Philippe-Gabriel de Marmier
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| Philippe-Gabriel de Marmier | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Haute-Saône à la Chambre des représentants | |
| – (Démission) (20 jours) |
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| Élection | 12 mai 1815 |
| Législature | |
| Membre de la Chambre des pairs | |
| – (1 mois et 11 jours) |
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| Monarque | Napoléon Ier |
| Législature | |
| Député des Vosges à la Chambre des députés | |
| – (2 ans, 9 mois et 10 jours) |
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| Élection | 21 août 1828 |
| Réélection | 23 juin 1830 |
| Législature | |
| Groupe politique | Opposition |
| Député de la Haute-Saône à la Chambre des députés | |
| – (13 ans, 11 mois et 15 jours) |
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| Élection | 5 juillet 1831 |
| Réélection | 21 juin 1834 4 novembre 1837 2 mars 1839 9 juillet 1842 |
| Législature | |
| Groupe politique | Majorité ministérielle |
| Successeur | Alfred de Marmier |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Château de Ray-sur-Saône[1] |
| Date de décès | (à 62 ans) |
| Lieu de décès | Ancien 1er arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Enfants | Alfred de Marmier |
| Profession | Officier général (Garde nationale) |
| Résidence | Château de Ray-sur-Saône |
| Pair des Cent-Jours Liste des députés de la Haute-Saône Liste des conseillers généraux de la Haute-Saône Liste des députés des Vosges |
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| modifier |
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Philippe-Gabriel, 1er duc de Marmier, né au Château de Ray-sur-Saône[1] le et mort à Paris le , est un homme politique français.
Premier Empire
« Fils posthume de messire Charles-Philippe-Emmanuel-Appolinaire, comte de Marmier-Ray, mestre de camp en second au régiment de cavalerie Royal-Lorraine, et de dame Madame Gabrielle-Marie-Elisabeth Constantin de la Lorie[2] »..
Il est nommé le 21 décembre 1809 chambellan de l'empereur Napoléon Ier[3] et fut créé comte de l'Empire le [2].
En , alors que les frontières de la France étaient menacées, il mit sur pied une légion de volontaires qui participa activement à la défense de Huningue jusqu'au . Sa conduite lui mérita les éloges de Napoléon, en présence de la cour : l'Empereur, lui passant autour de la taille un baudrier avec son sabre lui prononça ces mots, inscrits au château de Ray[3] :
« Le pays peut être fier d'un tel homme, il s'est conduit comme un héros[3]. »
Le comte de Marmier reprit du service pendant les Cent-Jours et fut promu colonel le [3].
Le , il fut élu[4] représentant à la Chambre des Cent-Jours, par l'arrondissement de Gray, contre Jean-Baptiste Quirot[5] ; mais il donna peu après sa démission, ayant été nommé pair le [2].
Restauration française
La seconde Restauration le laissa d'abord sans emploi[2], annulant son avancement au grade de colonel[3] que la monarchie de Juillet lui rendit le [3].
Il succéda à son beau-père, le , comme colonel de la 1re légion de la garde nationale de Paris (qu'il commanda jusqu'en 1822)[6] et devint conseiller général de la Haute-Saône[2], où il était déjà maire de Ray-sur-Saône[3].
Royaliste modéré, avec des idées libérales, il fit une opposition discrète au gouvernement des Bourbons, et, candidat à la députation dans le 1er arrondissement électoral de la Haute-Saône (Gray), le , il échoua[7] contre Brusset, et ne fut pas plus heureux[8] le contre le député sortant, Claude Joseph Lambert Brusset ; huit jours plus tard, le , il échoua encore au grand collège du département[9], contre Joseph de Villeneuve-Bargemont[10],[2].
Il ne fut élu que le [11], dans le collège de département des Vosges, lors de l'élection partielle motivée par l'invalidation en bloc de tous les élus des 17 et . Il fit de l'opposition au ministère Polignac, vota l'adresse des 221[2], et fut réélu, dans le même collège, le [12].
Monarchie de Juillet
Il se rallia au nouveau pouvoir et vit son mandat successivement renouvelé dans le 2e collège de la Haute-Saône (Jussey)[2] :
- le , par 104 voix (162 votants, 190 inscrits), contre 56 à Georges Genoux-Prachée ;
- le , par 92 voix (156 votants, 199 inscrits), contre 50 voix à M. Bésenet, candidat légitimiste ;
- le , par 118 voix (182 votants, 217 inscrits) ;
- le , par 119 voix (180 votants, 221 inscrits) ;
- le , par 121 voix (183 votants, 225 inscrits).
Il ne cessa de faire partie des majorités ministérielles, approuva les lois de septembre 1835 et de disjonction, soutint le ministère « du 15 avril » (Molé II), vota[2] :
- pour la dotation du duc de Nemours,
- pour les fortifications de Paris,
- pour le recensement,
- contre les Incompatibilité,
- contre l'adjonction des capacités,
- pour l'indemnité Pritchard.
Le , il redevint colonel de la 1re légion de la garde nationale de Paris, conserva ces fonctions jusqu'en 1844, et fut alors nommé général de brigade commandant les gardes nationaux du département de la Seine[6],[3].
Il serait entré à la Chambre des pairs le [réf. à confirmer][3], mais mourut le suivant et fut inhumé au château de Ray-sur-Saône[3]. Son fils, Alfred de Marmier le remplaça à la Chambre le suivant[2].
Le duc de Marmier, commandeur de la Légion d'honneur[1], était, au moment de son décès. à la tête d'une fortune considérable et possédait, dans le canton de Fresne-Saint-Mamès, 3 000 hectares de terres et de forêts[3].
Le buste (marbre, hauteur : 0.71, 1848) du Duc de Marmier portant la croix de la Légion d'honneur, par Henri-Frédéric Iselin, est conservé au musée
Distinctions
Titres
- 2e marquis de Marmier (1795)[14] : son grand-père avait obtenu l'érection en marquisat de ses terres de Seveux (où se trouve alors une forge)[15] ;
- comte de Marmier et de l'Empire (décret du , lettres patentes signées à Fontainebleau le [16]).
- 1er duc de Marmier () :
La transmission des rang, titre et qualité de pair du royaume dont était revêtu Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul (1760-1838), duc de Choiseul à son gendre, Philippe-Gabriel, marquis de Marmier, fut autorisée par ordonnance royale du (bull. 278, n°. 6446[17]). Elle prit effet par lettres patentes du , mais sans la pairie, l'hérédité de la pairie ayant été abolie[18].
Décorations
- Légion d'honneur[1] :
- Chevalier de l'ordre de la Couronne de fer[3] ;
- Officier de l'« ordre de Belgique »[3]Le seul ordre belge contemporain du duc de Marmier est l'Ordre de Léopold.
Mariage et descendance
Il épouse le 11 juillet 1804 Jacqueline Béatrix Gabrielle Stéphanie de Choiseul Stainville , « dame du palais[14] » ou « dame d'honneur[3] » (1810-1814) de l'impératrice Marie-Louise (Paris, - Paris, ), fille restée unique de Claude Antoine Gabriel de Choiseul, duc de Choiseul, pair de France, et de sa parente, Marie Stéphanie de Choiseul Stainville. Dont :
- Alfred de Marmier, 2e duc de Marmier (Ray, 7 mai 1805 - Ray, 9 août 1873), marié le 29 décembre 1832 avec Henriette Anna Charlotte Dubois de Courval (2 mai 1814 - Paris, 23 juin 1892), dont postérité ;
- Marguerite Claire Stéphanie de Marmier (1805-1888), mariée les 13 et 14 mars 1826 avec Jacques Marie Emmanuel de Fitz-James (1803-1846), 7e duc de Fitz-James, dont postérité[19] ;
- Etienne Henri Joseph de Marmier, capitaine, non marié (Paris, 21 octobre 1810 - Paris, 9 mai 1840).
« Les Marmier seront, dans la sidérurgie de Haute-Saône, une puissance régionale[15] ».