Publicii
gens romaine
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Les Publicii sont les membres de la gens Publicia, aussi connue sous les formes archaïques de Poblicia, Pobulicia, Poplicia, Populicia. Ils formaient une famille plébéienne de la Rome antique. À l'exception de leur ancêtre légendaire, les membres de cette gens apparaissent pour la première fois dans la documentation historique au cours de la première guerre punique. C'est de cette époque et des décennies qui suivent que date le seul consulat attesté pour cette famille, celui de Marcus Publicius Malleolus en 232 av. J.-C.[1] ; par la suite, les Publicii s'illustrent principalement par des fonctions militaires subalternes (tribunat militaire, préture) et surtout des fonctions financières de magistrats monétaires et de questeurs hors d'Italie.
Gens Publicia
| Sous la République | ♦Malleolus, ♦Bibulus |
|---|
Légende :
♦Patricien, ♦Plébéien, ♦Consulaire, ♦Sénatorial, ♦Équestre
| Période | Epoque médio-républicaine |
|---|
| Consulat | 1 fois |
|---|---|
| Tribunat plébéien | 1 fois |
Origines

Le nomen Publicius fait partie des noms portant le suffixe -icus[2]. Étymologiquement, il dérive de l'adjectif publicus, mot latin signifiant « du peuple » ou « au peuple »[3]. Bien que cette famille ne soit pas mentionnée dans l'histoire de Rome avant le IIIe siècle av. J.-C., les Publicii prétendaient être issus d'une figure légendaire de l'époque royale, Ancus Publicius, général de la ligue latine venant de Cori. Ce dernier aurait mené, conjointement avec Spurius Vecilius de Lavinium une guerre contre Rome au cours du règne de Tullus Hostilius, troisième roi de Rome. Ce dernier revendiquait la domination de Rome sur les cités du Latium à la suite de la destruction d'Albe la Longue[a 1].
Praenomina connus
À l'exception du fondateur légendaire de cette famille, Ancus, les principaux prénoms connus pour la gens Publicia sont Lucius, Gaius / Caius, Marcus, Quintus et Cnaeus, soit les plus courants du répertoire de l'onomastique latine dans l'Antiquité.
Branches et cognomina attestés
Les Publicii sont connus pour deux branches, ou stirpes, principales : Malleolus et Bibulus[1]. Toutes deux sont contemporaines de l'époque médio-républicaine. Le surnom Malleolus est un diminutif du latin malleus, signifiant marteau, utilisé comme emblème sur les monnaies frappées par les magistrats de cette famille[4],[5]. Les Publicii Malleoli connaissent leur apogée entre le milieu du IIIe siècle av. J.-C., au cours des deux premières guerres puniques, et le début du dernier siècle avant notre ère. Le surnom bibulus signifie quant à lui poivrot, ou soiffard et désignait quelqu'un qui avait coutume de boire de l'alcool[6]. Les membres de cette branche sont connus à partir de la deuxième guerre punique. On retrouve d'autres surnoms plus ponctuels pour cette gens à l'époque impériale[1].
Membres
Sous la République

Publicii précoces ou légendaires
- Ancus Publicius de Cori, général de la ligue latine[a 1].
Publicii Malleoli
- Lucius Publicius, (v. -335 - ?)[7].
- Lucius Publicius Malleolus, (v. -310 - ?)[7].
- Lucius Publicius Malleolus , (v. -280 - ap. -241), édile plébéien avec son frère, Marcus, en 241 av. J.-C. ; lui et son frère Marcus instaurèrent également la fête des Floralia[a 2],[a 3],[a 4],[a 5],[7].
- Marcus Publicius Malleolus, (v. -275 - ap. -232), édile en 241 av. J.-C. et consul en 232 av. J.-C., il dirige la guerre contre les Sardes[a 6],[7]. [n 1].
- Marcus Publicius Malleolus, (v. -250 - ?), attesté par une inscription dédicatoire à Esculape, découverte à Rome, datée entre 225 et 200 av. J.-C.[b 1]
- ? (Publicius Malleolus), (v. -225 - ?);
- ? (Publilius Malleolus), (v. -200 - ?);
- Caius (Publilius Malleolus), (v. -175 - ?);
- Caius Publicius Malleolus, (v. -150 - ap. -118), magistrat monétaire chargé de la fondation de Narbo Martius en 118 av. J.-C.[8],[9].
- Caius Publicius Malleolus, (v. -115 - -80), triumvir monetalis à la fin des années 90 av. J.-C. et questeur en 80 attaché au service du proconsul de Cilicie, Cnaeus Cornelius Dolabella. Il se rend coupable de prévarication et de concussion à l'encontre des locaux. Après s'être considérablement enrichi, il meurt douteusement sur place, et est remplacé par Verrès, que Cicéron accuse du meurtre (probablement par artifice rhétorique)[a 7],[10],[5].
- (Publicius) Malleolus, (v. -90 - ap. -80);
- Caius Publicius Malleolus, (v. -115 - -80), triumvir monetalis à la fin des années 90 av. J.-C. et questeur en 80 attaché au service du proconsul de Cilicie, Cnaeus Cornelius Dolabella. Il se rend coupable de prévarication et de concussion à l'encontre des locaux. Après s'être considérablement enrichi, il meurt douteusement sur place, et est remplacé par Verrès, que Cicéron accuse du meurtre (probablement par artifice rhétorique)[a 7],[10],[5].
- Publicius Malleolus, (v. -140 - -101), célèbre pour être le premier Romain accusé et jugé pour matricide en 101 av. J.-C., acte pour lequel il fut condamné à être cousu à un sac et jeté dans la mer[a 8],[a 9],[a 10].
- Caius Publicius Malleolus, (v. -150 - ap. -118), magistrat monétaire chargé de la fondation de Narbo Martius en 118 av. J.-C.[8],[9].
- Caius (Publilius Malleolus), (v. -175 - ?);
- ? (Publilius Malleolus), (v. -200 - ?);
- ? (Publicius Malleolus), (v. -225 - ?);
- Marcus Publicius Malleolus, (v. -250 - ?), attesté par une inscription dédicatoire à Esculape, découverte à Rome, datée entre 225 et 200 av. J.-C.[b 1]
- Lucius Publicius Malleolus, (v. -310 - ?)[7].
- Inscription latine de la fin du IIIe siècle av. J.-C., mentionnant une offrande faite par Marcus Populicius / Publicius, fils de Marcus, à la divinité Esculape, acquittée en remerciement pour un vœu effectué.
Publicii Bibuli
- Lucius Publicius Bibulus, tribun militaire de la deuxième légion en 216 av. J.-C., au début de la deuxième guerre punique[a 11],[11].
- Gaius Publicius Bibulus, tribun de la plèbe en 209 av. J.-C., opposant de Marcus Claudius Marcellus, à qui il réussit à faire retirer son imperium (il est cependant réélu consul l'année suivante). Il s'agit probablement du même Publicius qui fit passer la lex Publicia de cereis, libérant les pauvres de l'obligation de fournir à leur patron des bougies de cire lors de la fête des Saturnales[a 12],[a 13],[12].

Autres
- Gaius Publicius, mentionné par Caton l'Ancien et par Cicéron, il pourrait s'agir, selon Glandorp, du même Gaius Publicius que le tribun de 209[a 14].
- Lucius Publicius, marchand d'esclave, ami de Sextus Naevius, que Cicéron mentionne en 81 av. J.-C.[a 15].
- Marcus Publicius M. f. Scaeva, sénateur en 73 av. J.-C.[b 2],[13].
- Publicius, devin mentionné par Cicéron[a 16].
- Publicius, chevalier reconnu coupable de brigue électorale illégale et d'ambition vers 70 av. J.-C.[a 17].
- Publicia, jeune fille devenue Flaminica Martialis en 69 av. J.-C. lorsque son mari, Lucius Cornelius Lentulus Niger est inauguré comme Flamine de Mars[14].
- Quintus Publicius Q. f., préteur vers 67 av. J.-C., préside le procès de Decimus Matrinius que Cicéron défend[a 18],[15].
- Gaius Publicius Q. f., triumvir monetalis en 80 av. J.-C., probablement le frère du précédent[16].
- Quintus Publicius Q. f. Q. n., sénateur inhumé à Vérone et dont la stèle funéraire inscrite a été retrouvée. Il fut légat avec rang de propréteur d'une province inconnue[17].
- Publicius Gellius, juriste, élève de Servius Sulpicius Rufus, pouvant possiblement être identifié à Quintus Publicius, le préteur de 67[a 19],[18].
- Publicius, membre de la Conjuration de Catilina[a 20].
- Marcus Publicius, légat avec rang de propréteur en Espagne sous Pompée le Jeune entre 46 et 45 av. J.-C., qui fit battre monnaie avant la bataille de Munda[19].
- Gnaeus Publicius Menander, affranchi mentionné par Cicéron dans un de ses discours (Pro Balbo)[a 21].
Sous le Principat
Publicii Certi
- Publicius Certus, (v. 55 - v. 98), délateur sous Domitien, consul désigner en 97, exclu du sénat par la plaidoirie de Pline[a 22].;
- Caius Quinctius Certus Publicius Marcellus, (v. 80 - ap. 135), consul suffect en 120, reçoit les ornements du triomphe pour sa victoire dans la répression de la Révolte de Bar Kokhba.
Publicii de Corinthe
- (Publicius), (v. -10 - ?);
- ? Cnaeus Publicius Regulus, (v. 15 - ap. 50/1), IIvir de Corinthe[20].;
- Marcus (Publicius), (v. 20 - ?);
- Marcus (Publicius), (v. 45 - ?);
- Marcus (Publicius), (v. 70 - ?);
- Cnaeus Publicius Rusticus, (v. 90 - ap. v. 130), IIvir de Corinthe;
- Marcus Publicius, (v. 115 - ap. v. 150);
- Cnaeus Publicius Rusticus, (v. 90 - ap. v. 130), IIvir de Corinthe;
- Marcus (Publicius), (v. 70 - ?);
- Marcus (Publicius), (v. 45 - ?);
Autres
- Flavia Publicia, virgo vestalis maxima vers 247/57.