Boubers-sur-Canche

From Wikipedia, the free encyclopedia

Boubers-sur-Canche
Boubers-sur-Canche
L'église Saint-Léger et le monument aux morts.
Blason de Boubers-sur-Canche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Intercommunalité CC du Ternois
Maire
Mandat
Jean-Marie Tinchon
2020-2026
Code postal 62270
Code commune 62158
Démographie
Population
municipale
578 hab. (2023 en évolution de −1,87 % par rapport à 2017)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 28″ nord, 2° 14′ 16″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 142 m
Superficie 9,23 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Pol-sur-Ternoise
Législatives 1re circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Boubers-sur-Canche
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Boubers-sur-Canche
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
Boubers-sur-Canche
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Boubers-sur-Canche
Liens
Site web bouberssurcanche-villagefleuri.com

Boubers-sur-Canche est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Boubersois. La commune est membre de la communauté de communes du Ternois.

Localisation

Localisée dans le sud du département du Pas-de-Calais et dans la vallée la Canche, la commune de Boubers-sur-Canche se situe à 14 kilomètres au sud-ouest de Saint-Pol-sur-Ternoise[1].

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Conchy-sur-Canche, Flers, Fortel-en-Artois, Ligny-sur-Canche, Monchel-sur-Canche, Nuncq-Hautecôte et Vacquerie-le-Boucq.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 9,23 km2 ; son altitude varie de 52 à 142 m[2].

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[3].

Il est traversé par trois cours d'eau :

La commune fait l'objet d'un SAGE (SAGE de la Canche) et l'estuaire de la Canche est inclus dans un projet de zone marine protégée)[7].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Boubers-sur-Canche[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 833 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Humières à 11 km à vol d'oiseau[14], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 856,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17].

Ces « paysages du Ternois », qui concernent 138 communes avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre 150 à 160 m[18].

Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural[18].

Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %[18].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés et gérés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19].

Dans ce cadre, on trouve sur le territoire de la commune deux terrains gérés par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France:

  • le marais de Boubers, d'une superficie de 17 hectares. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[20] ;
  • l'étang de Waligny, d'une superficie de 6 hectares. Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France[21].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : la haute vallée de la Canche en amont de Conchy-sur-Canche. Cette ZNIEFF correspond à la moyenne et à la haute vallée de la Canche, de l’amont de la commune de Conchy-sur-Canche jusqu’aux sources, au niveau de Magnicourt-sur-Canche[22].

et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la haute vallée de la Canche et ses versants en amont de Sainte-Austreberthe qui se situe dans le pays du Ternois. Elle offre un relief de coteau abrupt au Nord et des pentes douces au Sud. Le fond de vallée est constitué de pâturages et de zones de cultures. Les versants les plus pentus et inaccessibles accueillent des boisements[23].

Urbanisme

Typologie

Au , Boubers-sur-Canche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25] et hors attraction des villes[26],[27].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,7 %), prairies (18,9 %), forêts (15,6 %), zones urbanisées (5,7 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Voies de communication

La commune est desservie par les routes départementales D 112 et D 340 reliant Ligny-sur-Canche à Hesdin[29].

Transport ferroviaire

La commune se trouve à 14 km de la gare de Saint-Pol-sur-Ternoise, située sur la ligne de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples, desservie par des trains TER Hauts-de-France[30].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Budberz et Bobert en 1079, Botbercii en 1099, Buberch en 1129[31],[32] ; Bobers en 1184 ; Boberch, Boberchs, Boberches au XIIe siècle ; Bobierz en 1244 ; Bouberch supra Canchiam en 1266 ; Bouberchs en 1477 ; Bouberch-sur-la-Canche en 1515 ; Boubert au XVIIIe siècle[33] ; Boubers en 1793 ; Boubers et Boubers-sur-Canche depuis 1801[2].

Albert Dauzat et Ernest Nègre ont vu dans Boubers un nom de personne germanique en -bert fixé absolument. Albert Dauzat suggère *Bud- en tant qu'élément d'anthroponyme non attesté en l'état des sources[31]. Ernest Nègre évite l'écueil d'un nom de personne non attesté en proposant Baldebertus[32], cependant il faut supposer préalablement que Balde- soit devenu Baude- réduit à Bod- postérieurement.

Ils rapprochent Boubers-sur-Canche de Boubers-lès-Hesmond (Pas-de-Calais, Budberz et Buberch 1079) dont les formes anciennes ne comportent pas non plus un élément Balde- devenu Baude-, mais le même élément Bud-. Ils pensent sans doute que les formes en -berz, -bert sont les formes primitives du toponyme, alors que celles en -berc(h) résultent soit de l'attraction des toponymes en -berg environnants (voir Humbert et Hesmond), soit que la consonne c (Botbercii, Buberch) note dans ce cas un t comme cela arrive souvent avec les graphies médiévales. Ils omettent le toponyme Mons-Boubert (Somme, Boberc en 1176, Bobers en 1187, Bouberc de 1209, Bouberch régulièrement de 1220 à 1616) qui partage vraisemblablement la même étymologie. Sa situation au sud de la Somme rend problématique l'attraction d'un autre toponyme en -berg pour expliquer les formes régulières en -berc(h), puisqu'il ne s'en trouve pas dans son environnement. Maurits Gysseling compare directement avec les noms de lieux du domaine germanophone Budberg[34].

L'élément -bers doit représenter directement le germanique berg « élévation, colline, mont », précédé d'un substantif ou d'un adjectif germanique non identifié. Le recours à l'appellatif berg se justifie aussi par la topographie : le dénivelé est de 90 m sur le territoire de la commune, de même pour Boubers-les-Hesmond avec 86 m et Mons-Boubert qui domine une profonde vallée correspondant à une cassure du plateau et dont Mons « mont(s) » anciennement associé à Boubert est la traduction romane de berg.

La Canche traverse la commune.

Histoire

La terre de Boubers entra au XVIe siècle dans la Maison de Berghes, par héritage des familles de Neuville et de Bailleul.

Le titre de prince (érection en principauté) est donné à Madrid le par le roi d'Espagne (à l'époque la région appartenait à l'Espagne) à Eug̠ène de Berghes, (maison de Berghes-Saint-Winock), comte de Râches, seigneur de Boubers, membre du conseil de guerre du roi, maître de camp général des armées aux Pays-Bas, grand Bailli et gouverneur du Hainaut, chevalier de la Toison d'Or, en sa faveur et pour ses descendants, « mâles et femelles », avec permission d'appliquer ce titre sur celle de ses terres qui lui plaira, pourvu qu'elle soit située sous domination d'Espagne[35] (voir Râches pour plus de détails)[36].

Le château de Râches ayant été détruit en 1674, pendant les guerres de conquête des Flandres, Philippe Ignace de Berghes, petit neveu d'Eugène de Berghes, paraît avoir fait construire le château de Boubers dans le premier tiers du XVIIIe siècle.

il s'agissait d'un vaste édifice, un des plus vastes de l'Artois, de plan rectangulaire et double en profondeur, dont chacune des deux façades comptait quinze travées.

De chaque côté, les trois travées centrales formaient un avant-corps en légère avancée, surmonté d'un étage supplémentaire et d'un fronton courbe.

Toute en pierre, l'élévation comportait un sous-sol assez élevé, un piano nobile, et un étage surmonté d'un toit mansardé.

La terre de Boubers relevant du château d'Hesdin, reste dans les mains de la famille de Berghes jusqu'à sa vente en 1828 par les héritiers de Constantine Fortunée Ghislaine de Berghes, morte en 1814, épouse de Jean Charles Annet Victorin de Lasteyrie du Saillant, maire de Boubers sur Canche, préfet du département de la Lippe, qui partit habiter le château des Pressoirs du Roi.

L'acquéreur, le manufacturier Guillaume Louis Ternaux, transforme le château en entreprise textile et meurt prématurément en 1833.

Le domaine de Boubers et son château sont alors revendus en 1835 à un autre manufacturier, le baron de Fourment[37], également implanté, non loin de là, dans l'ancienne abbaye de Cercamp, auquel succède son fils, Louis François Luglien Leroy, mort en 1916[38].

Après ce dernier, le château, démoli au début des années 1920, et la manufacture, passent successivement à plusieurs entreprises textiles, le Comptoir Linier, Saint-frères, Agache-Willot, puis Safilin[39].

Seules subsistent aujourd'hui une aile du château, une partie des dépendances et un majestueux portail d'entrée, situé à proximité de l'église paroissiale[40].

Politique et administration

Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune faisait partie de la petite communauté de communes de la région de Frévent, créée fin 1998.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[41], le préfet du Pas-de-Calais a publié le un projet de schéma départemental de coopération intercommunale qui prévoyait diverses fusion d'intercommunalité[42].

À l'initiative des intercommunalités concernées[43], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le un amendement à ce projet, proposant la fusion de :

Le schéma, intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [45],[46] et la communauté de communes du Ternois, dont la commune est désormais membre, est créée par un arrêté préfectoral du qui a pris effet le [47]. La communauté de communes du Ternois regroupe 103 communes et totalise 37 150 habitants en 2022.

Circonscriptions administratives

La commune fait partie depuis 1801 du canton d'Auxi-le-Château[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la première circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires

À la suite de la diffusion d'un tract jugé diffamatoire, le tribunal administratif a annulé le second tour des élections municipales de 2014[48], des élections municipales complémentaires ont eu lieu le [49].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1804 Jean Charles Victorin de Lasteyrie du Saillant    
1804 1826 Julien Crevel    
1826 1831 Louis Cadet    
1831 1837 Charlemagne Millon    
1837 1851 Norbert Telliez    
1852 1853 Augustin Vasseur    
1853 1857 Auguste Guersant    
1857 1905 Jules Hoez    
1905 1906 Henri Hoez    
1906 1919 Louis Tahon    
1919 1920 Arthur Samier    
1920 1940 Jules Mallet    
1940 1945 Maurice Debret    
1945 1959 Jean-Baptiste Tilliette    
1959 1992 Victor Beaurain    
1993 1998 André Suret    
1999 2000 Jacqueline Brément    
mars 2001 2014 Roger Dheilly    
avril 2014 en cours
(au 2 décembre 2025)
Jean-Marie Tinchon   ouvrier qualifié[50],[51]
Réélu pour le mandat 2020-2026[52],[53]

Équipements et services publics

Espaces publics

La commune fait partie des villages labellisés Village Patrimoine[54], qui œuvrent à mettre en avant leurs patrimoines matériels et/ou immatériels (historique, culturel, naturel, architectural, etc.).

Boubers-sur-Canche est labellisé « Villes et Villages Fleuris » 4 fleurs[55],[56].

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[57].

Population et société

Démographie

Les habitants de la commune sont appelés les Boubérois[58].

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[60].

En 2023, la commune comptait 578 habitants[Note 6], en évolution de −1,87 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
488527593602660667774895869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869813853838860845875826801
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
822824752659676693662643610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
564547618649604606598596607
2018 2023 - - - - - - -
587578-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[61].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,6 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 290 hommes pour 297 femmes, soit un taux de 50,6 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[62]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,7 
6,2 
75-89 ans
8,8 
18,3 
60-74 ans
21,5 
19,7 
45-59 ans
21,2 
15,2 
30-44 ans
17,5 
18,6 
15-29 ans
13,5 
21,4 
0-14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2022 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,9 
75-89 ans
9,1 
17 
60-74 ans
18,4 
20 
45-59 ans
19,1 
18,9 
30-44 ans
18 
18,2 
15-29 ans
16,2 
19,5 
0-14 ans
17,5 

Économie

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI