La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Pierre Castilhon, alors négociant à Sète, est élu député du département de l'Hérault, le neuvième et dernier, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la réclusion et le bannissement à la paix et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 9 mai, celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[5]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].