Pierre Joseph François Bodin
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| Pierre Joseph François Bodin | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an, 7 mois et 6 jours) |
|
| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Député d'Indre-et-Loire | |
| – (3 ans, 1 mois et 20 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Maire de Limeray | |
| – (11 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Tours (Touraine) |
| Date de décès | (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Blois (Loir-et-Cher) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Modérés |
| Enfants | Étienne Soulange-Bodin |
| Profession | Chirurgien Gendarme |
| députés d'Indre-et-Loire | |
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Pierre Joseph François Bodin, né le 2 mars 1748 à Tours, mort le 4 septembre 1809 à Blois[1], est un homme politique de la Révolution française.
Il ne saurait être confondu avec Vincent Jacques Bodin, député des Deux-Sèvres au Conseil des Cinq-Cents.
Pierre Joseph François Bodin est le fils de Pierre Simon Bodin, salpêtrier du roi, et de Françoise Estevou. Après avoir été soldat au régiment de Navarre, il s'installe comme chirurgien à Montrichard (Loir-et-Cher), puis à Limeray (Indre-et-Loire)[2], où il devient maire de cette commune à partir de 1789.
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Pierre Bodin, alors commandant de la garde nationale de Limeray, est élu député du département d'Indre-et-Loire, le huitième et dernier, à la Convention nationale[3].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la réclusion et le bannissement sous peine de mort et vote en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[4],[5] :
Louis a rompu le contrat social qui l'unissait au peuple ; il a parjuré son serment, et conspiré contre la liberté. [...] je vote pour la réclusion de Louis et de sa famille, pendant la guerre ; le bannissement, sous peine de mort, un an après la paix.
Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. Le 28 mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[7].
Le 10 mai, il est envoyé en mission aux côtés d'Albert Ruelle (député d'Indre-et-Loire) près l'armée des côtes de La Rochelle en Indre-et-Loire[8]. Le 22 juin, ils sont tous les deux rappelés à la Convention[9]
Du au , il eut à remplir une mission à l'Armée de l'Ouest où il fit preuve de modération et de sang-froid. À cette occasion, il profita de son passage à Tours pour y faire libérer un certain nombre de ses compatriotes qui avaient été injustement emprisonnés.
Le , le département d'Indre-et-Loire l'élut député au Conseil des Cinq-Cents, par 135 voix sur 251 votants. Il cessa de faire partie de cette assemblée le . Le il est nommé inspecteur de la loterie nationale en Loir-et-Cher, dans le Cher, en Indre-et-Loire et dans la Creuse[10]. Il fut finalement nommé capitaine de gendarmerie à Blois où il mourut.
Marié avec Françoise Emmanuelle Mesnard, il est le père d' Étienne Soulange-Bodin.