Pierre Héricourt
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Pierre Héricourt, né en dans le 7e arrondissement de Paris[1] et mort le à Barcelone en Espagne, est un écrivain et journaliste français, membre de l'Action française royaliste et nationaliste. Sous le régime de Vichy, il préside la Légion française des combattants et puis est consul en Espagne entre 1943 et 1944.
Première Guerre mondiale
Engagé volontaire en décembre 1914 dans l'infanterie, il rejoint le 418e régiment d'infanterie en avril 1915, est nommé caporal en mai, est blessé en juin. Guéri, en septembre 1916 il suit le cours d'aspirant au Centre d'instruction de Joinville. Sergent en janvier 1917, il est nommé aspirant en février. Promu sous-lieutenant de réserve en juillet 1918[2], il se distingue sur le champ de bataille[3], notamment au Chemin des Dames[4]. Pierre Héricourt fut blessé cinq fois, reçut quatre citations dont deux à l'ordre de l'Armée, la Médaille militaire et la Légion d'honneur lors de la Première Guerre mondiale[3].
Entre-deux-guerres
Le 13 juin 1919, il se fait connaître par son interpellation de Marcel Cachin depuis une tribune de la Chambre des députés[5].

Il est membre du comité directeur de la Ligue des chefs de section et collabore au quotidien La Journée industrielle de 1919 à 1924. Il devient le secrétaire général de la Ligue du Franc-Or fondée le 2 mars 1924 et présidée par Georges Valois[6]. Ensuite, il travaille au Charivari et à L'Action française de 1919 à 1939, comme secrétaire général de la rédaction puis rédacteur parlementaire[7].
En 1930, il est secrétaire général de l'Association Marius Plateau, l'association des anciens combattants d'Action française[8].
Lors de la guerre d'Espagne, il prend parti pour le camp franquiste.
Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est le directeur général de la Légion française des combattants entre 1940 et 1941 puis est nommé consul à la suite de René Castéran (démissionnaire pour raison de dissidence avec Vichy) entre 1943 et 1944 à Barcelone où il est chargé de chasser les gaullistes de l'ambassade et de promouvoir le régime de Vichy en Espagne[9]. Son engagement lui vaut d'être décoré de l'ordre de la Francisque.
La fin de Vichy provoque le rappel des fonctionnaires dont Pierre Héricourt qui est remplacé par Jacques Coiffard, un diplomate ayant exercé en Chine et en Iran dans les années 1930 et 1940. Héricourt trouve asile en Espagne en 1944 tout en dirigeant le Secours national français, organisation d'entraide créée pour les réfugiés politiques du régime de Vichy[4],[10]. Il meurt en exil en Espagne.
