Promenades (Poulenc)
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| Promenades FP 24 | |
Promenade d'August Macke (1913). | |
| Genre | suite pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 10 |
| Musique | Francis Poulenc |
| Dates de composition | 1921 |
| Dédicataire | Arthur Rubinstein |
| Publication | 1923 Chester |
| Création | Paris, théâtre des Champs-Élysées |
| Interprètes | Arthur Rubinstein |
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Les Promenades sont une suite de dix pièces pour piano du compositeur français Francis Poulenc, écrites en 1921.
Francis Poulenc compose ses Promenades en 1921 pour le pianiste Arthur Rubinstein[1]. Elles sont publiées en 1923 chez Chester, à Londres, et révisées en 1952[2]. Le compositeur présente dix esquisses au langage harmonique sûr représentant dix moyens de transports[1]. À Paul Collaer, le compositeur écrit : « Les dix promenades étant considérées par moi comme dix variations sur dix thèmes différents (un pour chaque promenade), la technique spéciale de chaque numéro achèvera de faire « trompe-l'oreille », vu qu'il y en aura un en tierces, un autre en octaves répétées, etc., etc. Ainsi j'obtiendrai un semblant d'unité »[1].
L'œuvre est créée par le dédicataire, Rubinstein, le à Paris, au théâtre des Champs-Élysées[2].
D'une durée moyenne d'exécution de quinze minutes vingt environ[3], la partition porte la référence FP 24 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Carl B. Schmidt.
Structure
Le cycle comprend dix pièces :
- À pied
- En auto
- À cheval
- En bateau
- En avion
- En autobus
- En voiture
- En chemin de fer
- À bicyclette
- En diligence
Analyse
La première pièce est nonchalante avec un balancement rythmique de barcarolle[1]. En Auto est « très agité » avec ses doubles croches que vient interrompre un épisode central noté « Chopin » en arabesque, avant de s'achever sur un glissando et un trille[1]. À cheval est « modéré » et « bien chanté »[4]. En bateau est un « tumulte sonores de traits variés »[4]. En avion contient des dissonances jouées lentement, dans un grand calme et une grande régularité[4]. En autobus enchaîne les accords sonores en demi-tons notés « con fuoco »[4]. En voiture contraste par sa lenteur[4]. En chemin de fer et À bicyclette sont plus pressés[4]. En diligence, enfin, se conclut paisiblement et même avec mélancolie[4].