Julien Bayou

militant associatif et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Julien Bayou, né le à Paris, est un homme politique français et avocat.

Élection19 juin 2022
Circonscription5e de Paris
Groupe politiqueÉCO (2022-2024)
NI (2024)
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Julien Bayou
Illustration.
Julien Bayou en 2023.
Fonctions
Député français

(1 an, 11 mois et 18 jours)
Élection 19 juin 2022
Circonscription 5e de Paris
Législature XVIe (Cinquième République)
Groupe politique ÉCO (2022-2024)
NI (2024)
Prédécesseur Benjamin Griveaux (indirectement)
Successeur Pouria Amirshahi
Conseiller régional d'Île-de-France

(12 ans, 5 mois et 14 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
27 juin 2021
Groupe politique Alternative écologiste et sociale puis Pôle écologiste Île-de-France
Coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale

(2 mois et 29 jours)
Avec Cyrielle Chatelain
Élection
Législature XVIe (Cinquième République)
Prédécesseur François de Rugy (indirectement)
Successeur Cyrielle Chatelain (uniquement)
Secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts

(2 ans, 9 mois et 27 jours)
Prédécesseur David Cormand
Successeur Léa Balage El Mariky
Jérémie Crépel (direction collégiale intérimaire)
Marine Tondelier
Porte-parole national d'Europe Écologie Les Verts

(5 ans, 11 mois et 15 jours)
Avec Sandrine Rousseau (2013-2016)
Sandra Regol (2016-2019)
Prédécesseur Éric Loiselet
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité française
Parti politique EELV (2009-2024)
Famille Raoul Bayou (grand-père)
Diplômé de IEP de Strasbourg
IEP de Paris
EFB
Profession Avocat
Consultant
Fermer

Il est élu député de la cinquième circonscription de Paris en 2022 après avoir été conseiller régional d'Île-de-France de 2010 à 2022 et secrétaire national du parti Europe Écologie Les Verts de 2019 à 2022. Il est également le juge suppléant de Danièle Obono à la Cour de justice de la République.

En septembre 2022, des accusations de violences psychologiques de son ex-compagne Anaïs Leleux le poussent à quitter la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, son poste de secrétaire national d’EELV, ainsi que son groupe parlementaire et son parti. Les enquêtes internes (2022-2024) ne révèlent aucun fait, et la procédure judiciaire est classée sans suite le 30 janvier 2025 pour « absence d’infraction ».

Julien Bayou poursuit ensuite une carrière d’avocat, qui le conduit à plaider diverses causes environnementales et sociales.

Famille et formation

Julien Bayou naît dans une famille de gauche. Ses parents ont connu l’époque de Mai 68. Son père, Pierre (né en 1947), est architecte, et sa mère, Mylène (morte en 1986), enseignante en sciences économiques et sociales, s’est engagée pour l’indépendance de l’Algérie[1],[2]. Sa grand-mère paternelle Marguerite est maire de Saint-Chinian de 1969 à 1983 et son grand-père paternel Raoul Bayou (1914-1995) est député-maire socialiste de Cessenon-sur-Orb de 1958 à 1986[3],[4].

Il étudie au lycée Turgot, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Strasbourg puis à l'Institut d'études politiques de Paris. Il obtient un DEA en économie internationale, effectué en partie lors d'un stage au sein de la rédaction d’Alternatives économiques, dressant un état des lieux des stages en entreprise en France. En 2011, il obtient une licence de droit en prenant des cours par correspondance, intègre l'École de formation professionnelle des barreaux de la cour d'appel de Paris en 2018 et obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat en 2020. Il est inscrit au barreau de Paris[5].

Premiers engagements

Carrière professionnelle

Après ses études, il travaille au ministère de l'Éducation nationale et comme consultant pour l'Unesco. De 2005 à 2008, il est chargé de mission pour l'Afrique au sein de Coordination SUD, la coordination française des ONG de solidarité internationale. En 2008, il quitte l'ONG pour fonder avec Lionel Primault une coopérative de conseil en communication et mobilisation.

En 2013, il est chargé de campagnes[6] pour Avaaz, ONG internationale active sur les thématiques du changement climatique, des droits humains, de la corruption et de la pauvreté. Dans ce cadre il participe à la campagne de libération de Sevil Sevimli, étudiante franco-turque accusée par la justice turque d’appartenir à une organisation d’extrême gauche interdite, le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), condamnée à cinq ans de prison et placée sous contrôle judiciaire[7],[8]. Elle est toutefois autorisée à quitter la Turquie dans l'attente de son procès en appel[7].

Débuts militants

En 2005, il participe à la fondation de Génération précaire, collectif dénonçant la condition des stagiaires via des actions médiatisées. Le groupe retient des notions d'agitprop et crée le collectif Jeudi noir, qui combat par l'humour la crise du logement, et dont Julien Bayou devient rapidement l'une des figures connues[9].

En avril 2009, il participe à la création de Sauvons les riches[10], dans le cadre de la campagne d'Europe Écologie pour les élections européennes de 2009. Il s'investit fortement dans ce mouvement aux côtés de Karima Delli, autre militante de Jeudi Noir, qui sera élue députée européenne.

En 2010, il participe à la fondation du syndicat ASSO[11], qui milite pour l’amélioration des droits et des conditions de travail des salariés du secteur associatif.

En février 2011, à la suite de la décision de la ville de Paris de ne plus poursuivre l'ancien président Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il demande au tribunal administratif de Paris l'autorisation de plaider à la place de la municipalité et se porte partie civile au procès[12].

Fin 2012, il fait partie de l'équipe qui occupe le bâtiment du 2 rue de Valenciennes pour y loger des habitants soutenus par le collectif Jeudi Noir et l'association Droit au logement (DAL)[13].

En juin 2013, il s'engage aux côtés de Jérôme Kerviel et interpelle Pierre Moscovici, ministre de l'Économie, sur les conditions du remboursement par l'État de 1,7 milliard d'euros à la banque Société générale[14],[15]. À la suite d'une lettre ouverte sans réponse, il saisit le tribunal administratif pour obtenir communication d'un document interne au ministère des Finances concernant le bien-fondé de la ristourne fiscale accordée à la banque[16].

En avril 2015, il saisit la justice pour obtenir la liste des entreprises sanctionnées pour non-respect de la loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes[17].

En juillet 2015, il dépose deux recours, un devant le Conseil d’État et un devant le tribunal administratif, pour s'opposer à la restriction de l'encadrement des loyers à la seule ville de Paris alors que 29 zones « tendues » devaient initialement être concernées[18]. En septembre, il lance le site « Aiderlesrefugies.fr »[19] avec Anne-Cécile Mailfert afin de « lister toutes les initiatives pour faciliter l’aide en faveur des réfugiés ».

En 2015, il cofonde l'association Notre affaire à tous, visant à faire reconnaître, au niveau pénal international, les atteintes les plus graves à l’environnement[20]. En 2018, l'association fait partie des quatre ONG qui assignent en justice l’État français pour inaction face aux changements climatiques dans le cadre de l’affaire Greenpeace[21].

Début 2016, il participe au mouvement Nuit debout, où il traduit l'intervention de l'ancien ministre grec des Finances Yánis Varoufákis[22]. Il rejoint également le DiEM25[23].

En novembre 2017, il lance, dans le cadre de l'association Mon Revenu De Base[24], la première expérimentation citoyenne du revenu universel de base. Via financement participatif, l'association rassemble de quoi offrir 1 000 euros par mois pendant un an à trois bénéficiaires tirés au sort[25]. Cette initiative permet également de plaider en faveur de l'expérimentation par différents territoires, sous l'égide de l'État, de cette innovation sociale[26].

Parcours politique & mandats

Conseiller régional d'Île-de-France

En manifestation à Meaux (avril 2011), avec Eva Joly, contre l'exploitation du pétrole de schiste.

Convaincu par le discours d'Europe Écologie, il s'engage aux côtés des écologistes lors des élections régionales de 2010. Situé en quatrième position sur la liste menée par Safia Lebdi dans le département du Val-d'Oise, il est élu au conseil régional d'Île-de-France le 21 mars 2010 sur la liste de fusion PS-Europe Écologie-Front de gauche. Il s'investit au sein des commissions « logement » et « développement économique, tourisme, NTIC et innovation » et devient président du Centre francilien pour l'innovation (soutien aux PME innovantes).

Il écrit fréquemment des articles et tribunes en ligne, que ce soit sur Rue89 avec un listing détaillé de ses revenus et indemnités[27], dans Le HuffPost[28] ou dans Le Plus du L'Obs.

En décembre 2010, la revue Technikart lui décerne la première classe dans son Top 100 des moins de 40 ans qui font bouger la France.

Dans le cadre de la primaire écologiste de 2011, il soutient Eva Joly, et devient son « directeur de la mobilisation ».

Porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts puis secrétaire national

En décembre 2013, il est officiellement élu, avec Sandrine Rousseau, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts[29]. Pendant l’été 2015, à la suite du départ de plusieurs personnalités d’EELV, dont les parlementaires Jean-Vincent Placé et François de Rugy, il fait l’objet de critiques l’accusant d’être responsable d’une « dérive gauchiste » du parti[30].

En tant que porte-parole d’EELV, il participe à deux missions d’observation électorale : au Kurdistan turc en mars 2014[31], puis en Ukraine en octobre de la même année[32]. Il se rend également en Écosse pour soutenir le référendum sur l’indépendance de septembre 2014[33], ainsi qu’en Grèce, auprès du mouvement SYRIZA, en janvier 2015, dans le cadre d’une délégation de militants de gauche et d’écologistes.

Lors des élections régionales de 2015 en Île-de-France, il se présente à Paris en tant que tête de liste derrière Emmanuelle Cosse[34]. Les listes franciliennes fusionnent avec celles du Parti socialiste et du Front de gauche entre les deux tours, mais sont battues par celles de Valérie Pécresse. Julien Bayou est néanmoins réélu conseiller régional.

En décembre 2015, il est présenté par Le Huffington Post comme l’une des dix « révélations politiques » de l’année 2016[35].

Il se présente aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de Paris[36], avec pour suppléante Marie Desplechin[37]. Il est éliminé au premier tour, obtenant 12,36 % des suffrages exprimés[38].

En mai 2018, il publie un livre intitulé Désobéissons pour sauver l’Europe, dans lequel il propose une stratégie de désobéissance dans et pour l’Europe, comme alternative au statu quo ou à la ligne souverainiste de sortie de l’Union européenne défendue par une partie de la gauche radicale[39],[40].

En septembre 2018, un sondage de l’IFOP pour le Journal du Dimanche le crédite de 8 à 11 % d’intentions de vote comme tête de liste pour EELV aux élections municipales de 2020 à Paris, soit un score similaire à celui obtenu par EELV en 2014[41]. En juin 2019, avec 40 % des voix lors de la primaire de son parti pour la tête de liste à la mairie de Paris, il est devancé par David Belliard et renonce à un second tour[42],[43].

Le 30 novembre 2019, il est désigné secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts[44].

Élections régionales de 2021 en Île-de-France

Julien Bayou annonce sa candidature pour le poste de président de la région Île-de-France le 26 août 2020, dans le cadre des élections régionales de 2021. Sa candidature est soumise au vote des militants d'Europe Écologie Les Verts, qui le nomment candidat du parti[45]. Il conduit une liste de rassemblement des partis écologistes, comportant, outre EELV, Génération.s, Génération écologie, Cap écologie et le MdP[46]. Corinne Lepage, coprésidente de Cap écologie, et Benoît Hamon soutiennent la liste conduite par Julien Bayou[47].

Lors des premiers mois de campagne, il se positionne contre le projet de gare sur les terres agricoles de Gonesse[48] et en faveur de la préservation de l'île Seguin[49]. Il défend un plan de rénovation massif des lycées[50], le don de vélos aux lycéens[51]. Il déclare vouloir multiplier par trois le nombre d'agriculteurs en Île-de-France[52],[53] et soutient la mise en place d'une alternative végétarienne quotidienne dans les cantines des lycées[54]. Il promet un plan d'investissement de trois milliards d’euros pour transformer l'économie francilienne au service du climat et de l'emploi local[55]. Il s’oppose à des projets du Grand Paris comme le Charles-de-Gaulle Express, pour mettre plutôt en avant la rénovation des RER B et D[56].

Au premier tour, la liste qu'il conduit obtient 13 % des suffrages exprimés, arrivant en troisième position. Dans l’entre-deux-tours, il fusionne sa liste avec celles d'Audrey Pulvar et de Clémentine Autain[57]. Cette alliance est battue au second tour, avec 33,7 % des voix, par la liste de droite de la présidente du conseil régional sortant, Valérie Pécresse[58]. Il devient conseiller régional Ile-de-France[59], puis abandonne ce mandat en septembre 2022 après son élection à l'Assemblée nationale, selon la règle de son parti sur le non-cumul de mandats[60].

Élections législatives de 2022

En juin 2022, Julien Bayou est candidat aux élections législatives dans la 5e circonscription de Paris avec l’étiquette de la NUPES. Au premier tour, il arrive en tête avec 48,8 % des suffrages, loin devant la candidate de la majorité présidentielle Élise Fajgeles (29,7 %)[61], obtenant un des meilleurs scores d'EELV au premier tour. Il remporte le second tour avec 58,05 % des suffrages[62].

Le 23 juin 2022, il est élu coprésident du groupe écologiste en binôme avec Cyrielle Chatelain. La coprésidence paritaire est une pratique habituelle du groupe écologiste, déjà en vigueur lors de la mandature 2012-2017.

Lors de la séance du 26 juillet 2022 à l'Assemblée nationale, il est élu juge suppléant de Danièle Obono à la Cour de justice de la République. Il prête serment le 27 juillet[63].

Classement sans suite de plaintes pour « harcèlement moral » et « abus de faiblesse »

En juillet 2022, Anaïs Leleux, ex-compagne de Julien Bayou entre 2017 et 2021[64],[65], saisit contre lui la Cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes d’EELV. Julien Bayou évoque une rupture « qui ne constitue en rien des violences sexistes ou sexuelles ni des comportements inappropriés envers quiconque ». « Il s'agit malheureusement d'une histoire qui se termine dans la souffrance, et d'une rupture qui s'accompagne de menaces à peine voilées à mon endroit et d'une forme d'instrumentalisation que je ne peux que déplorer ». Sandrine Rousseau affirme en avoir reçu la plaignante, recueilli son témoignage, et déplore « des comportements qui sont de nature à briser la santé morale »[66],[65]. Le 20 septembre 2022, Julien Bayou se met « en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l'Assemblée »[66], puis démissionne six jours plus tard de la direction du parti[67].

Le , le site Reporterre publie une enquête comprenant sous couvert d'anonymat des témoignages de plusieurs anciennes compagnes de Julien Bayou, et touchant à des événements liés à leur relation, puis l'enquête est reprise par Médiapart[68]. Parmi ces anciennes compagnes, certaines dénoncent des violences psychologiques, une « emprise sentimentale » ou un mélange du professionnel et du privé tandis que d'autres nuancent ces accusations contre l'homme politique[69],[70].

Le , la cellule interne d'EELV clôt l'enquête interne du parti, estimant « ne pas avoir pu mener à bien ses investigations », la plaignante n'ayant pas voulu être auditionnée[71], non plus que Julien Bayou qui en avait fait la demande[72].

Début mars 2024, Anaïs Leleux dépose une plainte où elle l'accuse de harcèlement moral et d’abus de faiblesse[65]. Julien Bayou annonce sa mise en retrait des Écologistes et du groupe écologiste à la suite de ces accusations[73]. En , EELV commandite une enquête externe auprès d'un cabinet spécialisé[74]. Dans ce cadre, le parti adresse un questionnaire à environ 12.000 membres et anciens membres, pour recueillir des témoignages à charge[75]. Cet envoi amène, fin 2025, la CNIL à sanctionner EELV d'une amende de 5.000€, pour manquement la vie privée de Julien Bayou, les données recueillies n'ayant pas été sécurisées[76].

Il démissionne de son parti le , ainsi que du groupe à l'Assemblée nationale[77].

Il annonce le 10 juin 2024 être candidat à sa propre succession dans le cadre des élections législatives de 2024, et promet de démissionner en cas de condamnation pour les faits de harcèlement moral et d'abus de faiblesse dont l'accuse son ex-compagne[78]. Pouria Amirshahi est cependant investi en face de lui par son ancien parti pour l'union des gauches. Julien Bayou retire alors sa candidature le 14 juin et soutient le candidat NFP, finalement élu dans sa circonscription[79],[80].

Le 13 septembre 2024, une dénommée Estelle évoque auprès de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes des violences psychologiques et sexuelles entre 2015 et 2018 et un viol conjugal en 2017, dont elle déclare qu’ils auraient débouché sur des envies de suicide et des comportements autodestructeurs. Elle dépose ce témoignage en soutien à Anaïs Leleux et indique qu’elle «n’a pas souhaité déposer plainte.»[81],[82].

L'enquête interne ne révèle aucun délit[65]. La procédure judiciaire est classée sans suite le 30 janvier 2025 pour « absence d’infraction »[65],[83]. EELV déplore les « souffrances » et « conséquences négatives » que cette affaire a eu sur Julien Bayou[84], tandis qu'il déclare «ne plus rien attendre» de son ancien parti[85]. Les excuses de EELV sont jugées insuffisantes par la sénatrice Ghislaine Senée, qui en démissionne[86], tandis que la députée Sandrine Rousseau qui avait relayé les accusations déclare n'avoir «pas de regrets»[87].

Carrière ultérieure

Julien Bayou intervient comme avocat dans diverses causes parfois médiatisées. Il contribue à l'action collective contre Apple, sur des enregistrements jugés abusifs de l'assistant vocal Siri[88],[89]. Il représente des associations de riverains de l'aéroport d'Orly, pour obtenir une extension du couvre-feu[90]. Il obtient du tribunal Administratif du Havre le démontage du terminal méthanier de Total Energies[91].

Julien Bayou représente devant des tribunaux administratifs des familles d'enfants en situation de handicap, dont le droit à un accompagnement adapté n'est pas respecté[92]. Il porte, en décembre 2025, une action collective contre le manque d'AESH, présentée comme la première du genre[93].

En janvier 2026, il porte une action collective « en cessation de manquement » pour le compte de l'association Respire, contre la pollution de l'air en Île-de-France[94].

Prises de position

Législation sur le cannabis

En tant que secrétaire national d'EELV, Julien Bayou est favorable à expérimenter la légalisation du cannabis[95]. Il estime que la réponse pénale est responsable du « plus fort taux de consommation chez les ados de 14 ans », « sans parler évidemment de la difficulté pour bon nombre de quartiers et de la question sécuritaire »[96].

Dans ce cadre, il prend fait et cause pour la filière du cannabidiol (CBD), notamment au motif que cette substance non addictive et non psychotrope permet aux personnes qui consomment du cannabis de s'en passer. Il a ainsi porté avec d'autres avocats le référé liberté qui a suspendu l'arrêté interdisant la vente de CBD[97].

Violences policières

À la suite d'une manifestation contre la loi relative à la sécurité globale en novembre 2020, il déplore dans un tweet à la fois les « violences policières » à l'encontre des manifestants et le « lynchage » dont sont victimes les policiers lors de cette manifestation. Cette formulation a suscité une polémique sur la pertinence du terme et a été exploitée politiquement par certains médias et personnalités, qui lui reprochent une concession à des discours communautaristes[98],[99].

Il propose la mise en place d'une police des polices indépendante, en lieu et place de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), estimant que « les policiers ne peuvent pas être les contrôleurs des policiers »[100].

Bien-être animal

Julien Bayou soutient l’idée de référendums sur le bien-être animal et les mesures proposées par l'association L214[101].

Encadrement d'Amazon

Il se prononce en faveur d'un moratoire sur les entrepôts Amazon pour « protéger le petit commerce »[102].

Résultats électoraux

Élections législatives

Davantage d’informations Année, Parti ...
Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour Issue
% Rang % Rang
2017[38] EELV 5e de Paris 12,36 3e / / Éliminé
2022[62] NUPES 5e de Paris 48,8 1er 58,05 1er Élu
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Élections régionales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Davantage d’informations Année, Liste ...
Année Liste Région Résultats Sièges obtenus
(liste d'union)
Sièges obtenus
(liste Bayou)
1er tour 2d tour[103]
% Rang % Rang
2021[104] EELV-G·s-GE- Île-de-France 13,01 3e 33,68 2e
53  /  204
18  /  204
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Publications

Notes et références

Voir aussi

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