aux législatives partielles à Boulogne-Billancourt et obtient 13,8% des voix au 1er tour.
En 2026, elle se qualifie au second tour des élections municipales de Boulogne-Billancourt avec 10,0003% des voix, à 1 voix près[7].
Ses campagnes politiques sont marquées par des actions décrites comme innovantes, comme des défilés en musique ou des envois de cartes de bonne année[8].
Elle participe à Nuit debout et aux manifestations des Gilets jaunes[2]. Au sujet du climat et de la justice sociale, elle déclare : "J'ai longtemps été submergée par l'écoanxiété et les injustices, je pensais alors qu'il fallait d'abord me battre pour le climat avant de songer à mon bonheur"[2].
Ses actions militantes sont remarquées par la presse[9]. Pour dénoncer les vacances à Ibiza de Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'Éducation nationale, pendant le changement de protocole sanitaire dans les écoles en 2021, elle réalise un happening devant le ministère avec le collectif Ibiza[10], qu'elle cofonde[11]. En 2022, quelques jours après le premier tour des élections présidentielles, elle se fait plaquer au sol dans un meeting de Marine Le Pen après avoir brandi une pancarte dénonçant la proximité de la candidate avec Vladimir Poutine[12].
Après l'annonce par France Télévisions de l'arrêt de la série Plus belle la vie après 18 saisons, elle milite pour son retour, aux côtés d'autres personnalités comme le président de la région PACA Renaud Muselier[13]. Elle lance une pétition pour sauver la série[14] récoltant plus de 4000 signatures[15]. Elle décrit la série comme "éminemment politique", du fait des nombreux thèmes sociétaux qu'elle traite : greenwashing, séropositivité, racisme, violence intra-familiale[16].