Qin Guan
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Gaoyou, Empire chinois
Tengzhou (Tengxian, Guangxi)
1. Shaoyou (少游)
2. Taixu (太虚)
pseudonymes :
1) Huaihai Jushi (淮海居士)
2. Hangou Jushi (邗溝居士)
| Naissance | Gaoyou, Empire chinois |
|---|---|
| Décès |
(à 51 ans) Tengzhou (Tengxian, Guangxi) |
| Nom de naissance |
Qin Guan |
| Autres noms |
noms de courtoisie : 1. Shaoyou (少游) 2. Taixu (太虚) pseudonymes : 1) Huaihai Jushi (淮海居士) 2. Hangou Jushi (邗溝居士) |
| Époque | |
| Nationalité | |
| Activité |
fonctionnaire poète représentant du style élégant de la dynastie des Song |
| Père |
Qin Yuanhua |
| Enfant |
Qin Zhan (d) |
Le Recueil de Huaihai (淮海集) Poèmes ci de Huaihai (淮海词) |
Qin Guan (chinois : 秦观 ; chinois traditionnel : 秦觀 ; pinyin : ; Wade : Ch'in Kuan), noms de courtoise Shaoyou (少游) et Taixu (太虚), pseudonymes Huaihai Jushi (淮海居士) et Hangou Jushi (邗溝居士) est un poète et un fonctionnaire de la dynastie Song du Nord[a 1]. Il est l'un des « Quatre érudits de Sumen » avec Huang Tingjian, Zhang Lei et Chao Buzhi[1]. C'est aussi un disciple de Su Shi. Sa poésie est subtile, gracieuse et il est connu pour ses poèmes d'amour. Il a même acquis le surnom de « Seigneur aux nuages effleurant les montagnes » (山抹微云君) grâce à son poème Parfum remplissant la cour (满庭芳: 山抹微云)[2]. Au cours de sa vie, il subit de nombreux exils qui influencent ses écrits[1]. Il meurt en 1100 à Tengzhou.
Premières années
Qin Guan naît en décembre 1049 durant la première année de l'ère Hangyou de la dynastie des Song du Nord, dans la ville de Gaoyou. Il est le fils de Qin Yuanhua. À l'âge de neuf ans, il maîtrise déjà les principes essentiels du Classique de la piété filiale, des Entretiens de Confucius et des Œuvres de Mencius[3]. Durant sa jeunesse, Qin Guan est ambitieux et nourrit le projet de conquérir les royaumes Liao et Xia[4].
Quand Sun Jue devient gouverneur de district de Wuxing, Qin Guan — un de ses parents — devient un de ses conseillers et il se lie d'amitié avec lui et Dao Qian. Il lit des ouvrages militaires sous la direction de Sun Jue et compose L'Ode de Guo Ziyi rencontrant seul les ennemis à cheval (郭子仪单骑见虏赋)[3]. En 1076, à la suite du décès de sa grand-mère, Qin Guan retourne à Gaoyou pour observer le deuil. En août de la même année, il accompagne Sun Jue à Liyang pour visiter le temple Huiji et rencontrer taoïste Zhaoqing (昭庆)(1027–1089) de Zhannan. L'année suivante, il retourne à Gaoyou et s'adonne à l'agriculture.
Carrière
En avril 1078, Qin Guan se rend à Xuzhou et rencontre pour la première fois Su Shi, un homme politique et un poète de grande renommée qui défend le guwen, la prose antique. Il devient officiellement son disciple[3]. À l'automne de la même année, il se rend dans la capitale Bianjing (汴京) (actuelle Kaifeng) pour passer l'examen impérial, examen auquel il échoue. Il retourne dans sa ville natale et rédige l'Épitaphe de la fermeture du portail (掩關銘). Au cours de cette période, il maintient une correspondance fréquente avec Su Shi et son frère Su Zhe. Su Shi dit que le talent de Qin Guan est l'équivalent de celui des poètes de grande renommée du IIIe siècle av. J.-C., Qu Yuan et Song Yu[5].
En 1082, il échoue à l'examen du ministère des Rites[4]. L'année suivante, il écrit le Livre sur les vers à soie (蚕书), le Recueil de voyages (逆旅集) et il compose nombre de chansons et de poèmes en souvenir de ses amitiés[3]. En 1084, l'homme d'État et renommé poète Wang Anshi lit les écrits de Qin Guan et il dit : « Ses poèmes sont clairs et frais comme ceux de Bao et Xie[a 2] »[6], des poètes célèbres du ve siècle.
En 1085, Qin Guan réussit l'examen impérial et il obtient ainsi le titre de jinshi[a 3],[2]. Il rédige alors Remerciements pour l'examen d'avancement[1] et il est tout d'abord nommé préfet du district de Dinghai (actuelle Ningbo), mais il n'occupera pas ce poste[7]. En octobre de la même année, il est nommé professeur à la préfecture de Cai. Comme il voue une grande admiration pour le lettré Ma Shaoyou[a 4], il change son nom de courtoisie en Shaoyou. Au printemps suivant, il se rend à la capitale pour participer à l'examen impérial sur les écrits et il y présente trente essais[3], examen qu'il réussit. Il retrouve dans cette ville Huang Tingjian, Zhang Lei et Zhao Buzhi (zh), formant avec eux les « Quatre Lettrés de Sumen ». En 1090, sous les recommandations de Su Shi, il est nommé docteur à l'Académie impériale, chargé de la révision des livres de l'édition Huang (负责校对黄本书籍) et il relève du Secrétariat impérial[5]. À la suite des attaques de Jia Yi (賈易) membre du parti de Luoyang, il perd son emploi et est rétrogradé à son poste précédent. Mais, un an plus tard, en 1092, il est rétabli dans ses fonctions au bureau des Archives impériales et reçoit le titre de « Zuo Xuande Lan »[a 5],[7].
Exils et fin de vie

De 1094-1100
En raison de son appartenance au groupe de Su Shi, il est impliqué dans les luttes politiques et il est exilé à Hangzhou comme commissaire adjoint[2]. Il a 46 ans. Puis, il est accusé d'avoir altéré les archives impériales en s'alignant sur la pensée de Su Shi, ce qui entraîne une nouvelle disgrâce. Il est muté à la gestion des taxes d'alcool à Chuzhou[2]. Au printemps 1096, il est de nouveau démis de ses fonctions et il est rétrogradé et exilé à Chenzhou[8].
L'année suivante, un décret impérial lui confie la gestion de Hengzhou (actuelle Guangxi) où il se rend au printemps suivant. Toujours la même année, en septembre, un nouveau décret impérial le démet de ses fonctions et il est exilé à Leizhou[8]. Une fois à Leizhou, il entretient une correspondance régulière avec Su Shi qui, lui, est exilé à Qiongzhou (actuel Hainan)[5]. Finalement, en mai 1100, à la mort de l'empereur Zhezong, le nouvel empereur Huizong monte sur le trône, décrète une amnistie et fait rappeler plusieurs fonctionnaires dont Qin Guan qui est aussitôt rétabli dans ses fonctions de Zuo Xuande Lan[1]. Ayant retrouvé son poste de rédacteur en chef des Archives impériales, Qin Guan retourne vers le nord en 1100, mais il meurt en cours de voyage à Tengzhou, à l'âge de cinquante et un ans[a 6].
Famille
En 1067, il épouse Xu Wenmei, la fille de Xu Chengfu, secrétaire de Ningtai à Tanzhou. Il a eu un fils, Qin Zhan, qui fut magistrat adjoint à Changzhou et une fille dont le nom est inconnu, mais qui avait épousé le fils de l'historien et érudit Fan Zuyu[9].
Il a eu aussi au moins une concubine, une ancienne servante, Bian Chaohua. Qin Guan la renvoya deux fois après quoi, en 1093, elle se fait religieuse[1].