Pierre Dessons

plasticien et artiste contemporain français From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Dessons est un artiste peintre, sculpteur, créateur d'installations, lithographe, dessinateur de cinéma d'animation et illustrateur français, né à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) le et mort le , à Créteil[1]. Sa pratique est initialement inscrite dans le mouvement de la Figuration narrative dont il s'échappe pour développer un univers plus oniriste.

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Pierre Dessons
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Nationalité
Activité
Formation
École des beaux-arts de Genève
Mouvement
Distinction
Prix Fernand-Cormon, Fondation Taylor, 2014
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Biographie

École des beaux-arts de Genève

Pierre Dessons a, de 1951 à 1956, suivi les cours de sculpture de l'école des beaux-arts de Genève.

Participant à des expositions collectives depuis 1965 avant sa première exposition personnelle en 1979, il s'est diversifié en travaillant à l'illustration de la littérature enfantine, des livres de Paul-Jacques Bonzon, Suzanne Pairault, Lucie Rauzier-Fontayne, Olivier Séchan ou Joyce Lankester Brisley dans la collection Bibliothèque rose chez Hachette, par exemple[2].

Moins innocentes, plus troublantes, « sulfureuses » a-t-on même écrit[3], ses peintures et sculptures, à l'instar de celles de son ami Pat Andrea[4], relèvent d'un monde freudien de pantins étranges qui peuvent suggérer le Surréalisme ou l'Art brut, encore qu'elles n'appartinssent ni à l'un, ni à l'autre. Véronique Baud écrit : « L'œuvre, parfois crue et violente, témoigne aussi d'un certain humour… Étonnante et précise, décalée et harmonieuse, elle peut faire penser tout autant à des jouets qu'à des reliquaires africains ou encore à d'étranges marionnettes »[5].

Pierre Dessons a défini lui-même son œuvre dans un catalogue d'exposition[6]: « Ne pas se sentir à l'aise lorsqu'on regarde mon travail est normal car on se trouve dans un monde de fantasmes mis en poésie. Tant de choses se cachent derrière mes personnages qui s'éclipsent, se cherchent, s'évitent. C'est un théâtre, une comédie, un jeu et ma source d'inspiration est l'ambiguïté de leurs sentiments ».

L’œuvre de Pierre Dessons est régulièrement présentée au sein d'expositions collectives. La redécouverte par le marché du mouvement de la Figuration narrative a vu grandir un intérêt certain pour les figures les moins connues de ce mouvement et, quand bien même Dessons reste encore peu diffusé et défendu en galerie, la critique et les premiers travaux de recherche sur ce mouvement témoignent de sa spécificité et participent au regain d'intérêt pour cet artiste. Riche d'une œuvre multiple, les séries de peintures sur toiles des années 1960 à 1970 sont en particulier recherchées.

Illustrations

Livres pour la jeunesse

  • Michel Dépagnat, quatre titres chez Fernand Nathan en 1969 : La petite hirondelle, La rose et le papillon, Le paon et le roitelet, Timy.
  • Gisèle Coté-Préfontaine, Robert Préfontaine, François Tiers, Premier dictionnaire pour les moins de 9 ans - Je doute, je cherche, je trouve, collection « Le Sablier », Hatier, 1974 (consulter en ligne).
Paul-Jacques Bonzon
Erich Kästner
  • Série Diabolo le petit chat de Paul-Jacques Bonzon, six titres chez Hachette dans la collection Bibliothèque rose :
    • 1974 : Diabolo le petit chat.
    • 1974 : Diabolo et la fleur qui sourit.
    • 1976 : Diabolo pompier.
    • 1976 : Diabolo jardinier.
    • 1977 : Diabolo et le cheval de bois.
    • 1978 : Diabolo pâtissier.
  • Erich Kästner (traduction Louise Faisans-Maury), Émile et les Détectives, collection Vermeille, Hachette, 1977.
  • Série Une toute petite fille de Joyce Lankester Brisley, dix titres chez Hachette dans la collection Bibliothèque rose :
    • 1975 : L'histoire d'une toute petite fille (traduction Suzanne Pairault).
    • 1975 : Nouvelles histoires d'une toute petite fille (traduction Nicole Étienne).
    • 1979 : Les bonnes idées d'une toute petite fille (traduction Suzanne Pairault).
    • 1980 : Les surprises d'une toute petite fille (traduction Olivier Séchan),
    • 1982 : Les amis d'une toute petite fille (traduction Olivier Séchan).
    • 1982 : La maison d'une toute petite fille (traduction 0livier Séchan).
    • 1984 : Les découvertes d'une toute petite fille (traduction Suzanne Pairault)/
    • 1990 : Les bonheurs d'une toute petite fille (traduction Suzanne Pairault).
    • 1990 : Les menus plaisirs d'une toute petite fille (traduction Nicole Étienne).
    • 1991 : Les beaux soirs d'une toute petite fille (traduction Olivier Séchan).
  • Seymour Reit (traduction de Marie-Raymond Farré), Philibert, le lézard vert, collection Bibliothèque rose, Hachette, 1978.
  • Coline Enlart (sous la direction de Valérie Blondel), Récréations des quatre saisons, Hachette, 1987.
  • Marie-Raymond Farré, La petite fille qui s'appelait Malice, Hachette, 1997 (consulter en ligne).

Presse pour la jeunesse

De 1968 à 1973, Pierre Dessons est illustrateur de l'hebdomadaire Lisette avec pour co-auteurs François Drall, Martine Habib, Yvette Jeandet, Alice Piguet, Isabelle Richard, Marc Sadus et Jean Victorieux[7].

Pochettes de disques

Danièle Ajoret
Espace d'art contemporain La Tannerie, Houdan

Expositions

Expositions personnelles

Château de Vascœuil
  • Galerie des Maîtres contemporains, Aix-en-Provence, 1979.
  • Galerie Orly-Sud, Aéroport de Paris-Orly, 1983.
  • Galerie Limugal, Paris, 1983.
  • Galerie Jacques Massol, Paris, 1984.
  • Centre culturel Croix-Baranion, Toulouse, 1986.
  • Galerie Bain Baden, Bruxelles, 1990.
  • Galerie Le Marité Tranier, Washington, 1990.
  • Galerie Maguy Marraine, Lyon, 1991.
  • Galerie Impact, Lille, 1991.
  • Galerie Médiane, Laval, 1991.
  • Galerie Lefor Openo, Paris, 1992, 2007, 2010.
  • Galerie Titanium, Athènes, 1994.
  • Galerie Mostini, Paris, 1997.
  • Fondation Taylor, Paris, 2007.
  • Espace d'art contemporain La Tannerie, Houdan, 2011.
  • Galerie de l'Arche, Néré (Charente-Maritime), 2011.
  • Galerie Mathilde Hatzenberger, Bruxelles, janvier-février 2012[15], mai-avril 2015 (Pierre Dessons - Wassup)[16], mai-juin 2016 (Pierre Dessons - Un conte sans histoire)[17].
  • Galerie Le Prieuré, Chartres, 2012.
  • Galerie Carte blanche, Royan, 2012.
  • Galerie Gilbert Riou, Lyon, novembre-décembre 2012.
  • Traverse, Espace Jacques-Prévert, Mers-les-Bains, 2013.
  • Jeux de cache-cache, Château de Vascœuil, juillet-octobre 2014[18].

Expositions collectives

Réception critique

  • « Dessons a la maîtrise d'un univers qu'il a choisi de placer sous le signe de la femme. Les clins d'œil sont nombreux, de Hans Bellmer à Balthus, lorsque l'on observe cette femme-enfant ou cette femme-pantin autour desquelles s'articule la scène. Protagoniste centrale d'une célébration tendre et joueuse, rarement violente ou perverse, la femme est construite (ou déconstruite) comme l'histoire dont elle est l'objet primordial, parée d'attributs ou accompagnée d'objets qui interrogent ou déroutent ; elle se joue de l'homme et en joue (l'homme toupie). Dans cette sensualité discrète et douce, servie par une palette de roses, chairs, gris et bleutés, l'humour défait l'agressivité et la désarticulation parodique des corps concourt à évacuer tout érotisme. » - Christine Frérot[27]
  • « Ses tableaux racontent des histoires de famille et d'amour, non pas celles des contes de fées, mais plutôt celles de la vie de tous les jours, avec ses crises, où la tendresse répond aux cris, où les rires succèdent aux disputes. Dans cette peinture du familier, au graphisme dynamique, aux tons pastel, les personneges aux allures de pantin évoluent au sein d'un monde clos, disent un univers angoissant qu'un humour certaint vient contrebalancer. » - Dictionnaire Bénézit[28]
  • « L'œuvre de Pierre Dessons possède un côté surréaliste, elle est comme un langage secret et déroutant, procédant par associations d'idées. Mouvance qui suit également sa technique picturale de par son aspect léché et détaillé. Cependant, son répertoire figuratif n'est jamais aussi simple et évident qu'il paraît car l'artiste s'amuse à brouiller les pistes, à compliquer le sens premier de ses compositions. D'un abord figuratif, son œuvre n'en respecte pas pour autant la réalité : les corps de ses personnages ressemblent à des mannequins de cire et leurs couleurs prennent la froideur des objets qui les entourent… La jeune femme au nœud dans les cheveux qui se déshabille sous l'œil d'un homme cahé derrière un muret et le nôtre rappelle le thème de Suzanne et les vieillards, c'est-à-dire l'innocence opposée au vice. Sauf que dans l'œuvre de Pierre Dessons, la femme nous jette un regard de biais qui semble nullement indiquer l'innocence ou une quelconque timidité. Si elle se cache à moitié, elle nous fixe sans fausse pudeur, d'autant que l'artiste insiste dans cette composition sur les éléments de cette féminité acceptée : le nœud et le soutien-gorge d'une blancheur immaculée ainsi que les jarretelles hautement suggestives. Si l'artiste traite harmonieusement et avec réalisme le corps, il ne s'attache pas à lui donner une vraie physicalité et le laisse comme éthéré. » - Dominique Stal[29]
  • « Artiste magicien, Pierre Dessons fouille à vif ses zones secrètes. L'imaginaire enfoui nourrit la puissance des premières impressions, bien avant que l'ordre mental n'impose la foule trop claire des certitudes. L'artiste fouille les sources des fantasmes majeurs avant qu'ils ne s'épuisent dans l'image. L'artiste fouille les sources des fantasmes majeurs avant qu'ils ne s'épuisent dans l'image. Enregistreur vital et transmetteur distancé, ses rites picturaux conjurent l'oubli des enfances perdues. La peinture de Dessons, prodigieux scénographe, sidère les faux-semblants par l'offrande d'une création incongrue, décalée, et pour tout dire un rien lunaire, car il n'en dit jamais trop. Étouffée, la bienséance fatiguée s'est éloignée… Peinture densifiée à l'extrême, abrupte, et comme dépouillée au scalpel. » - Christian Noorbergen[22]

Collections publiques

Prix et distinctions

Références

Annexes

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