John Christoforou

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Décès
(à 92 ans)
Villejuif
Nationalité
, Grecque, puis française depuis 1990
Activités
John Christoforou
John Christoforou en 1995.
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Villejuif
Nationalité
, Grecque, puis française depuis 1990
Activités
Autres activités
ancien pilote de la Royal Air Force
Formation
Mouvement
Distinction
Prix de l'Association internationale des critiques d'art, 1965

John Christoforou est un peintre français d'origine grecque, né à Londres[1] le , et mort le à Villejuif[2].

Il a développé une peinture expressionniste forte, où le noir domine. Les thèmes figuratifs développés par le peintre sont ceux de la guerre, des accouchements, crucifixions et épouvantails, notamment.

  • 1930 : départ pour Athènes où son père meurt deux ans plus tard.
  • 1935 : bref séjour à l’École des beaux-arts d'Athènes.
  • 1938 : il retourne en Angleterre.
  • 1941 : il effectue cinq ans de service dans la Royal Air Force dont deux années affecté aux missions de sauvetage en mer de victimes de la guerre et des cyclones sévissant sur l'océan indien.
  • 1949 : première exposition personnelle à Twenty brook Street gallery à Londres.
  • 1951 : séjour à Paris où il découvre tous les grands musées.
  • 1953 : retour à Londres où il expose à la Gimpel Fils Gallery.
  • 1957 : il s’installe à Paris et travaille aussi à Aix-en-Provence chez le sculpteur Marius Bruel.
  • 1971 : exposition Galerie Vercamer, Paris avec Arman, Enrico Baj, Mandeville, Friedensreich Hundertwasser, Charles Lapicque, Alberto Magnelli, Roberto Matta et Georges Noël.
  • 1974 : exposition consacrée à l'œuvre de Christoforou sur le thème La nuit et le néant au Musée Galliera à Paris. Edition d'une monographie. Exposition rétrospective au Randers Kunstmuseum, Danemark.
  • 1975 : première participation à la FIAC (galerie Rive Gauche).
  • 1990 : il prend la nationalité française.
  •  : décès au Kremlin-Bicêtre[3].

Expositions

Expositions personnelles

  • Twenty Brook Street Gallery, Londres, 1949, 1951.
  • Gimpel Fils Gallery, Londres, 1953.
  • Loing Museum, Newcastle upon Tyne, 1953, 1956.
  • Gallery One, n°1, Litchfield Street, Londres, mai-juin 1954, février 1955, avril 1956, novembre 1956, 1958, 1960, 1961[4].
  • Galerie Rive Gauche, Paris, octobre 1960, mai 1964[4], 1969.
  • Martin Schweig Gallery, Saint-Louis (Missouri), 1961.
  • Galerie Moneten, Göteborg, 1962.
  • Galerie Leger, Malmö, 1964, 1967.
  • Galerie Modern Nordisk Konst, Karlstad, 1964.
  • Galerie Hedenius, Stockholm, 1965.
  • Galerie Birch, Copenhague, mai 1966, 1972,1976, octobre-novembre 1980, 1999, 2008, 2011, mai 2014 (Hommage à Christoforou)[5].
  • Galerie Montjoie, Bruxelles, 1966.
  • Richard Demarco Gallery, Edimbourg, 1967.
  • Bluecoat Gallery, Liverpool, 1967.
  • Galerie Campo, Anvers, 1967.
  • Galerie Argos, Nantes, 1970.
  • Galerie Nord, Lille, 1970.
  • New Style Gallery, La Haye, 1970 (exposition inaugurale de la galerie), 1981.
  • Galerie Rive Gauche, Rome, 1972.
  • Galerie Simone Boudet, Toulouse, 1973.
  • Galerie moderne, Silkeborg, 1973.
  • Galerie Convergence, Nantes, 1976, 1980, 1984. 1997.
  • Galerie Nord, Randers (Danemark), 1977, 1980, 1987, 1991.
  • Galerie ABCD, rue des Saints-Pères, Paris, 1978.
  • Maison de la culture de Saint-Étienne, avril 1979.
  • Galerie Ado, Bonheiden, 1979.
  • Palais des arts et de la culture, Brest, 1980.
  • Cente culturel de la Villedieu, Saint-Quentin-en-Yvelines, 1981.
  • Centre culturel de Toulouse, 1981.
  • Galerie Jacqueline Storme, Lille, 1982.
  • Exposition de l'Union des arts plastiques de Saint-Étienne-du-Rouvray, janvier-février 1984, janvier-février 2006.
  • Centre national des arts plastiques, Paris, 1985.
  • Chäteau des Princes, Pérouges, 1985.
  • Orangerie de Bagatelle, Paris, 1985.
  • Centre d'art contemporain de Montbéliard, 1986.
  • Musée d'art moderne, Dunkerque, 1986.
  • Musée Antoine-Lécuyer, Saint-Quentin, 1986.
  • Musée des beaux-arts d'Angers, 1986.
  • Centre d'art contemporain de Rouen, 1987.
  • Galerie G., Helsingborg, 1987.
  • Galerie J.-P. Carlier, Le Touquet, 1988.
  • Espace Parmentier, Amiens, 1988.
  • Kunsthallen, Copenhague, 1991.
  • Galerie Michèle Sadoun, Paris, 1989, 1990, juillet-septembre 1991.
  • Musée-château de Boulogne-sur-Mer, juillet-septembre 1991.
  • Galerie Guénégaud, Paris, 1993.
  • Mairie de Paris, avril-mai 1994.
  • John Christoforou - Œuvres, 1949-1994, couvent des Cordeliers de Paris, 1994.
  • Athens Gallery, Athènes, 1994.
  • Galerie Olivier Nouvellet, Paris, 1994.
  • Musée des beaux-arts de Reims, mars-juin 2000.
  • École des beaux-arts d'Athènes, 2002.
  • Flamboyant Christoforou, Galerie Idées d'artistes, 17, rue Quincampoix, Paris, février-mars 2004[6]
  • Galerie G. Grammatopoulou, Athènes, 2006.
  • Galerie Duchoze, Rouen, avril 2007, octobre-novembre 2011[7].
  • Christoforou - Les années marquantes, Espace culturel André-Malraux, Le Kremlin-Bicêtre, 2007.
  • John Christoforou - Œuvres sur papier, Galerie Olivier Nouvellet, 19, rue de Seine, Paris, octobre 2007[8].
  • Galerie Le Clos des cimaises, Saint-Georges-du-Bois, 2008.
  • Alpha Gallery, Nicosie, mars 2011[9].
  • Christoforou - Le combattant inspiré, Bailliage d'Aire-sur-la-Lys, mars-mai 2012[10].
  • John Christoforou ou "le combat avec l'ange", Château de Vascœuil, juin-octobre 2012[11],[12].

Expositions collectives

Réception critique

  • « De sombres silhouettes se détachent de fonds flamboyants comme des brasiers. Tout vise à l'expression chez Christoforou, ses emprunts aux arts primitifs comme son style, fait du mépris de l'idée de style, et l'expression est avant tout l'angoisse de l'homme dépassé par la civilisation qu'il a engendrée. » - Georges Boudaille[26]
  • « D'un gouffre où des formes aux chairs lacérées se tordent, s'arc-boutent, sur leurs blessures ouvertes, jaillissent des gémissements, des cris affolés, affolants, paroxystiquement déchirants. Le rouge, avec ses folles variantes est capital, constant et angoissant par sa teneur viscérale, qu'il s'accompagne d'épais cernes noirs ou s'écrase en plages massives. Les autres couleurs ne cherchent pas l'union heureuse, mais plutôt les contrastes chromatiques brutaux, jusqu'à la démence, heurtés jusqu'à la conflagration. » - Claude de Breuilh[27]
  • « Longtemps controversée, comme celle de tous les précurseurs, surtout au temps de la domination des abstraits, l'œuvre de Christoforou est aujourd'hui distinguée pour avoir été l'une de ces premières manifestations de cet art de l'angoisse et de la douleur qui crucifie l'homme. Entièrement bâtie sur la distorsion de la figure humaine captée dans ses plus insupportables mutations, elle véhicule une expression se suffisant à elle-même, en prise directe sur les angoisses intérieures de l'être et sur la vie quotidienne dans ses aspects les plus alarmants. Cette révolte sans frontière dissimule mal un ordre sensible, une foi en l'homme qui traverse chaque composition, avec parfois une sorte de fausse grandiloquence qui n'est qu'une manière de toucher avec plus de force… Une anxiété basée sur la distorsion souffrante de la figure dont il ne subsiste que le masque supplicié, à la fois craintif et accusateur, mercenaire et victime, réduite à son expression la plus drue, par une syntaxe gestuelle, épurée, mais consciente de ses devoirs constructeurs. » - Gérard Xuriguera[28]
  • « Grec né en Angleterre, il vit à Paris depuis 1957, transposant sa vision tragique du monde en touches expressionnistes et violentes de tons purs. Il évolue vers une plastique plus claire, des formes plus épurées, cernées de noir, traduisant des images formelles qui ne sont pas moins douloureuses. » - Gérald Schurr[29]
  • « Sa peinture dit la blessure et la dignité, le silence et l'émotion retenue. Sous son pinceau ardent, l'humanité est arrêtée. Seule la matière sourd, vibre d'une épaisseur onctueuse, nourrie de couches amoncelées jusqu'à l'émergence de la beauté originelle, celle de la terre, retournée, creusée pour l'ensemencement qui fera naître la vie. Christoforou livre des êtres de chair, figés dans leur effroi, leur révolte, leur souffrance... Homme ou bête, leur disgrâce dit le tragique d'une humanité en proie aux déchirements obscurs. » - Lydia Harambourg[6]

Prix et distinctions

  • Prix de l'Association internationale des critiques d'art, Londres, 1965.

Musées et collections publiques

France

Autriche

Bangladesh

Grande-Bretagne

Colombie

Corée du Sud

Danemark

Grèce

Mexique

Suisse

Taïwan

Collections privées

  • La Coopérative (collection Cérès Franco), Montolieu, Personnage animalesque, huile sur toile 146x114cm[34].
  • Jean et Jeannette Branchet[15].
  • Panayotis D. Cangelaris[35].
  • Antoni Gelonch Viladegut[36].
  • André Parinaud, Guerrier cracheur, huile sur toile 100x100cm[37].

Contributions au théâtre

Contributions bibliophiliques

Notes et références

Annexes

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