Place des Fêtes (métro de Paris)
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| Place des Fêtes | ||||||||
Une entrée de la station, de style Art déco, bordant le square Monseigneur-Maillet. | ||||||||
| Localisation | ||||||||
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| Pays | France | |||||||
| Ville | Paris | |||||||
| Arrondissement | 19e | |||||||
| Coordonnées géographiques | 48° 52′ 37″ nord, 2° 23′ 35″ est | |||||||
| Caractéristiques | ||||||||
| Position par rapport au sol |
Souterraine | |||||||
| Voies | 4 | |||||||
| Quais | 3 | |||||||
| Nombre d'accès | 2 | |||||||
| Accessibilité | Non | |||||||
| Zone | 1 (tarification Île-de-France) | |||||||
| Transit annuel | 2 318 764 (2021) | |||||||
| Historique | ||||||||
| Mise en service | ||||||||
| Gestion et exploitation | ||||||||
| Propriétaire | RATP | |||||||
| Exploitant | RATP | |||||||
| Code(s) de la station | 23-08
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| Ligne(s) | ||||||||
| Correspondances | ||||||||
| Bus | ||||||||
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Place des Fêtes est une station des lignes 7 bis et 11 du métro de Paris, située dans le 19e arrondissement de Paris.
La station est implantée sous la partie occidentale de la place des Fêtes, elle-même située au sud du quartier d'Amérique, non loin des limites administratives de ce dernier avec le 20e arrondissement (quartier de Belleville au sud-ouest et quartier Saint-Fargeau au sud-est). Les quais sont établis :
- sur la ligne 7 bis, en courbe selon les axes de la rue de Crimée au nord-ouest et de la rue du Pré-Saint-Gervais au nord-est ;
- sur la ligne 11, selon un axe orienté est-ouest, juste au sud de la ligne 7 bis.
Le point d'arrêt de cette dernière ligne, situé au sud de sa boucle terminale, s'intercale entre la station de bifurcation Botzaris et le terminus « commercial » de Pré-Saint-Gervais, tandis que la station de la ligne 11, établie en contrebas, est encadrée par les stations Jourdain et Télégraphe.
La station de la ligne 7 bis marque l'amorce d'un raccordement de service dit voie des Fêtes, qui la relie à la ligne 3 bis via les stations fantômes Haxo et Porte des Lilas - Cinéma. Entre celles-ci, il rejoint un second raccordement dit voie navette, en provenance de Pré-Saint-Gervais, puis s'embranche en pointe sur la voie de la ligne 3 bis vers Gambetta, entre Porte des Lilas et Saint-Fargeau.
Histoire
Mises en service
La station est ouverte le , soit plus d'un an après la mise en service d'une branche de la ligne 7 depuis Louis Blanc jusqu'à Pré-Saint-Gervais — intervenue le — en raison des difficultés de construction du tunnel à travers d'anciennes carrières locales. Jusqu'à son achèvement, les rames de métro la traversent sans y marquer l'arrêt. Sa desserte est ensuite assurée par une circulation sur deux en provenance d'Opéra uniquement, le restant des trains étant dirigés sur l'autre antenne de la ligne, laquelle a pour origine et terminus la station Porte de la Villette.
Il était un temps prévu que la station constitue le terminus de cette branche à la place de Danube, qui était pressentie pour assurer cette fonction dans les plans initiaux, avant que ne soit retenu le tracé définitif sous la forme d'une boucle à sens unique desservant successivement ces deux points, entre lesquels s'intercale la station Pré-Saint-Gervais qui joue le rôle de terminus « commercial ».
Le , la station de la ligne 11 est ouverte à son tour avec l'inauguration de son premier tronçon entre Châtelet et Porte des Lilas. Cette ligne devait initialement suivre la rue de Belleville sur la totalité de sa longueur, sans effectuer de détour par la place des Fêtes située plus au nord, mais une modification de tracé a finalement permis de desservir la station éponyme afin d'offrir une connexion avec la ligne 7, au prix d'un passage en tréfonds d'immeubles sur près de 800 mètres.
Le , la station de la ligne 7 est cédée à l'actuelle ligne 7 bis, dont la création à cette date résulte de la séparation de la branche vers Pré-Saint-Gervais, isolée de sa ligne mère sous la forme d'une ligne autonome depuis lors. Ce débranchement se justifie par la moindre fréquentation de cette antenne par rapport à la branche vers Porte de la Villette, car cette dernière station constitue également le point de départ de nombreuses lignes d'autobus de la banlieue nord-est.
Origine du nom
La station doit sa dénomination à son implantation sous la place des Fêtes, dont le nom rappelle les manifestations publiques locales que l'ancienne commune de Belleville y organisait jadis.
Elle est ainsi une des quatre stations du réseau dont le toponyme intègre le mot « Place » en préfixe, avec Place de Clichy (lignes 2 et 13), Place d'Italie (lignes 5, 6 et 7) et Place Monge (ligne 7).
Un abri anti-aérien durant la Seconde Guerre mondiale
Dans le contexte de défense passive, Place des Fêtes est, avec Maison Blanche[1] sur la ligne 7, une des deux stations équipées, lors de leur construction, pour être à l'abri des attaques chimiques[2]. Les tunnels à proximité sont alors munis de portes étanches à l'air qui auraient permis à la population de se réfugier à l'intérieur de la station en cas d'attaque[3]. Ces portes ainsi que l'ancien conduit d'aération sont toujours visibles de nos jours dans les tunnels de la ligne 11, de même que les entrées de l'ancienne chambre de filtrage entre les quais des deux lignes, transformée en locaux techniques[4].
Outre les deux stations précitées, vingt-huit autres servent d'abri anti-aérien pendant une alerte sous l'Occupation allemande ; celles-ci sont majoritairement concentrées sur les lignes 7 (au niveau de l'actuelle ligne 7 bis), 11 et 12 du fait de leur importante profondeur[5].
Modernisations
À son ouverture en 1912, la station dispose d'édicules d'accès agrémentés d'une marquise dans le style Art nouveau. Avec l'arrivée de la ligne 11 en 1935, ces bâtiments sont démolis pour laisser place à deux édifices d'architecture Art déco, plus sobres[6].
Comme un tiers des stations du réseau entre 1974 et 1984, celle de la ligne 7 bis est modernisée par l'adoption du style décoratif « Andreu-Motte », de couleur orange avec la conservation de l'essentiel des faïences biseautées d'origine ; seules celles qui recouvraient les tympans sont remplacées par un carrelage orange plat, lequel est également posé sur des banquettes maçonnées en îlot recevant des sièges « Motte » de même teinte.
Le point d'arrêt de la ligne 11 fait quant à lui l'objet d'une rénovation intégrale dans le style « Ouï-dire » après 1988, de couleur vert foncé avec des carreaux blancs plats ; ces aménagements sont complétés de sièges « Motte » gris associés à des banquettes individuelles et bancs « assis-debout » argentés. Cette modernisation entraîne la disparition des faïences biseautées d'origine dans le style d'entre-deux-guerres de l'ex-CMP, décoration caractérisée par des cadres publicitaires de couleur miel à motifs végétaux et le nom de la station incorporé dans la céramique murale. En parallèle, les couloirs d'accès à la ligne 7 bis voient également leur carrelage blanc biseauté remplacé par des carreaux blancs plats sur les piédroits.
Courant 2016, les deux édicules d'accès à la station font l'objet d'une rénovation, laquelle intègre le ravalement des éléments en béton armé, la mise en valeur du lettrage blanc des enseignes par un fond rouge, ainsi que le remplacement des anciens vitrages grillagés par des briques de verre.
Dans le cadre du prolongement de la ligne 11 depuis Mairie des Lilas jusqu'à Rosny-Bois-Perrier, ses quais sont rehaussés et carrelés du au afin de permettre l'arrivée du nouveau matériel MP 14, nécessitant leur fermeture au public pendant toute la durée des travaux d'adaptation. En parallèle, un ancien accès condamné de longue date, en bordure intérieure du square Monseigneur-Maillet, est mis en chantier à compter de novembre 2017 et pour une durée de 15 mois, afin d'être réhabilité en issue de secours (non empruntable en service normal)[7].
Dans le cadre du programme « Un métro + beau » de la RATP, les quais de la ligne 7 bis ainsi que les couloirs sont en travaux de rénovation du au . Cette modernisation entraîne la disparition des aménagements de style « Andreu-Motte », dont les banquettes en carrelage orange plat. Les sièges « Motte » de même couleur qui surmontaient ces dernières laissent place en février 2025 à des assises grises du même modèle, issues du mobilier des quais de la ligne 11 qui est lui-même remplacé par des sièges « Akiko » contemporains, de couleur cyan.
- Anciens aménagements de la station
- L'un des édicules d'accès en 2012, avant sa rénovation patrimoniale.
Fréquentation
Selon les estimations de la RATP, la station a vu entrer 2 921 564 voyageurs en 2019, ce qui la place à la 181e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[8],[9]. En 2020, avec la crise du Covid-19, son trafic annuel tombe à 1 620 143 voyageurs, la classant alors au 158e rang[10], avant de remonter progressivement en 2021 avec 2 318 764 entrants comptabilisés, ce qui la place à la 146e position des stations du réseau pour sa fréquentation cette année-là[11].
Services aux voyageurs
Accès
La station dispose de deux accès débouchant à l'ouest de la place des Fêtes, de part et d'autre du square Monseigneur-Maillet :
- l'accès no 1 « Place des Fêtes » se trouvant à l'est du square, au droit de la fontaine-labyrinthe ;
- l'accès no 2 « Rue de Crimée » se situant au sud-ouest du square, sur la rue des Fêtes au carrefour avec la rue Petitot et la rue des Solitaires.
Ces deux entrées sont agrémentées pour chacune d'un édicule de style Art déco en béton armé, dont les murs sont dotés de pavés de verre.
À proximité immédiate de l'accès no 1 se trouve une ancienne bouche d'accès bordant la grille du square Monseigneur-Maillet, à l'intérieur de celui-ci. Intitulée « Rue Compans », elle disposait d'un escalier et d'un ascenseur débouchant directement sur le couloir de correspondance entre les lignes 7 bis et 11[12]. Fermée au public de longue date, elle a été réhabilitée dans le cadre du prolongement de la ligne 11 jusqu'à Rosny-Bois-Perrier, afin d'être aménagée en issue de secours (non empruntable en service normal). Celle-ci prend la forme d'un cabanon en bois coiffé d'une toiture végétalisée.
- Accès à la station
- L'accès no 1, « Place des Fêtes ».
- L'accès no 2, « Rue de Crimée ».
- L'issue de secours dans le square Monseigneur-Maillet.
- L'entrée no 1 vue à la nuit tombée.
- L'entrée no 2 vue de nuit également.
Compte tenu de l'importante profondeur de la station, l'accès à la salle de distribution depuis chaque édicule s'effectue principalement par une paire d'escaliers mécaniques, lesquels ont la particularité d'être les plus longs du métro de Paris, avec 256 marches pour 27 mètres de profondeur[13]. Ceux de l'accès no 2 sont également doublés d'une série d'escaliers fixes dans un couloir séparé, accessible par une trémie sur le flanc droit de l'édicule.
En 2025, la salle de distribution des titres de transport est parmi les rares du réseau historique à n'avoir jamais bénéficié d'une rénovation intégrale.
- Couloirs de la station
- Les escaliers mécaniques menant à la sortie no 2.
- Vue en plongée des escaliers fixes reliés à l'accès no 2.
- Vue de la salle de distribution des titres de transport.
Quais
La station de la ligne 7 bis, établie en courbe, présente une configuration particulière : elle est constituée d'un unique quai central d'une longueur conventionnelle de 75 mètres, encadré par deux voies sous une voûte elliptique. La voie sud, du côté extérieur à la courbe, est desservie par les rames de métro en provenance de Louis Blanc et à destination de Pré-Saint-Gervais, tandis que l'autre, constituant l'amorce de la « Voie des Fêtes » vers la ligne 3 bis, est inutilisée en service normal. La signalétique directionnelle indique cependant la destination Louis Blanc, car la majorité des circulations poursuivent leur parcours au-delà de Pré-Saint-Gervais, cette dernière station jouant le rôle de terminus « technique » lié à la régulation de la ligne.
La décoration est de style « Andreu-Motte » avec une rampe lumineuse orange, du carrelage plat de même couleur recouvrant les tympans et la banquette centrale maçonnée, ainsi que des sièges « Motte » orange disposés sur cette dernière. Ces aménagements sont mariés avec les carreaux en céramique blancs biseautés qui recouvrent les piédroits ainsi que la voûte. Les cadres publicitaires sont métalliques et le nom de la station est inscrit en lettres capitales sur des plaques émaillées, fixées aux murs (en alternance avec les publicités) ou disposées sur le quai en îlot selon les cas.
Il s'agit d'une des rares stations du métro de Paris à présenter encore en 2024 le style « Andreu-Motte » dans son intégralité.
- Quai de la ligne 7 bis
- L'unique quai en îlot vu en direction de Louis Blanc.
- Entrée d'une rame MF 88 en direction de Pré Saint-Gervais.
- Plaques émaillées indiquant le nom de la station.
Les quais de la ligne 11, longs de 75 mètres également, sont de configuration standard : au nombre de deux, ils sont séparés par les voies du métro situées au centre et la voûte est elliptique. Cette dernière se distingue cependant par sa hauteur et son profil plus élancé en raison de la profondeur importante des quais, particularité que l'on retrouve aux stations suivantes de la ligne 11, Jourdain et Pyrénées, ainsi qu'aux stations Pelleport, Saint-Fargeau et Porte des Lilas sur la ligne 3 bis, également enfouies à grande profondeur, ou encore à Pont-Neuf et Châtelet sur la ligne 7.
La décoration est de style « Ouï-dire » : les bandeaux d'éclairage, ici de couleur vert foncé, sont supportés par des consoles courbes en forme de faux. L'éclairage direct est blanc tandis que l'éclairage indirect, projeté sur la voûte, est multicolore (jaune, vert, bleu et violet). Les carreaux en céramique blancs sont plats et recouvrent les piédroits, la voûte, les tympans ainsi que les débouchés des couloirs d'accès et de sortie. Les cadres publicitaires sont en céramique vert foncé de forme demi-cylindrique et, contrairement à ceux des autres stations de style « Ouï-dire », ont en majorité conservé leur répartition d'origine en alternance avec le nom de la station, particularité que l'on retrouvait également à la station Goncourt sur la même ligne, jusqu'en 2018, et qui existe toujours à Buzenval sur la ligne 9. Comme sur la ligne 7 bis, le nom figure sur des plaques émaillées, en lettres capitales pour la majorité d'entre elles et en police de caractères Parisine sur d'autres. Les quais sont carrelés en gris anthracite et disposent de trois modèles d'assises différentes : des sièges gris clair dans le style « Andreu-Motte », ainsi que des banquettes individuelles et bancs « assis-debout » argentés.
- Quais de la ligne 11
- Vue d'ensemble des quais en direction de Châtelet.
- Arrêt d'une rame MP 59 en direction de Châtelet.
- Plaque nominative de la station en tôle émaillée.
Entre les points d'arrêt des deux lignes se trouve une ancienne chambre de filtrage, vestige de l'utilisation de la station en tant qu'abri anti-aérien durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui transformée en locaux techniques, elle est reconnaissable à la présence d'une ouverture dans le piédroit longeant la voie sud de la ligne 7 bis, ainsi que d'une grille en hauteur sur le quai nord de la ligne 11, en direction de Châtelet.
Intermodalité
La station est desservie par les lignes 20 (à distance), 48 et 60 du réseau de bus RATP.
À proximité
- Square Monseigneur-Maillet
- Fontaine-labyrinthe
- Jardin du Regard-de-la-Lanterne
- Square Eugénie-Cotton
- Jardin Léon-Zyguel
- Jardin Mario-Soares
- Quartier de la Mouzaïa (groupe de villas le long de petites rues piétonnes[14])
