Queen Square (Bath)
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Queen Square est une place entourée de maisons georgiennes dans la ville de Bath, en Angleterre. Queen Square est le premier élément de « la séquence architecturale la plus importante de Bath », comprenant The Circus ainsi que le Royal Crescent[1]. Tous les bâtiments composant la place sont classés Grade I.
| Queen Square | |||
21-27 Queen Square, côté nord de la place | |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Coordonnées | 51° 23′ 01″ nord, 2° 21′ 49″ ouest | ||
| Pays | |||
| Subdivision administrative | Somerset | ||
| Ville | Bath | ||
| Morphologie | |||
| Type | Place | ||
| Géolocalisation sur la carte : Somerset
Géolocalisation sur la carte : Angleterre
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Le développement originel est entrepris par John Wood l'Ancien (en) au début du XVIIIe siècle. Il conçoit les façades des édifices suivant les règles du Palladianisme puis sous-traite la construction du reste des bâtiments à des entrepreneurs individuels. L'obélisque au centre de la place est érigé par Beau Nash en 1738 en l'honneur de Frédéric de Galles.
Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux monuments du côté sud de la place sont endommagés par les bombardements du Blitz de Bath. Suite à la restauration, la plupart des bâtiments sont désormais des bureaux où le côté ouest abrite la Bath Royal Literary and Scientific Institution et le côté sud, l'hôtel Francis.
Vision
Queen Square est le premier développement spéculatif de l'architecte John Wood l'Ancien, qui vivra plus tard dans l'une des maisons de la place.
Wood entreprend de redonner à Bath ce qu'il considère comme sa gloire antique d'antan, en tant que l'une des villes les plus importantes et les plus significatives de Grande-Bretagne. En 1725, il développe un plan ambitieux pour sa propre ville :
J'ai commencé à orienter [ses] pensées vers l'amélioration de la ville par la construction[2].
Les grands projets de Wood pour Bath sont constamment entravés par la municipalité (conseil municipal), les ecclésiastiques, les propriétaires fonciers et les financiers. Au lieu de cela, il aborde Robert Gay, un chirurgien barbier de Londres, ainsi que le propriétaire du domaine de Barton Farm dans le manoir de Walcot, à l'extérieur des murs de la ville[3]. Sur ces champs, Wood établit le style architectural de Bath, les principes basiques desquels sont copiés par tous les architectes qui lui ont succédé[3].
Développement

Queen Square est un élément clé de la vision de Wood pour Bath. Nommée ainsi en l'honneur de la reine Caroline, l'épouse de George II, la place est conçue pour ressembler à un palais avec des ailes et une cour d'honneur visible depuis le côté sud :
- Côté nord : Les numéros 21 à 27 constituent le côté nord, que Nikolaus Pevsner décrit comme « l'une des plus belles compositions palladiennes d'Angleterre avant 1730 ».
- Côté ouest : le côté ouest (numéros 14 à 18 et 18A, 19 et 20) est réalisé par John Pinch en 1830 et diffère du design original de Wood, le bloc central étant de style néo-grec.
Wood écrit que :
L'objectif d'une place en ville est de permettre aux gens de se rassembler[2].
Il comprend que la société polie apprécie défiler, et pour ce faire, Wood propose de larges rues, avec des trottoirs surélevés, et un jardin central aménagé avec soin. Le jardin formel est aménagé avec des allées de gravier, des plantations basses et était à l'origine entouré d'une balustrade en pierre[3]. Les grilles actuelles datent de 1978, une réplique des originales d'avant la Seconde Guerre mondiale. La superficie du jardin à l'intérieur des grilles est exactement d'un acre (63,6 mètres sur 63,6 mètres).
Avec les bâtiments palladiens de Queen Square, Wood a « établi de nouvelles normes en matière de développement urbain, tant par leur ampleur que par leur audace et leurs conséquences sociales »[1]. L'élégante façade nord grandiose de sept maisons de ville individuelles, en mettant l'accent uniquement sur la maison centrale pour suggérer une entrée grandiose, est annoncée comme le plus grand triomphe de Wood, or, les trois autres ailes servent délibérément de contrepoint à cette façade de palais ostentatoire. Les côtés est et ouest de la place sont les ailes du «palais», qui entourent une cour d'honneur. Wood s'inspire sans aucun doute de la place de Covent Garden à Londres conçue par Inigo Jones et peut-être aussi du quadrilatère de Peckwater à Christ Church, à Oxford, dessiné par Dean Aldrick[1].
Bâtiment spéculatif
À Queen Square, Wood introduit la construction spéculative à Bath. Cela signifie que bien que Wood loue le terrain à Robert Gay pour 137 livres sterling par an, conçoit les façades et divise le terrain en parcelles de construction individuelles, il sous-loue à d'autres constructeurs ou maçons indépendants. Ils disposent de deux ans de délai pour ériger les murs et poser le toit, après quoi ils doivent payer un loyer plus conséquent[4]. Le marché immobilier de Bath étant en plein essor, la plupart des terrains sont réservés avant la fin des deux ans, ce qui assure au constructeur les revenus nécessaires pour achever la maison. En définitive, cela signifie moins de travail et de risque pour Wood ; de plus, il perçoit 305 £ par an de loyer, lui laissant un bénéfice substantiel de 168 £ – l’équivalent (en termes de revenus moyens) de 306 000 £ en 2012[3].
Obélisque
L'obélisque au centre de la place, duquel Wood est « excessivement fier », est érigé par Beau Nash en 1738 en l'honneur de Frédéric de Galles. Il s'élevait autrefois d'un bassin circulaire jusqu'à un point de 21 m de haut, mais une violente tempête en 1815 le tronqua[5].
Histoire
Wood décide de résider au numéro 9, sur le côté sud, jusqu'à son décès (Le numéro 9 est maintenant l'entrée de l'hôtel Francis). C'est ici qu'il a la plus belle vue imaginable :
Conformément à la forte estime de soi de Wood, il était logique qu'il ait élu domicile dans la maison centrale du côté sud. De là, il pouvait admirer, sur un axe central, son obélisque égyptien et le palais à 23 travées du côté nord[6].
Bien que se situant extra-muros, Queen Square devient rapidement une résidence populaire pour la société georgienne de Bath. Elle est éloignée des villes bondées du Bath médiéval, or, l'abbaye, le Grand Pump Room, les Assembly Rooms et les thermes sont à deux pas. Au nord, la vision de Wood se poursuit avec Gay Street, où vécut Jane Austen ; le Circus, qui devint la demeure de l'artiste georgien Thomas Gainsborough ; puis le long de Brock Street jusqu'au Royal Crescent[7].
Seconde Guerre mondiale
Durant la seconde guerre mondiale, entre la soirée du 25 avril et le début de matinée du 27 avril 1942, Bath subit trois raids aériens en représailles aux raids de la RAF sur les villes allemandes de Lübeck et de Rostock, dans le cadre de la campagne de la Luftwaffe plus connue sous le nom de Blitz de Baedeker[8]. Pendant le Blitz de Bath, plus de 400 individus sont assassinés, et plus de 19 000 bâtiments sont endommagés ou détruits[8].
Lors des raids, une bombe explosive de 500 kilogrammes (1 100 lb) atterrit du côté est de la place, endommageant des maisons du côté sud[8]. L'hôtel Francis perd 24 mètres de la façade de son hôtel, et la plupart des édifices de la place subissent des dommages dus aux éclats d'obus. Le nombre de victimes sur la place est faible compte tenu de l'ampleur des dégâts, la majorité des clients et du personnel de l'hôtel s'étant réfugiés dans le sous-sol de l'établissement[8].
Les monuments ont été restaurés, bien que certains signes du bombardement demeurent[8].
De nos jours
Tous les bâtiments sont classés monuments historiques de Grade I par Historic England.
Les numéros 16 à 18 sont désormais occupés par la Bath Royal Literary and Scientific Institution. L'aile sud (numéros 5 à 11), initialement laissée ouverte, est aujourd'hui occupée par l'hôtel Francis, un établissement 4 étoiles.
La place accueille de nombreuses attractions chaque année, tels qu'un marché français, un marché italien et un week-end de pétanque.
Le 30 octobre 2011, la place est occupée dans le cadre du mouvement mondial Occupy, les manifestants, sous la bannière d'Occupy Bath, installant des tentes et créant d'autres structures temporaires. Les manifestants organisent divers débats, conférences et événements musicaux liés aux inégalités financières. Le camp est démantelé le 10 décembre 2011, où les manifestants jurent de poursuivre leurs actions par d'autres moyens.