Jean-Baptiste Quirot
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Jean-Baptiste Quirot, né le à Besançon[1], mort le à Mantoche (département de Haute-Saône)[2], est un homme politique de la Révolution française.
De 1792 à 1799, il est député du Doubs à la Convention nationale, où il vote la réclusion de Louis XVI, puis au Conseil des Cinq-Cents, qu'il préside en 1799.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en place par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré avec sa famille à la tour du Temple.
En , Jean-Baptiste Quirot, alors accusateur public à Besançon, est élu député du département du Doubs, le premier sur six, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion, puis le bannissement à la paix », mais rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[4],[5] :
J'ai voté contre l'appel au peuple, parce qu'il m'a paru avoir des effets dangereux pour la liberté. J'ai déclaré Louis coupable [...]. Cependant, je ne le condamne pas à la mort qu'il a mérité, [...] que l'on me prouve que la mort de Louis est utile à ma patrie et je le condamne. Si elle ne l'est pas et si un tyran attend pour le remplacer, je vote pour la réclusion pendant la guerre et le bannissement à la paix [...].
Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Après la chute de Robespierre, Jean-Baptiste Quirot adhère à la réaction thermidorienne :
- Le 18 floréal an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Pas-de-Calais), accusé d'avoir organisé la terreur dans le Nord-Pas-de-Calais[8]. Le 1er messidor (le ), il présente le rapport de la Commission qui dresse quatre chefs d'inculpation contre Le Bon et qui conclut à sa mise en accusation[9].
- Le 15 fructidor (le ), il est élu membre du Comité de sûreté générale, aux côtés de Paul Barras (député du Var), de Pierre Colombel (député de la Meurthe), d'Antoine-François Hardy (député de Seine-Inférieure) et d'Hugues Monmayou (député du Lot)[10].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Jean-Baptiste Quirot est réélu député du Doubs et siège au Conseil des Cinq-Cents. Initialement tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI ()[11], il est réélu député au Conseil lors des élections législatives de 1798 et son élection est confirmée par la loi du 22 floréal an VI ()[12].
Le 1er thermidor an VII (le ), il est élu président du Conseil[13]. Le 10 thermidor (le ), il prononce un discours commémorant la chute de Robespierre[14] :
La fête que nous célébrons aujourd'hui consacre de grands souvenirs ; elle rappelle les triomphes de la liberté et la chute de la tyrannie décemvirale, dans les journées des 9 et 10 thermidor.
Du Consulat à la Restauration
Opposé au coup d'État du 18 brumaire, il est exclu de l'assemblée et brièvement interné. Retournant à la vie privée, il accepte en 1813 les fonctions de conseiller municipal de Besançon. Puis il est nommé juge de paix d'Autrey (Haute-Saône), poste qu'il conserve sous la Première Restauration. Dépositaire, pendant les Cent-Jours du registre d'adhésion à l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire de 1815, qu'il ne signe que pour le clore, il est saisi par la loi du 12 janvier 1816 sur les régicides ayant soutenu le retour de Napoléon Bonaparte. Ayant obtenu un sursis pour raison de santé, il part le avec un passeport pour la Prusse. Toutefois, malade, il doit s'arrêter en Suisse, où il demande son rappel. Le , Louis XVIII lui accorde un sursis indéfini. Le suivant, Quirot s'installe à Mantoche (Haute-Saône).
Notes et références
- ↑ Archives municipales de Besançon, « Registre paroissial de la paroisse Saint-Maurice, baptêmes mariages et sépultures de 1749 à 1759, vue 234 / 293, GG161 »
, sur https://memoirevive.besancon.fr (consulté le ) - ↑ Archives départementales de Haute-Saône, « État-civil de Mantoche, registre des naissances mariages et décès de 1813 à 1822, vue 346 / 428 »
, sur https://archives.haute-saone.fr (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°231, « Convention nationale, séance du soir du 18 floréal (7 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 21 floréal an 3 (10 mai 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°274, « Convention nationale, séance du 1er messidor (19 juin) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 4 messidor an 3 (22 juin 1795) (consulté le ) - ↑ Journal de Perlet n°1070, « Convention nationale, séance du soir du 15 fructidor (1er septembre) »
, sur https://archives.calvados.fr, 17 fructidor an 3 (3 septembre 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal (11 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1798) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°304, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 1er thermidor (19 juillet) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 4 thermidor an 7 (22 juillet 1799) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°315, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 10 thermidor (28 juillet) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 15 thermidor an 7 (2 août 1799) (consulté le )
Source
- Adolphe Robert, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Paris, Bourloton, 1889, tome 5, de Pyat à Quirot, p. 70, et de Quirot à Ramel de Nogaret, p. 71.
Lien externe
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