Politique étrangère de la Mauritanie
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La politique étrangère de la Mauritanie désigne l’ensemble des relations internationales de la république islamique de Mauritanie depuis son indépendance proclamée en . La Mauritanie est membre de l'Organisation des Nations unies, de l'Union africaine, de l'Union du Maghreb arabe, de la Ligue arabe, et de l'Organisation de la coopération islamique.
Relations avec les autres pays africains
Relations avec le Maroc
Au cours des premières années d’indépendance du Maroc en 1956, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc », englobant notamment la Mauritanie. Rabat renonce à ses prétentions territoriales en 1961, mais continue de nier l’existence de la Mauritanie jusqu’en 1969[1].
En 1975, l'Espagne, ancienne puissance coloniale, se retire du Sahara occidental cédant les deux tiers au Maroc et à un tiers à la Mauritanie, provoquant une rébellion armée du Front Polisario, à la suite de quoi la Mauritanie se retire de sa portion au profit du Maroc[2].
Le Maroc et la Mauritanie sont membres et cofondateurs de l'Union du Maghreb arabe depuis , et de l'Union africaine depuis la réintégration de Maroc en 2017[3],[4].
Relations avec la Tunisie
La Tunisie est l'un des premiers pays à reconnaître l'indépendance de la Mauritanie et à lui apporter son soutien diplomatique par la suite. Cette position provoque la rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et la Tunisie, qui dure quelques années. Ainsi, la Tunisie est l'un des trois parrains de la candidature de la Mauritanie aux Nations unies, à côté de la France et du Liberia. De plus, elle est le seul pays de la Ligue arabe à avoir voté pour son adhésion le , les autres ayant voté contre en s'alignant sur la position marocaine qui revendiquait ce territoire[5].
Dès l'indépendance de la Mauritanie, des relations diplomatiques et des coopérations sont mises en place. La coopération est au départ basée sur la formation des cadres. Ainsi, des bourses sont offertes à des magistrats mauritaniens pour se former en Tunisie. Dans le même temps, une équipe tunisienne contribue à l'organisation de l'Institut national des hautes études islamiques à Nouakchott. De plus, la Tunisie apporte une aide technique et financière dans le secteur bancaire, avec notamment la mise en place de la Banque mauritanienne de développement[5].
Lors de la crise de Bizerte en 1961, le président mauritanien Moktar Ould Daddah apporte son soutien au président tunisien Habib Bourguiba. Il effectue d'ailleurs une visite officielle à Tunis en juillet 1964. Les premiers accords de coopération sont signés entre les deux pays en septembre de la même année, après la visite d'une délégation tunisienne à Nouakchott. Une commission bilatérale est mise en place en mars 1971 pour développer la coopération intergouvernementale[5].
Relations avec l'Algérie
Relations avec la Gambie
En 2017, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz s'implique comme médiateur crise politique gambienne provoquée par le refus du président sortant Yahya Jammeh de quitter le pouvoir après sa défaite lors de l'élection présidentielle de 2016[6]. Alors qu'une intervention militaire est décidée par plusieurs pays voisins pour le chasser du pouvoir Mohamed Ould Abdel Aziz joue un rôle clé dans la résolution pacifique de cette crise en convainquant, par la négociation le président gambien défait de quitter le pouvoir[7].