: Karl Marx est sommé de quitter Paris par Guizot à cause de ses activités révolutionnaires[3]. Il se réfugie à Bruxelles où il organise et dirige un réseau de groupes révolutionnaires dispersés à travers l’Europe et connus sous le nom de Comités de correspondance communistes ()[4].
: ordonnance sur l'administration des possessions françaises en Algérie; elle limite les pouvoirs du gouverneur; les territoires conquis sont divisés administrativement en trois provinces, découpées elles-mêmes en territoire civil, arabe et mixte[9].
: joute musicale au Champ-de-Mars; le système d'Adolphe Sax, composé de nouveaux instrument (Saxhorns), triomphe du système traditionnel de son concurrent Michele Carafa. L'organisation de Sax est adopté le par les orchestres militaires et le saxophone breveté le [10].
: réussite du premier essai de liaison télégraphique électrique entre Paris et Mantes. Un second essai réussit est réalisé entre Paris et Rouen le suivant. Le , une loi décide la création d'une ligne Paris-Lille[12]. Mende, préfecture de la Lozère, est la dernière préfecture reliée à Paris par le télégraphe électrique en 1855[13].
: à l'invitation du comte de Chambord, Chateaubriand quitte Paris pour un dernier voyage à Venise, où il arrive le [17]. Il rentre par mer et arrive à Marseille le .
: traité entre la France et la Grande-Bretagne relatif au droit de visite des navires[3]. Il prévoit un droit de visite conjoint des Britanniques et des Français et une surveillance commune du trafic en Afrique et sur la côte.
Juin
: grève des ouvriers charpentiers de Paris, qui réclament une augmentation de salaire. Des soldats sont mis à la disposition des employeurs[18].
: à Rome, la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires, ayant examiné le memorandum présenté par Pellegrino Rossi au nom du gouvernement français, conclut à l'unanimité que le Pape ne peut ni ordonner ni conseiller aux jésuites français de se disperser; le Général de la Compagnie de JésusRoothaan adresse cependant une note aux deux Provinciaux de Paris et de Lyon pour leur conseiller de diminuer ou de dissoudre les maisons de Paris, de Lyon et d'Avignon ajoutant: «Il m'en coûte de donner une telle disposition, mais je crois de mon devoir de suggérer cette mesure de prudence»[19].
18-: le général Pélissier, couvert par Bugeaud, enfume un millier d’algériens de la tribu des Ouled Riah dans les grottes du Dahra[20].
: loi qui supprime les droits de vacation des juges de paix et augmente leur traitement[21].
: loi qui fixe le maximum et le minimum des versements dans les caisses d'épargne[21].
: Le Moniteur publie une note officielle: «Le gouvernement du Roi a reçu des nouvelles de Rome. La négociation dont il avait chargé M. Rossi a atteint son but. La Congrégation des Jésuites cessera d'exister en France et va se disperser d'elle même; ses maisons seront fermées et ses noviciats seront dissous.»[19].
: loi Mackau qui apporte règlement et adoucissement dans le régime de l'esclavage dans les colonies[3]. Elle prévoit l'abolition de l'esclavage mais ne précise ni l'échéance ni les modalités.
23-: victoire d'Abd el-Kader à la bataille de Sidi-Brahim. Une colonne d'environ 400 chasseurs et hussards français venue de Djemma Ghazaouet tombe dans une embuscade. Elle est massacrée par 3 000 cavaliers de l'émir. Son chef, le lieutenant colonel Lucien de Montagnac est tué. Soixante-dix-neuf rescapés se réfugient dans le marabout dit de Sidi-Brahim et résistent pendant trois jours. Seuls douze d'entre eux survivent[38]. Il y a 295 soldats français tués[39].
Octobre
: premier numéro de la Revue sociale, ou Solution pacifique du problème du prolétariat, de Pierre Leroux[40].
:
Bugeaud qui séjourne en métropole à Excideuil apprend le massacre de la garnison de Djemma Ghazaouet[41]. Il part précipitamment vers l'Algérie dans la nuit du 7 au [42]. Il est de retour à Alger le avec un renfort de troupes[43].
Soult renonce au ministère de la Guerre pour ne garder que la présidence du Conseil, qui devient progressivement une simple fonction honorifique, le rôle de président du Conseil étant assumé de fait par Guizot. Le général Alexandre Moline de Saint-Yon lui succède au ministère de la Guerre[46].
: traité de commerce entre la France et la Belgique[52]. Les tarifs mutuels remplacent l'Union douanière.
: ouverture de la session parlementaire de 1846[53].
Notes et références
↑T. Fleury, Annales du Parlement français, vol.7, Paris, Firmin Didot, (présentation en ligne)
↑Journal général de l'instruction publique et des cultes, vol.14, (présentation en ligne)
123Bertrand Goujon, Histoire de la France contemporaine. Monarchies postrévolutionnaires: (1814-1848), vol.2, Éditions La Martinière, , 446p. (ISBN978-2-02-109445-9, présentation en ligne)
↑Serge Daget, La répression de la traite des Noirs au XIXesiècle: l'action des croisières françaises sur les côtes occidentales de l'Afrique, 1817-1850, Karthala Éditions, , 625p. (ISBN978-2-86537-771-8, présentation en ligne)
↑Serge Daget, La répression de la traite des Noirs au XIXesiècle: l'action des croisières françaises sur les côtes occidentales de l'Afrique, 1817-1850, Karthala Éditions, , 625p. (ISBN978-2-86537-771-8, présentation en ligne)
↑Antoine Auguste Carette, Lois annotées ou lois, décrets, ordonnances, avis du conseil d'état, etc., vol.3, Pouleur, (présentation en ligne)
↑Christophe Charle, La France démocratique: combats, mentalités, symboles: mélanges offerts à Maurice Agulhon, Publications de la Sorbonne, , 491p. (ISBN978-2-85944-332-0, présentation en ligne)
↑Loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer. Ordonnance du 15 novembre 1846, portant règlement d'administration publique sur la police, l'usage et l’exploitation des chemins de fer, (présentation en ligne)
↑Annuaire-chaix: les principales sociétés par actions, compagnies des chemins de fer, institutions de crédit, banques, sociétés minières, de transport, industrielles, compagnies d'assurances etc., vol.1, Imprimerie Chaix, (présentation en ligne)
↑Guizot: «Le 25 août 1845, la fête de saint Louis fut célébrée à Rome avec un éclat inaccoutumé: «A neuf heures et demie, m'écrivit M. Rossi, je me suis rendu avec toutes les personnes qui composent l'ambassade du Roi, à notre église nationale. M. le directeur de l'Académie, avec MM. les pensionnaires, s'y était rendu de son côté. Dix-huit cardinaux, c'est-à-dire presque tous les membres du sacré collège présents à Rome, ont assisté à la messe.» Le pape y est et est aimable avec Rossi.»
↑Ernest Boulanger et Léon Muel, Gouvernements, ministères et constitutions de la France de 1789 à 1895: Précis historique des révolutions, des crises ministérielles et gouvernementales et des changements de constitutions, vol.Collection XIX, (ISBN978-2-346-08286-5, présentation en ligne)