Pierre Haudaudine
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| Conseiller municipal de Nantes |
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Négociant, militaire |
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Pierre Haudaudine, né le à Bayonne, mort le à Nantes[1], est un négociant et un homme politique nantais, membre de la garde nationale en 1793, dont la renommée vient de son comportement courageux lors d'un épisode de la Guerre de Vendée.
Débuts
Pierre Haudaudine est le fils de Pierre Haudaudine, négociant à Bayonne[2], et de Jeanne Lamaignère[3].
Il s'installe à son tour comme négociant, mais à Nantes ; il s'établit sur l’île Feydeau.
Pendant la Révolution française
Pendant la Révolution française, c'est un partisan de la République, il est membre de la garde nationale. En 1793, après le soulèvement vendéen, il est fait prisonnier au cours d'une opération à Legé, dans le sud du département de Loire-Inférieure. Les insurgés le chargent, ainsi que deux compagnons, Babin et Charnier, de négocier à Nantes un échange de prisonniers. Il fait le serment de se constituer de nouveau prisonnier une fois sa tâche accomplie. Les trois hommes présentent la requête aux autorités révolutionnaires de Nantes qui refusent le marché, position avec laquelle Haudaudine est lui-même en accord. Malgré cela, alors qu'il pourrait rester parmi les siens, il choisit de retourner dans les lignes vendéennes, seul des trois émissaires à être fidèle à sa parole[4].
Haudaudine est déplacé de camp en camp. Il se trouve à Cholet au moment de la défaite des Vendéens face à l'armée républicaine, le 17 octobre 1793. Le général royaliste Bonchamps, mourant, a pour dernière volonté que l'on épargne les prisonniers républicains détenus à Saint-Florent-le-Vieil. Le souhait est exaucé, et Pierre Haudaudine peut rentrer triomphalement à Nantes[5].
Quelque temps plus tard, il défend la femme de Bonchamps lorsqu'elle est condamnée à mort par le tribunal militaire du Mans. L'intervention d'Haudaudine contribue à sauver la veuve du général vendéen[6].
Il fait partie de la municipalité désignée en octobre 1794 par le représentant Ruelle après la mise en accusation de Carrier et du Comité révolutionnaire de Nantes et la révocation de la municipalité dirigée par Jean-Louis Renard. Il reste en place dans les municipalités Giraud du Plessis et Beaufranchet ; il est de nouveau présent dans celle de Julien-François Douillard. Le 1er juin 1798, il est l'officier d'état civil qui établit l'acte de naissance d'Émile Mellinet[7].
Après la Révolution
Pierre Haudaudine est nommé membre du conseil municipal de Nantes par un décret du 30 décembre 1814[8] sous la municipalité de François-Marie-Bonaventure du Fou. Il ne fait pas partie du conseil des Cent-Jours[9] de Jean-Baptiste Bertrand-Geslin.
Décès

Pierre Haudaudine est enterré au cimetière Miséricorde à Nantes, non loin de la tombe de Pierre Cambronne[10].
