Peter Anton von Verschaffelt
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Peter Anton von Verschaffelt (Pieter Antoon Verschaffelt de son nom de naissance en néerlandais ou Pietro Flamingo en italien), né le à Gand et mort le à Mannheim, est un sculpteur et architecte baroque des Pays-Bas autrichiens.
Pieter Antoon Verschaffelt, né le à Gand, est le fils d'Étienne Verschaffelt, orfèvre, et de Livine de Sutter. En 1749, il épouse à Rome Joanna-Catharina Chichinieri, fille d'un boulanger romain qui décède en 1751[1]. Il se remarie ensuite avec Marie Françoise de Mauroy, fille d'un maître de poste français. Il est le père de Maximilian von Verschaffelt (1754-1818), architecte et directeur des constructions, dessinateur et sculpteur palatin-bavarois[2].
Il se forme à la sculpture à Gand dans l'atelier de son grand-père, Pieter de Sutter. À la mort de ce dernier, Verschaffelt poursuit sa formation artistique à Bruxelles. En 1732, il étudie la sculpture à Paris chez le sculpteur Edme Bouchardon puis en 1734 avec Jacques Verberckt[2]. Il obtient l'autorisation de suivre les cours de l'Académie royale de peinture et de sculpture où il reçoit deux seconds prix. Il choisit alors de s'installer à Rome à l'automne 1737 pour y pratiquer son art. À partir de 1745, il fait partie de l'Accademia di San Luca à Rome[1]. En 1748, il reçoit du pape Benoît XIV la commande de remplacer la statue endommagée de l'archange Michel sur le château Saint-Ange à Rome, bien qu'elle n'ait été installée qu'en 1753. Il a également reçu des commandes du pape Benoît XIV pour les églises de Rome (à la basilique Sant'Apollinare de Rome), Bologne, Ancône et de l'abbaye du mont Cassin[3].
De la fin de 1751 au printemps 1752, Verschaffelt séjourne à Londres après le décès de sa première épouse et avec les lettres de recommandation du cardinal Alessandro Albani à Lord Dodington. En 1752, il est nommé successeur du sculpteur allemand Paul Egell en tant que sculpteur de cour de Charles-Théodore de Bavière, prince-électeur du Palatinat et de Bavière à Mannheim, en Allemagne[1]. Il réalise également les décorations sculpturales de l'église des Jésuites de Mannheim ; entre 1754 et 1756, il crée le relief du fronton de la bibliothèque du château. Pour le château de Benrath, près de Düsseldorf, dont la construction débute en 1756, il réalise les sculptures architecturales et les statues du parc. Dans les années 1760 et 1770, il travaille pour le parc du château de Schwetzingen : vases, obélisques, les deux groupes de cerfs, les dieux fluviaux du Rhin et du Danube et Apollon. Dans la salle des chevaliers du château de Mannheim, les deux statues du couple princier sont de sa main. En tant qu'architecte, il a construit l'église de pèlerinage d'Oggersheim et, pour les enfants illégitimes de Charles-Théodore, le palais Bretzenheim à Mannheim entre 1782 et 1788[4].
Avec le soutien de Charles-Théodore de Bavière, il crée en 1757 l'Académie de dessin de Mannheim où il enseigne et en devient le directeur. Il fait ensuite de courts séjours, notamment à Gand pour redessiner le chœur de la cathédrale Saint-Bavon pour le compte de Maximilien-Antoine van der Noot, évêque de Gand, à Rome pour le compte de Charles-Théodore de Bavière, prince-électeur du Palatinat, à Paris et à Darmstadt où il fonde une académie privée de dessin, que le prince-électeur promeut en Académie de peinture en 1769 et dont il devient directeur. Il a ainsi formé son fils Maximilian von Verschaffelt, François-Joseph Janssens, Ferdinand Kobell, Peter Simon Lamine et Friedrich Müller[2].
Ses œuvres sont présentes au musée du Louvre à Paris, au musée historique du Palatinat-Spire, au Metropolitan Museum of Art à New-York, au Barber Institute of Fine Arts de Birmingham, au musée Groeninge à Bruges et au musée de la Ville de Bruxelles.
Il meurt le à Mannheim à l'âge de 83 ans.
Principales œuvres
- Architecture
- Sculptures
- Statue de l'archange saint Michel, bronze, château Saint-Ange à Rome, 1748.
- Statues extérieures et autels baroques de l'église des Jésuites de Mannheim.
- Six autels latéraux baroques de l'église des Jésuites de Mannheim dont ceux dédiés à saint Louis de Gonzague et à saint Stanislas Kostka et ceux dédiés aux saint patrons du couple princier, saint Charles Borromée et sainte Élisabeth de Thuringe, ainsi que le maître-autel restauré d'après l'original de Verschaffelt.
- Ornementation sculpturale du parc du château de Schwetzingen (1760-1770).
- Statue en pied de Charles Alexandre de Lorraine, Bruxelles, bronze, 1774 (détruite par les révolutionnaires français en 1794). Une réplique en terre cuite fait partie des collections du musée de la Ville de Bruxelles.
- Cénotaphe de Maximilien-Antoine van der Noot, cathédrale Saint-Bavon de Gand, marbre, 1778.
- Buste de Peter Anton von Verschaffelt (autoportrait), marbre, musée historique du Palatinat-Spire, 1785.
Hommages et distinctions
En 1776, le pape Pie VI le fait chevalier de l'ordre du Christ.
En 1780, il est anobli par l'empereur Joseph II d'Autriche. Il devient ainsi von Verschaffelt.