Râches
commune française du département du Nord
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Râches est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.
| Râches | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Edith Bourel 2020-2026 |
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| Code postal | 59194 | ||||
| Code commune | 59486 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Rachois | ||||
| Population municipale |
2 672 hab. (2023 |
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| Densité | 549 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 25′ 03″ nord, 3° 08′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 17 m Max. 44 m |
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| Superficie | 4,87 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Douai (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Orchies | ||||
| Législatives | Dix-septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.raches.fr | ||||
| modifier |
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Géographie

Localisée au nord-est de Douai dont elle est séparée de 6 km, Râches est une petite commune située sur les bords de la Scarpe. Elle est distante de 25 km de Lille.
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, la Raches Aval, le Courant des Vingt-Quatre Pieds et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].
La Scarpe canalisée et une section canalisée de la Scarpe, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Arras et se jette dans l'Escaut canalisée à Mortagne-du-Nord, après avoir traversé 34 communes[2].
Le Raches Aval, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Roost-Warendin et se jette dans la Scarpe canalisée à Marchiennes, après avoir traversé cinq communes[3].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[4].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 687 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 6 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Voies de communications et transport
Voies routières
Ville de passage, la commune est traversée du nord au sud par la route départementale 917, également appelée "Route Nationale", qui relie Lille à Douai. Connectée à cette dernière, au nord de la commune, la route départementale 938 conduit elle vers Tournai, en Belgique. Ces deux voies constituent les principaux axes routiers de Râches.
Il existe également un axe secondaire, la route départementale 8, qui conduit à l'est vers Anhiers et à l'ouest vers Roost-Warendin.
Transports en commun
La commune est desservie par la ligne 16 du réseau urbain Évéole. De plus, le réseau interurbain Arc-en-Ciel 2 dessert la commune par le biais de la ligne 856 reliant Douai et Lille et de la ligne 857 reliant Douai et Orchies.
Voies vertes
Une voie verte empruntant l'ancien chemin de halage de la Scarpe relie, sur 37 km, Douai à Mortagne-du-Nord, point de confluence entre la Scarpe et l'Escaut.
Urbanisme
Typologie
Au , Râches est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[17],[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[18]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones urbanisées (25,9 %), forêts (18,1 %), zones agricoles hétérogènes (12 %), zones humides intérieures (4,5 %), mines, décharges et chantiers (0,9 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Histoire
Le pont de Râches sur la Scarpe vit passer les armées de Philippe le Bel en 1297 et celles de Louis XIV en 1676[22].
Pierre de Haverskerque, seigneur de Rasse, combat et trouve la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415[23].
La seigneurie fut érigée en haute justice (justice seigneuriale) par Philippe le Bon puis en comté par le roi d'Espagne en 1665[24], en principauté par Louis XIV en 1701[25].
Le titre de prince (érection en principauté) est donné à Madrid le par le roi d'Espagne (à l'époque la région appartenait à l'Espagne) à Eug̠ène de Berghes, comte de Râches, seigneur de Boubers, membre du conseil de guerre du roi, maître de camp général des armées aux Pays-Bas, chevalier de la Toison d'Or, en sa faveur et pour ses descendants, « mâles et femelles », avec permission d'appliquer ce titre sur celle de ses terres qui lui plaira, pourvu qu'elle soit située sous domination d'Espagne. Il sert le roi depuis 1642, passé par les différents grades et nommé en 1678 maitre de camp général. Il s'est conduit à la satisfaction du roi sur plusieurs champs de bataille. Il est le chef de l'illustre maison des châtelains vicomtes héréditaires de Berghes-Saint-Winoc (Bergues) (Maison de Berghes-Saint-Winock) connue depuis 975, qui a toujours servi ses princes, qui a possédé de grandes terres et qui a passé alliance avec les grandes familles de l'Artois et du comté de Flandre, (maisons ou familles de Saint-Pol, Gand, Guînes, Wavrin, Saveuse, Ghistelle, Créquy, etc.[26]. Le , Eugène de Berghes a prêté serment en tant que prince de Râches. Il meurt sans enfants et sans avoir fait le choix d'une terre pour lui appliquer le nom de principauté de Râches. Cette terre passe alors à son frère Charles Alexandre de Berghes, chevalier du conseil de guerre du roi, colonel d'un régiment d'infanterie allemande. Puis elle échet à sa fille Marie Françoise de Berghes, son unique héritière, nièce d'Eugène. Cette dame devenue princesse et comtesse de Râches, a épousé Philippe Ignace de Berghes, et déclare avec autorisation de son mari, appliquer le titre de principauté de Râches sur sa terre de Zetrud-Lumay au comté de Namur[26], en terre espagnole. En , des lettres, enregistrées le , données à Marly, confirment le titre de principauté donnée à la terre de Râches, près de Douai, en faveur de Philippe Ignace de Berghes, prince de Râches et de Marie Françoise de Berghes, princesse de Râches, son épouse. Elles rappellent l'obtention de titre de prince par Eugène de Berghes, oncle de l'épouse en 1681 et la désignation en , par Philippe Ignace et sa femme de la terre de Zetrud-Lumay pour en porter le titre. Depuis, désirant vivre sous la domination du roi de France, ils demandent le transfert du titre sur leur comté de Râches, près de Douai, qui est un bourg paroisse ayant toutes les justices et de nombreux droits seigneuriaux ainsi que plusieurs fiefs qui en relèvent et qui, avec l'union de la terre de Boubers, sise au comté d'Artois et relevant du château d'Hesdin, en a fait une terre d'un revenu considérable et peut aisément soutenir le nom, titre et qualité de principauté[27].
En , sont données des lettres patentes, enregistrées le , qui réunissent les seigneuries de Fortel-en-Artois et la baronnie de Ligny-sur-Canche à la principauté de Râches et ordonnent qu'à défaut d'enfant mâle de Jean Joseph de Berghes et de Marie Josèphe Isabelle de Berghes, son épouse, il y ait substitution pour le titre de prince de Râches, en faveur de la fille qui se trouvera la plus proche, à la charge de celui avec qui elle sera mariée de prendre et porter les armes de Berghes-Râches. Jean Joseph de Berghes est le frère cadet de Philippe Ignace et Marie Joseph Isabelle de Berghes, son épouse est la fille et héritière du défunt Philippe Ignace, (Jean Joseph a donc épousé sa nièce). Les terres de Fortel-en-Artois et de Ligny-sur-Canche ont été acquises par Jean Joseph de Berghes et son épouse par retrait, (retrait lignager), comme lignage de dame Claude de Bourbon sa trisaïeule); Fortel-en-Artois est mouvante du roi à cause du château d'Hesdin, Ligny-sur-Canche relève de l'évêque d'Amiens. Ils demandent aussi la substitution masculine, graduelle et perpétuelle portée par leur testament du , ce qui leur est accordé[28].
La ville de Râches a été libérée par les armées britanniques pendant la seconde guerre mondiale.
La ville de Râches fut desservie par le transport ferroviaire jusqu'en 1980 pour le transport de marchandises. Son ancienne gare, transformée aujourd'hui en habitation, existe toujours.
Toponymie
Raisse, Raisce (XIIIe siècle), Pont-à-Rache[29], Raches-les-Douai
Heraldique
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-trois sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 965 inscrits, dont 545 votants (27,74 %), 9 votes blancs (1,65 %) et 492 suffrages exprimés (90,28 %). La liste Mieux vivre ensemble à Râches menée par la maire sortante Édith Bourel recueille l'intégralité des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[30],[31].
Liste des maires
Maire de 1802 à 1808 : Her[32],[33].
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Maurice Delevallée (d)[34] ( - ) | 10 ans | Section française de l'Internationale ouvrière Parti communiste français | ||
| Georges Breux (d) | ||||
| Alain Segond (d)[35] (né le ) | (démission) | 25 ans et 10 mois | divers gauche | |
| Édith Bourel (d)[36],[37] (née le ) | En cours | 11 ans et 2 mois | divers gauche | |
| Hyacinthe Denisse (d) ( - ) | ||||
| Jean-Baptiste Montagne (d) (mort le ) | ||||
| Hyacinthe Denisse (d) ( - ) | ||||
- Tombe de Jean-Baptiste Montagne.
- Tombe de Jean-Baptiste Montagne.
- Tombe de Hyacinthe Denisse père et fils.
- Tombe de Hyacinthe Denisse père et fils.
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 2 672 habitants[Note 7], en évolution de −2,48 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 348 hommes pour 1 371 femmes, soit un taux de 50,42 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Revenu des ménages
En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 22 130 € [44]:
Lieux et monuments
- Église Saint-Léonard (XIXe siècle)[47].
- Musée archéologique Arkéos
- Un château s'élevait à droite du pont. Louis XIV y entretient une garnison, obliger de se retirer après la conquête de la Flandre, il fit sauter le château le [48].
- au XIIIe siècle existait un Hôpital à Raches. Il fut cité dans plusieurs testaments en 1274 dans le testament de Marguerite Baudane, veuve de Gillion Mulet et en 1320 dans celui de Marguerite Mulet dite Baudane, fille de celle-ci et fondatrice de la maison des Huit Prêtres de Douai.
- Verrerie, vitres, blanc, demi-blanc Lefebvre & Cie (1856-) à Râches[49]
Personnalités liées à la commune
- Hugues Duquesne, comédien né le
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Râches sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
