Lamballe-Armor
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Lamballe-Armor est une commune nouvelle située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
Elle a été créée le et regroupe l'ancienne commune nouvelle de Lamballe (absorbant Lamballe et Meslin), Morieux et Planguenoual[1].
Communes limitrophes
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Les communes limitrophes sont Andel, Bréhand, Coëtmieux, Hénansal, Hillion, Landéhen, La Malhoure, Noyal, Penguily, Plédéliac, Pléneuf-Val-André, Plestan, Pommeret, Quessoy, Quintenic, Saint-Alban, Saint-Rieul et Saint-Trimoël.
Géologie et relief
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Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Gouessant, l'Evron, l'Évron, la Truite, le Chifrouët, l'Hia[2], le Gast[3], le ruisseau de Gouranton[4], le ruisseau le Colombier[5] et divers autres petits cours d'eau[6],[Carte 1].
Le Gouessant, d'une longueur de 41 km, prend sa source dans la commune de Trébry et se jette dans la baie de Saint-Brieuc sur la commune et de Hillion, après avoir traversé onze communes[7]. Les caractéristiques hydrologiques du Gouessant sont données par la station hydrologique située sur la commune d'Andel. Le débit moyen mensuel est de 1,56 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 69,7 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 102 m3/s, atteint le même jour[8].
L'Évron, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune de Plémy et se jette dans le Gouessant sur la commune, après avoir traversé dix communes[9]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Évron sont données par la station hydrologique située sur la commune de Coëtmieux. Le débit moyen mensuel est de 1,14 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 26,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 35,1 m3/s, atteint le même jour[10].
La Truite, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Trébry et se jette dans le Gouessant à Coëtmieux, après avoir traversé six communes[11].
Le Chifrouët, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune , aux abords du hameau de Monjugien, en limite de Quintenic, traverse la commune d'est en ouest et se jette dans le Gouessant en limite d'Andel et de la commune[12].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la retenue de Pont Rolland, d'une superficie totale de 11,4 ha (6,14 ha sur la commune)[Carte 1],[13].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[16]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[17]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 710 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 9 km à vol d'oiseau[20], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 4].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
16,3 01.01.22 |
21 27.02.19 |
23,7 30.03.21 |
26,4 21.04.18 |
29 26.05.17 |
36,8 17.06.22 |
40,6 18.07.22 |
39,7 05.08.03 |
32,5 09.09.23 |
30,6 02.10.11 |
20,9 01.11.15 |
17,5 19.12.15 |
40,6 2022 |
| Température maximale moyenne (°C) | 9,1 | 9,8 | 12,1 | 14,5 | 17,5 | 20,4 | 22,6 | 22,8 | 20,6 | 16,5 | 12,4 | 9,7 | 15,7 |
| Température moyenne (°C) | 6,3 | 6,5 | 8,2 | 9,9 | 12,9 | 15,7 | 17,6 | 17,8 | 15,6 | 12,7 | 9,2 | 6,8 | 11,6 |
| Température minimale moyenne (°C) | 3,5 | 3,2 | 4,2 | 5,3 | 8,2 | 10,9 | 12,5 | 12,7 | 10,6 | 8,8 | 6,1 | 3,9 | 7,5 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,7 17.01.1985 |
−14,7 19.02.1985 |
−7,1 02.03.04 |
−4,3 04.04.1996 |
−1,8 13.05.10 |
1,4 09.06.1989 |
4,2 31.07.15 |
4,4 28.08.1998 |
1 25.09.03 |
−5,5 30.10.1997 |
−6,2 29.11.10 |
−8,2 10.12.1987 |
−14,7 1985 |
| Précipitations (mm) | 66 | 58,6 | 52,9 | 58,5 | 57,1 | 54,3 | 48,8 | 52,4 | 61,1 | 84,5 | 89,9 | 85,7 | 769,8 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
31,8 29.01.19 |
35,3 27.02.10 |
26,6 17.03.01 |
29 16.04.1998 |
44,4 22.05.1984 |
60 29.06.1992 |
56 20.07.1992 |
40 20.08.1992 |
40,6 18.09.1999 |
64,1 03.10.20 |
46,4 13.11.10 |
38,6 27.12.1999 |
64,1 2020 |
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[23], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Lamballe-Armor est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lamballe-Armor, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[25],[26]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[26]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[27],[28].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[29]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[30].
Voies de communications et transports
Transports en commun
Depuis 2017, Lamballe-Armor est reliée à Paris par TGV en 2 h 8[31].
La ville est desservie par le réseau d'autobus dénommé Distribus.
Toponymie
Lamballe est le nom de l'une des anciennes communes qui forment la commune nouvelle. Le nom vient du breton lann, « ermitage, lieu consacré », suivi du nom de saint Pal, celui-ci étant une probable variante de Pol, sous-entendu Saint Paul Aurélien[32],[33].
Armor, Arvor en breton contemporain, est un substantif de langue bretonne qui désigne la partie maritime d'une entité géographique. Il se compose du préfixe ar « près de, devant » et du nom commun mor « mer »[34],[35].
En breton, le nom de la nouvelle collectivité selon l'Office public de la langue bretonne est Lambal-Arvor[36]. Il reprend la graphie Lambal du nom de la ville-centre, forme attestée par écrit en breton depuis 1732, suivi du mot breton Arvor dont est dérivé le qualificatif Armor en français.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,7 % des toponymes de Maroué, 5,0 % de ceux de La Poterie, 7,6 % de ceux de Saint-Aaron, 4,4 % de ceux de Trégomar, 12,6 % de ceux de Meslin, 16,6 % de ceux de Morieux et 13,3 % de ceux de Planguenoual sont bretons[37].
Histoire
Il convient pour les faits antérieurs à la création de la commune nouvelle de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Le XXIe siècle
La fermeture de la « Route aux grenouilles »
La RD 28, reliant Lamballe-Armor à Pléven, traverse à proximité du village de La Poterie une zone de landes et de mares (dont l'origine remonte aux trous creusés par les potiers les siècles précédents) classée zone Natura 2000, où l'on retrouve la présence de la plupart des espèces d'amphibiens présentes en Bretagne. Mais ces amphibiens devaient traverser la route, empruntée chaque jour par environ 450 véhicules, en période de reproduction, pour rejoindre les mares ; chaque année, plusieurs centaines étaient écrasés. Des militants écologistes ont entre 2016 et 2018, à l'aide de seaux, fait traverser la route à de nombreux batraciens ; la route fut par la suite temporairement fermée à la circulation entre 2019 et 2021 entre la mi-décembre et la mi-mars ; elle est définitivement fermée à la circulation à partir de 2022 afin de protéger les amphibiens. Une première en France[38].
Les Landes de la Poterie vont devenir en 2024 une nouvelle Réserve naturelle régionale, à la suite d'un vote du Conseil régional de Bretagne en date du [39].
Politique et administration
Composition
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Lamballe (siège) | 22093 | Lamballe Terre et Mer | 76,29 | 12 323 (2014) | 162
|
| Meslin | 22151 | CC Lamballe Terre et Mer | 13,92 | 981 (2014) | 70 |
| Morieux | 22154 | CC Lamballe Terre et Mer | 7,55 | 973 (2014) | 129 |
| Planguenoual | 22173 | CC Lamballe Terre et Mer | 32,89 | 2 184 (2014) | 66 |
Liste des maires
Jumelages
Lamballe-Armor est jumelée avec la commune portugaise d'Oliveira do Bairro.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.
En 2023, la commune comptait 17 241 habitants[Note 6], en évolution de +4 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Remarque : la population 2016 indiquée ici est celle de l'ensemble de la commune nouvelle en 2016.
Économie
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
La commune compte sur son territoire le siège de la Cooperl Arc Atlantique et l'abattoir de Lamballe, plus gros abattoir porcin de France.

