Prise de Saint-Laurent-la-Roche (1641)
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prise de la place
| Date | Aux environs du 1er novembre 1641 |
|---|---|
| Lieu |
Saint-Laurent-la-Roche (Comté de Bourgogne) |
| Issue |
Victoire comtoise prise de la place |
| Entre 50 et 150 hommes | Entre 50 et 100 hommes |
| Aucune | 25 à 80 prisonniers |
Batailles
- Chronologie de la guerre de Trente Ans
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- Zusmarshausen (05-1648)
- Lens (08-1648)
| Coordonnées | 46° 35′ 58″ nord, 5° 30′ 46″ est | |
|---|---|---|
La prise de Saint-Laurent-la-Roche est une bataille qui eut vraisemblablement lieu le 1er novembre 1641 dans le comté de Bourgogne durant l'épisode comtois de la guerre de Trente Ans. Elle opposa la garnison française du capitaine de Mance à la compagnie de francs-tireurs du capitaine Lacuzon. Cette bataille, bien que mineure sur le plan militaire, eut un très fort retentissement à l'époque[1].
En 1641, la France et le comté de Bourgogne sont en guerre depuis 7 ans. Louis XIII avait investi le comté de Bourgogne. Jusqu'en , la guerre avait plutôt été favorable aux Comtois pourtant inférieurs en nombre. Mais l'armée comtoise a été décimée à la bataille de Cornod[2] et les renforts espagnols et impériaux n'auront pas d'action décisive sur le cours de la guerre. Fort de ce succès et débarrassé de l'armée comtoise, les Français, alliés aux Suédois, peuvent maintenant traverser la Franche-Comté pour anéantir ses villes et villages. En 1637, ils prennent la forteresse de Saint-Laurent-la-Roche, place stratégique et puissante en Franche-Comté[3]. En effet, par sa position, le site contrôle à la fois la plaine et les montagnes de l'actuel Jura[4]. La garnison comtoise ayant été décimée par une épidémie de peste, la place n'avait que peu résisté. Les Français investissent à leur tour la forteresse et s'en servent comme base arrière pour des raids de pillages et d'attaques dans les environs. Pendant 4 années, les Comtois vont subir de nombreux raids violents et cruels de la part des Français en poste dans ce lieu[3].
En 1641, le capitaine Lacuzon, avec ses trois compagnies de francs-tireurs, fait partie des dernières forces militaires comtoises en activité. Prendre le château de Saint-Laurent s'impose rapidement pour lui comme un nécessité stratégique. Mais ses faibles moyens, ainsi que la puissance de la place, rend impossible sa prise par la force.