Limeray
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| Limeray | |||||
Ancien lavoir et jardin de la mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Indre-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Loches | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val d'Amboise | ||||
| Maire Mandat |
Virginie Gay-Chanteloup 2026-2032 |
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| Code postal | 37530 | ||||
| Code commune | 37131 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Limeriens/Limeriennes | ||||
| Population municipale |
1 252 hab. (2023 |
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| Densité | 87 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 27′ 37″ nord, 1° 02′ 33″ est | ||||
| Altitude | Min. 52 m Max. 116 m |
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| Superficie | 14,39 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Tours (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Amboise | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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| Liens | |||||
| Site web | ville-limeray.fr | ||||
| modifier |
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Limeray est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, à égale distance de Blois et de Tours, et à 5 km en amont d'Amboise.
Situé au pied du coteau nord de la Loire, Limeray est au centre du Val de Loire, inscrit en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO[1]. Elle fait également partie des pays d'art et d'histoire en qualité d'une des 58 communes du Pays de Loire Touraine entourant Amboise, placée au cœur des châteaux de la Loire[Note 1].
C'est l'une des dix communes viticoles de l'aire d'appellation d'origine contrôlée (AOC) « Touraine-amboise ». Elle est traversée par la route touristique des vignobles de Touraine-Val de Loire.
Accès
- Route
- Nord/sud par la route départementale 31, reliée au nord à l'autoroute A10 (sortie 18 Château-Renault) et au sud à l'autoroute A85 (sortie 11 Bléré)
- Est/ouest par la route départementale 952 longeant la rive nord de la Loire.
- Rail
- La gare SNCF de Limeray est située à 1,5 km du centre ville. Construite par la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux créée en 1845, elle a été inaugurée le . À partir de 1852, elle sera exploitée par la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans jusqu'à son absorption par la SNCF en 1938. Le réseau a été électrifié en 1933.
Après un quasi-abandon du service, la station est actuellement desservie par cinq navettes quotidiennes reliant aux gares suivantes :
- – vers l'ouest : Amboise, Noizay, Montlouis, Saint-Pierre-des-Corps, Tours ;
- – vers l'est : Veuves-Monteaux, Onzain, Chouzy, Blois ;
- – des correspondances sont possibles avec les TER Centre-Val de Loire à Blois et Amboise, avec le TGV vers Paris Nantes ou Bordeaux et avec l'Eurostar à Saint-Pierre-des-Corps. Limeray se trouve à 28 km par la route de cette gare importante.
- Avion
- L'aéroport de Tours Val de Loire se trouve à 30 km de Limeray par la route. Il est essentiellement utilisé par la compagnie Ryanair qui assure des liaisons régulières en Boeing 737 avec Londres, Dublin, Porto et Marseille, ainsi que par la compagnie CityJet qui effectue un vol hebdomadaire vers la Corse en saison.
Hameaux et lieux-dits
Plusieurs hameaux entourent le bourg :
- – le Haut-Chantier ; (sur les bords de Loire, les chantiers sont des sortes de quais naturels, des endroits plus hauts que les berges ordinaires du fait des dépôts d'alluvions, là ou le courant est plus fort[2]) ;
- – le Buisson ;
- – Fourchette.
Auxquels s'ajoutent de nombreux lieux-dits, ne comportant parfois qu'une seule habitation : Moncé, l'Ouchonnerie, la Havrie, la Rivière, le Bois d'Enhus, la Lande, le Luat, la Cave aux Renards, la Lande, Avisé, Launay, la Roche Saulue, la Lamproie, le Moulin à vent, les Grillons, Cotterau, les Rottes, les Pillaudières, etc. Le hameau des Fougerets passe de Limeray à Pocé-sur-Cisse en 1931.
Communes limitrophes
Relief
Le territoire communal est composé de trois entités morpho-topographiques distinctes :
- – la plaine alluvionnaire de la Loire, large d'environ 1,5 km, à une altitude moyenne d'environ 57 m ;
- – le plateau, sans relief remarquable, à une altitude moyenne d'environ 110 m ;
- – la transition entre les deux s'effectuant par un coteau assez abrupt découvrant par endroits des parois verticales de tuffeau. Le bourg et la plupart des habitations sont situés au pied ou sur les pentes du coteau.
Géologie
Les plateaux sont recouverts d’une faible épaisseur de limon argilo-sablonneux apporté par le vent. Sous ce limon se trouve un poudingue polygénétique datant de l’éocène supérieur (priabonien), mélange d’argiles de couleurs variées et de cailloutis composés de silex roulés, de chailles du jurassique et de grains de quartz. La large vallée de la Loire est constituée d’un mélange de sable et de limon charriés par le fleuve. Les coteaux, situés de part et d’autre, sont constitués par un mélange d’argiles et d’éléments provenant des plateaux[3].
Hydrographie

La commune est bordée sur son flanc sud par la Loire (2,319 km) et traversée par la Cisse (4,018 km), qui s'écoule parallèlement à la Loire. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 8,27 km, comprend en outre un petit cours d'eau[4],[5].
Le cours de la Loire s’insère dans une large vallée qu’elle a façonnée peu à peu depuis des milliers d’années. Elle traverse d'est en ouest le département d'Indre-et-Loire depuis Mosnes jusqu'à Candes-Saint-Martin, avec un cours large et lent. La Loire présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées. Sur le plan de la prévision des crues, la commune est située dans le tronçon de la Loire orléanaise, qui court entre la sortie de Sully-sur-Loire (Loiret et la sortie de Nazelles-Négron[6], dont la station hydrométrique de référence la plus proche est située à Blois. Le débit mensuel moyen (calculé sur 156 ans pour cette station) varie de 118 m3/s au mois d'août à 583 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 3 050 m3/s et s'est produit le , la hauteur maximale relevée a été de 5,05 m le [7],[8]. Sur le plan piscicole, la Loire est également classée en deuxième catégorie piscicole[9].
La Cisse, d'une longueur totale de 87,7 km, prend sa source à Rhodon[Note 2] en Loir-et-Cher, et se jette dans la Loire à Vouvray, après avoir traversé 28 communes[10]. Sur la commune, la Cisse est enjambée par un pont du XIVe siècle restauré au XVIIe siècle et au XXe siècle[11]. Une source, jaillissant dans le jardin de la mairie, alimente l'ancien lavoir. Plusieurs petites sources sont situées au pied du coteau. La station hydrométrique de Nazelles-Négron permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Cisse. Le débit mensuel moyen (calculé sur 21 ans pour cette station) varie de 0,99 m3/s au mois d'août à 4,22 m3/s au mois de janvier. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 29 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 1,85 m le [7],[12]. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1[Note 3] et 2[Note 4] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant[13],[14]. Sur le plan piscicole, la Cisse est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].
- La Loire en amont de Limeray.
- Source dans le jardin de la mairie.
- L'ancien lavoir.
- Pont sur la Cisse du XIVe siècle.
- Le Mesland.
- La Cisse à Limeray.
- Passerelle sur la Cisse.
- La Cisse à Limeray.
Inondations du XIXe siècle
Le rehaussement et les améliorations apportées au cours des siècles passés aux digues canalisant la Loire[Note 5] n'ont nullement empêché que des crues catastrophiques parviennent à y ouvrir des brèches, comme ce fut trois fois le cas au XIXe siècle :
- En le débit atteignit 5 500 m3/s à Amboise, soit plus de deux fois le débit de la Seine à Paris au cours de l’inondation catastrophique de 1910. Une brèche ouverte en amont du pont d’Amboise, au lieu-dit la Croix-saint-Jean, provoqua l’inondation du Val de Cisse, de Limeray jusqu’à Vouvray.
- Le à midi, une brèche haute de 7,5 m et longue de 300 m[15] se produisit à nouveau au même endroit, puis une seconde vers huit heures du soir, longue de 400 m, au niveau d’Onzain, face au château de Chaumont-sur-Loire. La première conséquence de ces ruptures fut de faire baisser le niveau de l’eau dans le lit du fleuve et permit d’épargner les ponts d’Amboise qui étaient menacés. Par contre, le val a été de nouveau submergé de Chouzy-sur-Cisse à Vouvray, vingt maisons du hameau d’Ecures à Onzain furent emportées sans laisser de trace et une partie du faubourg du Bout-des-Ponts à Amboise fut détruit[16]. Limeray ne fut évidemment pas épargnée, comme en témoigne la liste des réparations à faire à l’intérieur de l’église établie en 1857[Note 6] et l'inscription commémorative gravée sur un mur de la ruelle de la Fontaine.
- En la brèche d’Amboise s’ouvrit une troisième fois, provoquant à nouveau des dégâts considérables[17].
Prévention
Malgré l'existence de digues, Limeray, commune riveraine de la Loire, est sur la partie sud de son territoire soumise au risque d'inondation[18],[19]. À ce titre elle fait l'objet d'un Plan de prévention du risque inondation. Les risques majeurs spécifiques concernant la commune de Limeray, identifiés dans le dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) ont été transmis à la municipalité en . Il en a découlé la mise au point d'un plan communal de sauvegarde définissant les actions à mener en cas d'inondation majeure et la création, au printemps 2009, d'une « Réserve communale de sécurité civile », composée de volontaires et d'agents municipaux, pour leur mise en œuvre[20]. Une plaquette d'informations sur les risques majeurs[Note 7] concernant la commune et les dispositions à prendre pour y faire face, a été distribuée en à tous les administrés. Le public peut également s'informer à tout moment du niveau du fleuve en consultant un site internet dédié[21].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[22]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[23]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[24] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[25]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[26],[27].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 684 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[22]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 670,2 mm[28],[29]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 8].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
15,9 16.01.20 |
22,4 27.02.19 |
25 31.03.21 |
29,3 30.04.05 |
32,2 27.05.05 |
37,8 29.06.19 |
41,2 25.07.19 |
38,1 07.08.20 |
35,2 14.09.20 |
28,6 02.10.11 |
21,9 07.11.15 |
17,3 17.12.04 |
41,2 2019 |
| Température maximale moyenne (°C) | 7,5 | 8,7 | 12,7 | 17 | 19,9 | 23,8 | 26,3 | 25,6 | 22,6 | 17,4 | 11,5 | 8,1 | 16,8 |
| Température moyenne (°C) | 4,9 | 5,3 | 8,3 | 11,6 | 14,6 | 18,3 | 20,4 | 19,7 | 16,9 | 13,2 | 8,4 | 5,3 | 12,2 |
| Température minimale moyenne (°C) | 2,3 | 2 | 3,9 | 6,2 | 9,3 | 12,8 | 14,4 | 13,7 | 11,2 | 9 | 5,4 | 2,5 | 7,7 |
| Record de froid (°C) date du record |
−12,3 07.01.09 |
−12,1 07.02.12 |
−10,4 01.03.05 |
−2,9 06.04.21 |
−0,3 02.05.21 |
2,7 01.06.06 |
6,5 22.07.08 |
5,7 26.08.18 |
3,2 29.09.08 |
−2 21.10.10 |
−9,3 30.11.10 |
−10 19.12.09 |
−12,3 2009 |
| Précipitations (mm) | 59,3 | 48,5 | 52,7 | 43,5 | 68,4 | 57,6 | 55 | 44,6 | 42,3 | 62,4 | 62,1 | 73,8 | 670,2 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
34,2 21.01.21 |
23,2 01.02.13 |
28 04.03.20 |
38,4 30.04.15 |
39,4 30.05.16 |
43,4 08.06.09 |
47,8 04.07.18 |
48 13.08.15 |
43 14.09.13 |
31 19.10.12 |
24,2 09.11.13 |
37,2 15.12.11 |
48 2015 |
Urbanisme
Typologie
Au , Limeray est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[30]. Elle appartient à l'unité urbaine de Tours[Note 9], une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 10],[31],[32]. La commune est en outre hors attraction des villes[33],[34].
Morphologie
Le centre du bourg a connu, ces dernières années, des réaménagements importants, tout en conservant son cachet rural :
- Réfection de nombreuses façades de bâtiments privés et publics et arrivée de nouveaux commerces.
- Réfection de la rue principale (rue de Blois) avec aménagement de chicanes de ralentissement des véhicules.
- Construction d'un espace commercial constitué d'un bar-tabac et d'un commerce multiservices, subventionné en grande partie par la CC2R.
- Création d'un vaste parking desservant ces deux commerces et le centre du bourg.
Le fait que le bourg, ainsi que la presque totalité du territoire de la commune situé dans la vallée, soit désormais classé en zone inondable, interdit tout développement immobilier significatif. Les éventuelles futures constructions devront donc nécessairement se réaliser sur le plateau. Un lotissement est actuellement en cours de réalisation en bordure de la route de Saint-Ouen-les-Vignes.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,6 %), cultures permanentes (22,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), zones urbanisées (6,1 %), eaux continentales[Note 11] (4,4 %), forêts (4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %)[35]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Limeray est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[36]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[37].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cisse et la Loire. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999[38],[36].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[39]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 655 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 653 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[40],[41].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[36].
Toponymie
Limariacus en 966[42], Limeriacum vers 980[43],[44] en 1174, 1184, 1196 (chartes de Fontaine-les-Blanches) et 1245 (chartes de Marmoutier), Lemereium en 1220, ecclesia de Limeriaco en 1225, Lumere en 1282 (chartes de Fontaine-les-Blanches), Lymere en 1290 (comptes du diocèse de Tours), ecclesia de Limereyo en 1330 (pouillé du diocèse de Tours), Limere en 1396 (Bibliothèque de Tours manuscrit 1310)[Note 12],[45],[46].
Parmi les origines proposées, on peut immédiatement évacuer la tradition populaire qui voudrait que ce nom provienne de la présence hypothétique d’une fabrique de limes[Note 13], lime, issu du latin lima, n’étant apparu qu’en 1175[47], alors que la racine lim figurait déjà depuis deux siècles dans les anciens noms de Limeray.
D'après les spécialistes, Limeray viendrait de *Lithomaracum ou *Liutmaracum, nom du domaine appartenant à un certain Lithomar[48] ou Liutmarus[49], propriétaire terrien des premiers siècles, anthroponyme d'origine germanique[Note 14]. La même origine étant proposée pour Limé (Aisne), Limersheim (Bas-Rhin) et Limeyrat (Dordogne)[50], suivi du suffixe -acum. On peut cependant préférer le nom de personne celtique Litumaros, bien attesté dans l'onomastique gauloise[51] étant donné son association avec le suffixe gaulois -acum et le nom de lieu analogue Limeyrat (Limeyrac XIVe siècle) plus au sud en Dordogne, où les noms germaniques associés à ce suffixe sont plus rares.
Histoire
Préhistoire
Des vestiges datant de la préhistoire ont été découverts sur le coteau, à l'ouest du bourg, aux lieux-dits le Petit-Perrier, le Buisson et le Luat, attestant de l'occupation humaine du lieu depuis une période très ancienne. Il s'agissait de haches en silex local et d'un poignard en silex de la région du Grand-Pressigny[52].
Antiquité
Limeray était, à l’époque gallo-romaine, une étape militaire romaine sur la rive droite de la Loire, à mi-parcours des deux journées de marche de 30 km chacune séparant Blois de Tours[53]. Par ailleurs, la limite est du territoire des Turones, la Civitas Turonum Libera, passait près de Limeray[54]. Une pointe de lance à douille, datant de l'âge du bronze, a été découverte au XIXe siècle, lors du dragage de la Loire à hauteur du village[55],[56].
Du Moyen Âge à l'Époque moderne
Après avoir été, à l’époque gallo-romaine, une simple étape militaire sur la rive droite de la Loire, Limeray abrita peut-être un atelier monétaire à l'époque mérovingienne, car on lit sur certaines monnaies de cette époque : Limaricus vicus [45]. Toutefois, comme le note Maurice Prou :
- « C'est une chose surprenante que la multiplicité des noms de lieux inscrits sur les monnaies de la période mérovingienne. Personne ne fait difficulté d'admettre qu'on ait frappé monnaie dans les chefs-lieux des cités et dans les centres commerciaux. Mais y a-t-il eu un atelier monétaire dans chacune des nombreuses localités, vici, castra, villæ, domus, dont on lit les noms sur les tiers de sou mérovingiens ? M. A. de Barthélemy [...] pense, contrairement à feu Charles Robert, « que l'on ne frappait pas monnaie dans tous les vicus, dans toutes les villas et les simples domus dont les noms sont révélés par la numismatique. » »[57]
Le village n'a probablement pas été épargné par les invasions normandes, en particulier celle qui, en 843, dévasta Bléré et brûla l'église du Bout-des-Ponts à Amboise puisqu'une église à « Luat près de Limeray » fut brûlée[Note 15],[58].



À partir du XIIe siècle et jusqu'à 1431, Limeray a appartenu aux seigneurs de la maison d'Amboise qui furent successivement[Note 16]:
- Hugues III d'Amboise, de 1153 à 1190
- Sulpice III d'Amboise, de 1190 à 1218
- Mathilde de Blois, dame de Limeray, de 1218 à 1256, sans postérité
- Jean Ier d'Amboise, de 1256 à 1274[Note 17]
- Jean II d'Amboise, de 1274 à 1303
- Pierre Ier d'Amboise, de 1303 à 1322
- Ingelger I d'Amboise, de 1322 à 1373
- Pierre II d'Amboise, de 1373 à 1426, sans postérité
- Louis d'Amboise, de 1426 à 1431.
Louis d'Amboise avait projeté d'enlever Georges Ier de La Trémoille, favori du roi Charles VII et de conduire le roi dans sa seigneurie d'Amboise. Il fut arrêté et jugé par le parlement, siégeant alors à Poitiers, qui le condamna à la peine capitale le . Charles VII gracia Louis d'Amboise en commuant sa peine de mort en prison à vie. Tous ses biens, parmi lesquels se trouvait la seigneurie de Limeray, furent confisqués par la couronne. Dès lors Limeray devint une prévôté royale, que les rois mirent en engagement en 1431, avant de la vendre en 1585. Les seigneurs engagistes furent successivement :
- En 1431, Philippe du Bois
- En 1476, Jean du Bois
- En 1548, Louis du Bois
- En 1532, Jean du Bois
Pierre Molan, contrôleur et intendant général des finances, trésorier de l’Épargne, seigneur de Saint-Ouen-les-Vignes, acheta la prévôté le [Note 18]. Ses successeurs furent :
- En 1650, Carlo Vigarani[Note 19], intendant des Menus-Plaisirs du roi[59],[Note 20].
- En 1743, François Robin de Montisson.
- En 1754, Marie Elisabeth de Vigarany, veuve d'Alexis de Saint-André, grand-maître des eaux et forêts de France.
- En 1769, Louis de Conflans d'Armentières, maréchal de France[45].
Guerre franco-prussienne de 1870
Au cours de la guerre franco-prussienne de 1870, le mercredi , un détachement de sept ou huit uhlans se présenta à Limeray, en avant-garde d'une colonne de deux à trois mille hommes venant de Blois et se dirigeant vers Tours. Plusieurs habitants de la commune, renforcés par une demi-douzaine de réfugiés blésois, armés de fourches, de broches et de bâtons, attaquèrent les éclaireurs, blessant l'un d'entre eux à l'oreille d'un coup de fourche.
Le lendemain, à l'arrivée de la colonne, le commandant de l'unité annonça, qu'en représailles à cette agression, toutes les maisons du bourg seraient incendiées. Le maire et le curé intercédèrent auprès de lui, argumentant que seul un très petit nombre d'habitants de la commune avait participé à cette action. Sensible à cet argument, l'officier ordonna qu'en conséquence, seuls un ou deux habitants seraient punis et leur maison brûlée. Le choix tomba sur un certain Chiquet, charron, qui était absent. Sa femme et ses six enfants furent poussés dehors, sa maison mise au pillage puis incendiée. La colonne ne s'éloigna en direction de Chançay qu'après avoir vérifiée sa destruction totale au bout d'une demi-heure[60],[61],[62].
Première Guerre mondiale

Bien que n'étant pas directement impliqué par le conflit, Limeray subit la perte de 27 de ses administrés, dont une infirmière[Note 21] tuée près de Verdun[Note 22] en .
Seconde Guerre mondiale
Dans les derniers jours de la bataille de France, à la fin de l'offensive allemande de 1940, les efforts de l'envahisseur se portent sur le franchissement de la Loire, dernière ligne de résistance. Dans un ultime sursaut, le pont d'Amboise est détruit par l'armée française le à 16 h 30, dans l'espoir d'arrêter la Wehrmacht. Le , l'avant-garde motorisée du VIIIe corps d'armée allemande reçoit l'ordre de foncer sur Tours et Amboise pour traverser le fleuve. Dans cet objectif, des batteries de canons de 155 à longue portée sont installées devant et derrière Limeray pour bombarder Amboise. Le gros de l'armée allemande est stationné sur l'actuelle départementale 31, à la limite ouest de Limeray. Le à 10 h, les artilleurs français postés sur la rive sud, au lieu-dit la Tuillerie à l'ouest de Chargé, ouvrent le feu sur les troupes allemandes et provoquent un carnage par deux obus frappant successivement un camion citerne et un autre chargé de munitions :
- « Il ne restera pas la moindre trace de ferraille, tout est volatilisé, il n'y aura pas de survivants. Ceux qui se trouvaient près du camion de munitions sont pulvérisés, éjectés : des entrailles, des membres vont se dessécher dans le haut des peupliers plus ou moins déchiquetés. Un mois après, pendant la moisson, les agriculteurs trouveront des membres, des bottes avec les ossements jusqu'à loin de l'explosion. Toutes les toitures du côté nord du village (sic) des Fougerets sont soufflées. »[63]
Finalement les Allemands parviennent à traverser la Loire à l'aide d'embarcations au lieu-dit les Pillaudières et prennent les défenseurs à revers, mettant fin vers 17 h à l'éphémère bataille d'Amboise[64]. Le seul vestige matériel de l'occupation allemande qui a suivi est un petit blockhaus d'observation construit dans la propriété privée de l'Ouchonnerie.
Un habitant de Limeray est mort pour la France en déportation au camp de concentration de Dachau le [Note 23].
Politique et administration
Municipalité
Intercommunalité
Limeray a été, jusqu'en 2013, membre de la communauté de communes des Deux Rives (CC2R) créée le , avec quatre autres communes : Lussault-sur-Loire, Montreuil-en-Touraine, Mosnes et Saint-Ouen-les-Vignes. Depuis le , la CC2R a fusionné avec la communauté de communes du Val d'Amboise. La gestion des communes rattachées aux deux anciennes entités restera toutefois différenciée pendant une période transitoire de deux ans, nécessaire à l'harmonisation[68]. Le maire et un de ses adjoints en sont membres titulaires.
Appartenance à d'autres structures intercommunales[69] :
- Syndicat Intercommunal d'adduction d'eau potable du Val de Cisse (SIAPEP) ;
- Syndicat mixte d'assainissement de Limeray-Cangey (SMALC) ;
- Syndicat mixte du bassin de la Cisse et de ses affluents (SMBCA) ;
- Syndicat Intercommunal pour l'aménagement de la Loire et de ses affluents (SICALA) ;
- Syndicat intercommunal Cavités 37 ;
- Syndicat d'assistance technique pour l’épuration et le suivi des eaux d'Indre-et-Loire (SATESE) ;
- Syndicat intercommunal d’énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) ;
- Syndicat intercommunal de ramassage scolaire Amboise-Nord ;
- Mission locale pour l'emploi.
Fiscalité
| Taxe | Taux appliqué (part communale) | Recettes dégagées en 2008 et en € |
|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 12,14 % | 117 000 |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 15,64 % | 84 000 |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 51,99 % | 29 000 |
| Taxe professionnelle (TP) | 0,00 % | 0 |
Le taux de la taxe professionnelle est de zéro car elle est totalement transférée à l'intercommunalité. Si le taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties peut sembler important, il est à mettre en relation avec la faible valeur locative des terrains non bâtis qui en constitue l'assiette.
Sauf pour la taxe d'habitation non bâti, l'imposition par habitant en 2008 s'avérait inférieure à celle des communes de la strate de Limeray (communes de 500 à 2 000 habitants)[71].
Budget de la commune
En 2008, le budget de la commune s'élevait à 1 060 000 € et son endettement à 441 000 €[71].
Les variations du montant du budget communal proviennent essentiellement de celles des investissements car la partie fonctionnement du budget est relativement stable. Si les recettes de fonctionnement par habitant sont inférieures à la moyenne des communes de sa catégorie, les charges de fonctionnement le sont également. Pour autant sa capacité d'autofinancement par habitant est depuis 2003 légèrement supérieure à celle des communes similaires. Ceci explique un endettement de 266 € par habitant en 2008 (pour cette année-là uniquement) bien inférieur à la moyenne (597 €/hab) malgré un montant d'investissement (481 €/hab) relativement irrégulier[71].
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En 2009, le budget communal accorde une très large place aux dépenses d'investissement et d'équipement : travaux de restauration de divers bâtiments, rénovation de l'éclairage public, remplacement du matériel informatique de la mairie et de l'école, matériel de voirie et construction d'une cinquième classe à l'école, etc. soit un montant total d'investissements de 438 800 €. La construction de la cinquième classe s'élevant à elle seule à 183 000 €. Ce budget, en forte hausse par rapport aux quatre dernières années, permet d’accélérer d'une année le remboursement de la TVA[72].
Politique environnementale
Limeray a remporté en 2009 le concours des villes et villages fleuris d'Indre-et-Loire dans la catégorie des villages de moins de 2 000 habitants.
Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[73].
Jumelages
Kientzheim (France) depuis 1999.
À l'initiative de Limeray, un jumelage a été créé avec une commune viticole alsacienne de caractéristiques comparables. Des liens très forts ce sont rapidement créés et des amitiés durables se sont installées. Le principe adopté a été celui de l'organisation chaque année, aux environs du , d'un voyage d'environ trois jours, alternativement à Limeray et à Kientzheim. Les voyageurs sont reçus par les familles amies et le séjour alterne activités privées et en groupe, visites, intronisation dans les confréries bachiques locales, etc., et dîner dansant traditionnel. Les fêtes locales dans chaque commune sont souvent l'occasion de visites éclair d'habitants de l'autre village.
Population et société
Démographie
Le « La municipalité de Limeray, assemblée dans la maison du sieur Coellier, syndic, ayant exprimé le désir de connaître exactement la situation de la commune, il est donné communication d'un rapport établissant que Limeray compte exactement 258 feux et 540 habitants[Note 25], pendant qu'il est de même constaté que la paroisse relève de plusieurs seigneurs et qu'elle contient 14 fiefs »[74].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[75]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[76].
En 2023, la commune comptait 1 252 habitants[Note 26], en évolution de −4,28 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Sur le plan éducatif Limeray dépend de l'académie d'Orléans-Tours
L'école primaire Jacques-Yves-Cousteau compte quatre classes recevant, en 2009, 125 élèves (ils étaient 116 en 2008), répartis en une classe de maternelle, une classe de CP, une classe de CE1-CE2 et une classe de CM1-CM2. La construction d'une cinquième classe, achevée en fin d'année 2009, recevant le transfert de la classe de CP, permet de récupérer la salle destinée à la garderie[79].
L'enseignement secondaire (collège et lycée) et professionnel (lycée agricole et viticole) est assuré à Amboise. L'enseignement supérieur est, quant à lui, assuré dans de nombreuses filières, y compris médicales, par l'université François-Rabelais de Tours.
Sports


La commune est dotée d'un vaste terrain de sport, partagé avec la commune voisine de Cangey, permettant la pratique de nombreuses activités : football, basket-ball, pétanque.
Il existe une union sportive de Limeray-Cangey, avec des effectifs régulièrement en hausse. La section football comporte 4 catégories :
- Les « seniors » à partir de 17 ans
- Les « benjamins » de 9 et 10 ans
- les « poussins » de 7 et 8 ans
- les « débutants » de 5 et 6 ans
Manifestations culturelles et festivités
Marchés et foires
Un marché est organisé chaque jeudi sur le parking de la mairie.
Au début du XXe siècle, une grande foire aux oignons se tenait chaque année le et une foire aux melons du . Les étalages des forains s'étendaient du pont sur la Cisse jusqu'au palais de Justice, au bas de la rue d'Enfer[80].
Promenade gourmande
Le premier ou second dimanche de juillet est consacré à une promenade gourmande d'environ 5 km parmi les vignes du village, organisée avec le concours du Lions Club d'Amboise les Deux Vallées, au profit d'actions humanitaires. Elle permet aux vignerons de Limeray de faire découvrir leurs vins et les spécialités tourangelles, avec la complicité de la Commanderie des Grands Vins d'Amboise et des confréries gourmandes de la région : confrérie des rillons et rillettes de Touraine, confrérie du nougat de Tours, commanderie des fromages de Sainte-Maure-de-Touraine, etc. La promenade gourmande de Limeray est membre de la Confrérie européenne des parcours gourmands[Note 27].
Salon de peinture
Depuis 1991, un salon de peinture réunissant une cinquantaine d'artistes autour d'un invité d'honneur, se tient dans la salle des fêtes à la mi-octobre.
École de musique
L'école de musique de Limeray accueille chaque année une trentaine d'élèves de Limeray et des environs, depuis l'éveil musical, dès cinq ans, puis des cours de solfège et d'instruments ouverts à tous, enfants et adultes de tous niveaux. Après trois années de formation instrumentale, les élèves ont la possibilité d'intégrer l'harmonie municipale de Limeray.
Fête de la musique

Depuis 2005, chaque quartier ou hameau de Limeray se charge, à tour de rôle, de l'organisation de la fête de la musique sur son territoire en y accueillant la musique municipale.
Saint-Vincent tournante
Limeray a accueilli, en , la traditionnelle fête de la Saint-Vincent tournante, patron des vignerons, qui se déroule chaque fin janvier[Note 28]. À ce titre elle a été dépositaire jusqu'à cette date de la statue de saint Vincent qui trônait dans la salle des mariages de la mairie.
Vie associative
- Bibliothèque municipale ;
- Musique municipale ;
- Amicale des retraités et anciens de Limeray (ARAL).
Santé
Un pharmacien est installé dans la commune. Un cabinet médical important est installé à Pocé-sur-Cisse. À 5 km, Amboise dispose d'un hôpital en partenariat avec le centre hospitalier universitaire de Tours, ainsi que de nombreux professionnels de santé : pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, laboratoires d'analyses, cabinet de radiologie, ophtalmologues, chirurgiens-dentistes, etc. Les soins importants sont assurés essentiellement à Tours, soit par le centre hospitalier universitaire de Tours, soit par des cliniques privées, dont l'important pôle santé Léonard-de-Vinci.
Cultes
La présence d'une ou plusieurs églises chrétiennes est attestée depuis le haut Moyen Âge. La cure constituait un fief appelé « fief de Saint-Saturnin » qui relevait du château d'Amboise. Le droit de présentation au titre curial appartenait à l'archevêque de Tours.
En conséquence du traité ratifiant la Paix d'Amboise, signé le , qui mettait fin à la première première guerre de religion française, les protestants du bailliage de Tours acquirent le droit d'exercer leur culte dans un temple situé à Limeray. Un second lieu de culte leur était accordé à Saint-Avertin[81],[45].
De nos jours, l'église de Limeray est un « clocher » rattaché à la paroisse catholique de Saint-Martin-Val-d'Amboise qui l'administre depuis le presbytère de l'église Saint-Denis à Amboise. Une messe hebdomadaire est célébrée chaque mercredi à 18 h 30 et un messe dominicale environ tous les deux mois[Note 29].
Économie
Secteur primaire
Limeray est la plus importante commune viticole de l'AOC Touraine-amboise, avec de nombreux vignerons indépendants et une cave coopérative située au cellier Léonard de Vinci, à la sortie du bourg. La production agricole est secondaire, la culture du maïs dans la vallée profite des possibilités d'irrigation offertes par le passage de la Cisse. L'élevage est très marginal.
Secteur secondaire
Il n'y a pas d'industrie notable dans la commune.
Secteur tertiaire
Depuis quelques années, l'activité commerciale s'est significativement réduite dans le centre :
- Bar-tabac et presse ;
- Pharmacie ;
- Garage automobile.
- Bureau de poste
Jusque dans la première moitié de l'année 2010, Limeray a disposé d'un bureau de poste ouvert le matin, du lundi au samedi. La menace de fermeture totale de l'agence postale a provoqué une très forte mobilisation de la population derrière son maire pour obtenir son maintien. Finalement cette agence sera fermée et remplacée en par un relais commerçant poste, aux prestations limitées, hébergé dans la supérette du village. Cette décision a fait l'objet d'un reportage diffusé dans le journal télévisé de 13 h de TF1 le [82].









