Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Type | |
|---|---|
| Fondation | |
| Site web |
| Localisation |
|---|
Le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde (ou Prix Carbet des Caraïbes et Tout-Monde) est un prix annuel décerné à la meilleure œuvre littéraire en français ou en créole français des Caraïbes et des Amériques.
Le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde a été fondé à l'initiative de la revue Carbet en 1990. Il vise à promouvoir l'écriture créole et à contribuer à une meilleure compréhension des processus de créolisation. Il récompense les œuvres illustrant l'unité et la diversité des cultures des Caraïbes et des Amériques. Il est décerné chaque année en décembre. À partir de 2013, il est doté de 5000 €.
Entre 1994 et 2006, le prix a été administré par Gérard Delver et l'Association Tout-Monde de Guadeloupe. Depuis 2007, il est administré par l'Institut du Tout-Monde.
Règlement
Les œuvres de n'importe quel genre sont acceptables pour concourir pour le prix. Ils doivent être publiés entre le de l'année précédente et le de l'année d'attribution. Ils doivent être rédigés en français ou en créole, ou traduits dans ces langues. La date limite de soumission est le premier octobre de l'année d'attribution.
Le jury se réunit à huis clos en décembre et l'annonce du prix est faite le même mois.
Jury
De sa création à 2011, le prix a été géré par Edouard Glissant, qui a sélectionné et présidé le jury. En 2011, Patrick Chamoiseau a été élu président du prix.
De 1989 à 2009, Maximilien Laroche était l'un des membres du jury.
Depuis 2013, le jury est composé de :
- Ernest Pépin (Guadeloupe), président du jury
- Patrick Chamoiseau (Martinique)
- Rodolphe Alexandre (Guyane française)
- Michael Dash (Trinidad)
- Samia Kassab-Charfi (Tunisie)
- Diva Damato Barbaro (Brésil)
- Miguel Duplan (Martinique)
- Lise Gauvin (Québec)
- Nancy Morejon (Cuba)
- Romuald Fonkoua (Paris)
- Évelyne Trouillot (Haïti)
Controverse
En 2009, Edouard Glissant et le comité des prix ont annoncé qu'ils attribueraient le prix non pas à un livre ou à une œuvre d'un auteur, mais plutôt à «une vie de travail, éventuellement à l'œuvre de l'esprit», et l'ont remis à un fonctionnaire anticolonial, Alain Plenel. La décision a soulevé des questions sur l'aptitude d'un politicien à un prix littéraire[1].