Portrait de Madame Allouard-Jouan

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Date
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Portrait de Madame Allouard-Jouan
Artiste
Date
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
75 × 57 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
PPP3044, Inlån JSS 416:01Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Modèle
Emma Allouard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Inscription
John S. SargentVoir et modifier les données sur Wikidata

Portrait de Madame Allouard-Jouan est un tableau réalisé vers 1882 par le peintre américain John Singer Sargent. De format vertical, cette huile sur toile est un portrait de la romancière française Emma-Marie Allouard-Jouan, née en 1836. Don du modèle en 1918, l'œuvre est conservée au Petit Palais, à Paris[1].

Emma Marie Cadiot de Montbarbon est une traductrice et romancière française, qui a notamment écrit sous divers pseudonymes et dans de nombreuses revues[2]. C'est en 1859 qu'elle épouse Pierre Allouard dont elle divorce vingt-sept ans plus tard[2]. Elle est notamment connue dans les cercles artistiques, littéraires et politiques de la fin du xixe siècle et tenait elle-même salon au 4, rue Gustave-Flaubert à Paris[2]. Elle possède aussi une résidence secondaire à Dinard, connue comme la villa de Beauvoir, côtoyant le domaine de Pierre et Virginie Gautreau et du domaine de Judith Gautier[2]. C'est au cours de l'été 1883 que le peintre est introduit auprès d'Emma Marie Cadiot de Montbarbon, de Judith Gautier et de Virginie Gautreau, alors qu'il est en train de peindre Madame X[2].

Description

À mi-corps devant un fond sombre, Madame Allouard-Jouan figure vêtue d'une robe et d'un chapeau noirs, le regard vers le point de vue du spectateur. Elle est désignée comme une amie par une inscription de l'artiste qui fait office de dédicace, près de l'angle supérieur gauche de la composition. La signature du portraitiste se trouve dans le coin supérieur droit.

Réception

John Singer Sargent présente ce portrait à l'exposition de la Société internationale de peintres et sculpteurs, à la galerie de Georges Petit en décembre 1882[2]. Le critique d'art américain William Brownell en dit que c'est « un beau et charmant portrait de femme - une aristocrate dont Fortuny n'aurait pas su rendre mieux le sang bleu »[3],[2]. Le critique Henry James parle du « modelé exquis de son visage », ajoutant que « personne mieux que M. Sargent ne saisit la beauté qui réside dans des traits d'une finesse extrême » ainsi que « [Ce visage] demeure gravé dans mon esprit comme une interprétation magistrale de l'allure qu'apporte l'expérience - celle que l'on peut attribuer à une femme légèrement fanée mais éminemment sensible et distinguée »[4],[2].

Références

Bibliographie

Liens externes

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