Quill (satellite)
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satellites de reconnaissance radar
| Organisation |
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|---|---|
| Constructeur |
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| Domaine | Reconnaissance militaire |
| Type de mission | Reconnaissance radar |
| Statut | mission achevée |
| Lancement | 21 décembre 1964 |
| Lanceur | Thor-Agena |
| Durée de vie | 5 jours |
| Désorbitage | 11 janvier 1965 |
| Identifiant COSPAR | 1964-087A |
| Masse au lancement | 1477 kg |
|---|---|
| Source d'énergie | batteries |
| Altitude | 250 km |
|---|---|
| Inclinaison | 70,08° |
| KP-II | Radar à synthèse d'ouverture |
|---|
Quill est un satellite de reconnaissance radar américain lancé en 1964. Il s'agit du premier satellite de ce type. Il utilise un radar à synthèse d'ouverture qui présente l'avantage de permettre la réalisation d'images malgré la présence d'une couverture nuageuse. Le résultat de l'unique mission réalisée n'ayant pas donné satisfaction, cette technique ne sera à nouveau mise en œuvre que 20 ans plus tard.
Depuis 1960 les États-Unis lancent à fréquence rapprochée des satellites de reconnaissance (principalement des KH-4) utilisant une caméra pour photographier notamment les installations militaires de l'Union soviétique. En présence de nuages, aucun image ne peut être obtenue. Le National Reconnaissance Office (NRO), chargé du développement des satellites de reconnaissance, fait construire au début des années 1960 le satellite Quill pour expérimenter le recours à un radar à synthèse d'ouverture. Celui-ci présente l'avantage par rapport à un satellite de reconnaissance optique de pouvoir effectuer des images par tous temps en particulier lorsque des nuages recouvrent la région photographiée. Le satellite développé par Lockheed utilise un radar Doppler à modulation d'impulsion dérivé d'un modèle de radar existant AN/UPQ-102. Le satellite est lancé le et pour des raisons à la fois diplomatiques et de sécurité il est testé uniquement au-dessus du territoire américain. Au cours de la mission qui dure 5 jours (l'énergie du satellite est fournie par des batteries), une superficie de 260 000 m² est observée dans l'ouest et le nord-est des États-Unis dont 80% fournit des images exploitables. Les données sont transmises en bande UHF aux stations au sol. Par ailleurs les photos argentiques des 7 premières passes sont ramenées au sol par l'unique capsule dont dispose le satellite. Le satellite est détruit au cours de sa rentrée atmosphérique qui a lieu le . Mais la résolution spatiale des images obtenues n'est pas jugée satisfaisante et le développement du projet est arrêté après ce premier vol. Il faudra attendre les années 1980 pour que, les progrès techniques dans le domaine de l'électronique aidant, les États-Unis mettent à nouveau en œuvre un radar avec la série des Lacros[1].