Quintette pour piano et cordes de Borodine
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Le Quintette pour piano et cordes est une œuvre de musique de chambre du compositeur russe Alexandre Borodine, écrit en 1862.
Il s'agit de la première œuvre de maturité du compositeur[1]. Il découvre alors l'Italie en compagnie d'Ekaterina Protopopova et découvre par la même occasion les œuvres pour piano de Franz Liszt et Robert Schumann[1].
Structure
Analyse
Andante
Le premier mouvement laisse d'abord place au piano, qui donne un premier thème en do mineur[1]. Le violoncelle joue quelques échos de cette introduction[1]. Cependant, c'est avec le deuxième thème que s'instaure un dialogue entre les cordes et le piano[1]. Un tutti des cordes mets fin à l'énonciation de l'exposition par le piano[1]. Le violoncelle énonce ensuite une variante du premier thème, accompagné des deux violons et de l'alto[1]. Le clavier reprend ensuite cette énonciation avant de conclure[1].
Scherzo
Le scherzo en la mineur est le mouvement le plus original de l'œuvre[1]. Le thème, plutôt dansant, est donné par l'alto et le piano, avant d'être repris par le violon qui amplifie le sujet[1]. De nombreux commentateurs ont vu dans ce scherzo une musique d'inspiration populaire russe[2]. Cependant, une étude plus poussée montre plutôt une musique de danse académique à la liberté tziganes plus qu'une danse russe paysanne[2]. Les cordes mènent le sujet jusqu'à ce que le piano reprenne le thème avant de clore ce mouvement, par des cordes en pizzicato, qui ne possède ni trio ni coda[2].
Finale
Le troisième et dernier mouvement est de forme rondo, dans la tonalité de do mineur[2]. Il reprend le thème du premier mouvement, laissant le piano développer ses ressources de timbre et de contraste du thème[2]. Les cordes jouent sur le mode brillant (premier et deuxième violons) ou élégiaque (alto et violoncelle)[2].