Roost-Warendin

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Roost-Warendin [ʁo vaʁɑ̃dɛ̃] (en picard : Roost-Warendin) est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Roost-Warendin
Roost-Warendin
L'hôtel de ville.
Blason de Roost-Warendin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis
Maire
Mandat
Lionel Courdavault
2020-2026
Code postal 59286
Code commune 59509
Démographie
Gentilé Roost-Warendinois
Population
municipale
5 956 hab. (2023 en évolution de −3,01 % par rapport à 2017)
Densité 832 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 16″ nord, 3° 06′ 23″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 27 m
Superficie 7,16 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Douai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Orchies
Législatives Dix-septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Roost-Warendin
Géolocalisation sur la carte : France
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Roost-Warendin
Géolocalisation sur la carte : Nord
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Roost-Warendin
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Roost-Warendin
Liens
Site web ville-roostwarendin.fr
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La Compagnie des mines de l'Escarpelle y a exploité ses fosses nos 1 et 9. Cette dernière a été la dernière fosse à fermer dans le Nord et l'avant-dernière de la région.

Géographie

Localisation

Roost-Warendin est située à km du centre-ville de Douai (au nord-nord-est) et à 42 km du centre-ville de Lille.

La rocade minière A21 (ex RN 455) passe au sud de son territoire, bretelle de sortie no 22.

La ligne de Paris-Nord à Lille constitue la limite nord-ouest du territoire communal. La ligne de Pont-de-la-Deûle à Bachy - Mouchin traversait également la commune, où existait une halte.

Le village fait partie de l'aire linguistique du picard, et est appelée Roost-Warendin dans cette langue[1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Auby, Douai, Flers-en-Escrebieux, Râches et Raimbeaucourt.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, la Raches Aval, le Filet Maurant Aval, la Raches Amont Ouest[2], le Courant de Bernicourt[3], le Courant de la Vieille la rivière[4], le fossé de la Longue Digue[5] et divers autres petits cours d'eau[6],[Carte 1].

(texte à fusionner)

La Scarpe passe au sud-est du territoire en contrebas du terril de l'Escarpelle.

De nombreuses rivières et fossés drainent le territoire communal, dont la Noire Eau, ainsi que des étangs.

La Scarpe canalisée et une section canalisée de la Scarpe, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Arras et se jette dans l'Escaut canalisée à Mortagne-du-Nord, après avoir traversé 34 communes[7].

Le Raches Aval, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Scarpe canalisée à Marchiennes, après avoir traversé cinq communes[8].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : Clair des Tourelles (3,9 ha)[Carte 1],[9].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[10].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 6 km à vol d'oiseau[17], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E (à 4,4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15
01.01.22
19,5
24.02.21
24,8
31.03.21
28
20.04.1968
31,3
27.05.05
36
27.06.11
40,8
25.07.19
36,6
12.08.24
35,5
15.09.20
29
01.10.11
20,5
07.11.15
16,2
31.12.22
40,8
2019
Maximale moyenne 6,4 7,4 11,2 15,1 18,5 21,6 23,9 23,9 20,1 15,2 10,1 6,9 15
Moyenne 4 4,5 7,2 10,1 13,5 16,5 18,6 18,4 15,3 11,5 7,3 4,5 11
Minimale moyenne 1,5 1,5 3,3 5,1 8,5 11,4 13,2 13 10,4 7,8 4,5 2,1 6,9
Record de froid
date du record
−20,5
08.01.1985
−12,5
07.02.1991
−11
13.03.13
−4,5
11.04.03
−1,5
05.05.1996
1
02.06.1962
4,1
17.07.1971
0,8
17.08.1966
0
19.09.1977
−6
30.10.1997
−9,5
23.11.1998
−12,5
29.12.1996
−20,5
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,8 51,4 52,5 41,9 56,6 63,3 68,1 68,1 60,9 64,4 71 73,2 729,2
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
19,4
01.01.03
25,8
07.02.24
35
05.03.12
35
26.04.03
52
30.05.16
40,5
24.06.1969
77,1
03.07.05
67
25.08.1990
45,2
20.09.14
52,4
10.10.13
32
13.11.10
28,8
02.12.00
77,1
2005
Fermer
Source : « Fiche 59178001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
6,4
1,5
57,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,4
1,5
51,4
fév.
11,2
3,3
52,5
mars
15,1
5,1
41,9
avril
18,5
8,5
56,6
mai
21,6
11,4
63,3
juin
23,9
13,2
68,1
jui.
23,9
13
68,1
août
20,1
10,4
60,9
sep.
15,2
7,8
64,4
oct.
10,1
4,5
71
nov.
6,9
2,1
73,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 2],[20]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[21].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[21].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[21].

Milieux naturels et biodiversité

Bien que situé dans un contexte très urbanisé, périurbanisé et localement de séquelles minières (friches, affaissements miniers), Roost-Warendin abrite des milieux naturels et friches industrielles recolonisées par la nature (ex. : « mares et terril de l'Escarpelle et des Pâturelles », terril de schistes miniers, boisé, de 65 mètres de haut,), dont certains ont justifié, la mise en place d'une réserve naturelle régionale, dite « réserve naturelle régionale des Annelles, Lains et Pont Pinnet »[22].

Boisement de la réserve naturelle.

Cette réserve, située près du chevalement de la fosse 9 est accessible au public abrite une mosaïque d'habitats naturels ou semi-naturels (mares, fossés, roselières et boisements humides, pelouses sèches) jouant un rôle important pour la conservation de la faune, de la flore et de la fonge régionale. À ce titre cette réserve et d'autres milieux (terril plat notamment) s'inscrivent dans la trame verte et bleue régionale et nationale, qui décline ici très localement le projet de réseau écologique paneuropéen, avec une particularité ; la Pelouse métallicole qui s'est installé sur certains sols post-industriels pollués par les métaux lourds.

Le gestionnaire (conservatoire des sites naturels) et l'association « Roost-Warendin nature » y avaient en 2010 déjà inventorié 236 espèces végétales, 48 espèces d'oiseaux, 24 espèces de papillons, quelques espèces de libellules, sauterelles et criquets, neuf espèces d'amphibiens (sur 15 potentiellement présents dans la région Nord-Pas-de-Calais), ainsi que près d'une cinquantaine d'espèces de champignons et plusieurs mammifères[réf. nécessaire].

Près de la réserve naturelle régionale des Annelles, Lains et Pont Pinnet, sur l'ancien terril de l'Escarpelle-les-Cavaliers, un parcours des couleurs et des senteurs peut prolonger la visite.

L'étang de la vieille tourbière est intégré à la trame bleue

Urbanisme

Typologie

Au , Roost-Warendin est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[24],[25]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[25]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[26],[27].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (38,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (43,1 %), terres arables (14 %), forêts (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (12,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,7 %), zones humides intérieures (4,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,7 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %)[28]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

La commune est desservie par les lignes 6, 7 et 107 du réseau urbain Évéole et par la ligne 857 du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Roz en 1104-1123 ; Ruoth en 1097 ; Rueth en 1187 ; Roth en 1202 ; Ros en 1217.

Comme Rœulx, Reux ou Ruitz, Roost représente la fixation toponymique du nom commun germanique ruda « défrichement », autrement roþa- « essart »[29],[30].

Warendin pourrait venir de l'anthroponyme d'origine germanique, Warin, ou plus simplement dériver de waeren (garder, défendre, mais aussi forteresse)[31]. A noter que la Warande est le lieu où l'on garde du gibier, une réserve de chasse[32].

Histoire

Chevalement de la fosse no 9 de la Compagnie des mines de l'Escarpelle.

La commune de Roost-Warendin est formée par la réunion de 2 anciens hameaux : Roost et Warendin.

Nicolas de Ruyant (Douai, 1719-château de Bernicourt, 1799), chevalier, fut le dernier occupant du château de Bernicourt avant la Révolution. Il était le fils de Martin de Ruyant de Cambronne, chevalier, ancien conseiller du roy au Parlement de Flandre. Nicolas de Ruyant de Bernicourt avait épousé le 29/01/1753 à Douai (paroisse Notre-Dame) Marie-Thérèse de Bassecourt (°Grigny, ca 1727), fille de Marie-François-Procope marquis de Bassecourt et de Marie-Thérèse de Contes.

Première Guerre mondiale

Immigration polonaise

La commune a accueilli, comme de nombreux autres du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde guerre mondiale, la ville fut occupée une nouvelle fois par les troupes allemandes.

Non loin, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941 a démarré, avec Emilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[33].

C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[34], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Le , cinq mineurs de Roost-Warendin emprisonnés, après la grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai , dans la prison de Loos se donnent la mort[35].

Fosse 9 de l'Escarpelle

(50° 24′ 42,03″ N, 3° 06′ 06,9″ E)

La fosse 9 de l'Escarpelle, qui a fermé le [36] est l'avant-dernier puits fermé de l'histoire de l'extraction du charbon dans le bassin houiller Nord-Pas-De-Calais.

Le dernier a été celui du 10 d'Oignies le .

Carte de la concession de la compagnie de l'Escarpelle

Politique et administration

Roost-Warendin dans son ancien canton et son arrondissement.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Douai du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la dix-septième circonscription du Nord.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Douai-Ouest jusqu'en 1991, année où elle intègre le canton de Douai-Nord-Est[37]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton d'Orchies.

Intercommunalité

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Douaisis,créée en 2001, et qui a pris le nom de Douaisis agglo en 2019.

Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 4 697 inscrits, dont 2 069 votants (44,05 %), 45 votes blancs (2,17 %) et 1 984 suffrages exprimés (95,89 %). La liste étiquetée divers gauche Roost-Warendin, on aime menée par le maire sortant Lionel Courdavault recueille 1 270 voix (64,01 %) et remporte ainsi vingt-quatre sièges au conseil municipal contre cinq pour la liste divers gauche Roost-Warendin ensemble et autrement menée par David Wesmael avec 714 voix (35,99 %)[38],[39]. Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde d'environ deux mois l'élection des maires par les nouveaux conseils municipaux[40]. Lionel Courdavault est réélu le .

Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 4 753 inscrits, dont 2 711 votants (57,04 %), 43 votes blancs (1,59 %), 37 votes nuls (1,36 %) et 2 631 suffrages exprimés (97,05 %). La liste menée par le maire sortant Lionel Courdavault est élue dès le premier tour avec 1 444 voix (54,88 %), celle menée par Éric Deregnaucourt recueille 1 187 voix (45,12 %)[41].

Liste des maires

Lionel Courdavault en 2018.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1795 Philippe Butruille    
1795 1799 Joseph Bataille    
1799 1801 Philippe Butruille    
1801 1801 Jean-Baptiste Vienne    
1801 1808 Joseph Bataille    
1808 1811 Philippe Butruille    
1811 1816 Charles-Louis de Wavrechin    
1816 1817 Joseph Bataille    
1817 1822 Séraphin Delesalle    
1822 1824 Jean-Baptiste Bernard    
1824 1825 Julien Vienne    
1825 1830 Jean-Baptiste Boudoux    
1830 1848 Jean-Baptiste Bernard    
1848 1848 Philippe Vincourt    
1848 1848 Ferdinand Pinquet    
1848 1865 Alexandre Genet de Chateney    
1865 1894 Édouard Bernard    
1894 1894 Édouard Caudrelier    
1894 1919 Adolphe Grammont    
1919 1941 Achille Dannay   Révoqué par le Gouvernement de Vichy[42]
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 Achille Dannay    
octobre 1947 octobre 1973 Pierre Duhayon[43],[Note 6] ex-SFIO Ajusteur chez Arbel et Bréguet à Douai
Syndicaliste et militant socialiste du Nord
Conseiller d'arrondissement (1934 → 1940)
Nommé conseiller départemental en 1943
Décédé en fonction
octobre 1973 1984 Jean-Baptiste Dapvril PS Ancien mineur[Note 7]
Chevalier des Palmes académiques
1984 2005 Yves Dhainaut PS Démissionnaire
2006 en cours Lionel Courdavault DVG Enseignant du secondaire
Vice-président de la CA du Douaisis (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[44]
Réélu pour le mandat 2020-2026
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Jumelages

Jumelages et partenariats de Roost-Warendin.Voir et modifier les données sur Wikidata
Davantage d’informations Ville, Pays ...
Jumelages et partenariats de Roost-Warendin.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Haltern am See[45]Allemagnedepuis
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Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[47].

En 2023, la commune comptait 5 956 habitants[Note 8], en évolution de −3,01 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7277558218238589421 0201 0711 373
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7871 8682 0061 8491 9782 0032 1472 2582 701
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8552 9323 1972 9133 1203 2093 2603 3955 044
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 8866 4106 3566 4396 4135 7446 1056 1156 193
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
6 0995 9855 956------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,4 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 908 hommes pour 3 181 femmes, soit un taux de 52,24 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
6,9 
75-89 ans
9,0 
17,0 
60-74 ans
19,8 
21,7 
45-59 ans
21,5 
17,0 
30-44 ans
16,6 
17,4 
15-29 ans
14,4 
19,4 
0-14 ans
17,3 
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Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[50]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 
Fermer

Sports et loisirs

La commune compte plusieurs clubs sportifs

  • Le Football : Le FC Roost-Warendin est le club de football de la commune. Il participe aux compétitions organisées par le District du Nord et la Ligue des Hauts-de-France. Le club comprend des équipes de jeunes et des équipes seniors et contribue à la formation des joueurs locaux.
  • Le Judo Club Roost Warendinois est une association sportive destinée à la pratique du judo et de disciplines associées. Il accueille des pratiquants de différents âges et niveaux et participe aux compétitions départementales et régionales.
  • Le Tennis Club de Roost-Warendin propose la pratique du tennis en loisir et en compétition. Il met à disposition des installations adaptées et participe aux championnats organisés par les instances départementales.
  • Le Tennis de table : L’AS Roost-Warendin – DMF est un club de tennis de table affilié aux compétitions locales. Il regroupe des joueurs de différents niveaux et participe aux championnats départementaux.
  • Le Fitness : Le Roost Fitness Club (RFC) est une association proposant des activités de remise en forme et de renforcement musculaire.
  • L'Alliance Bras de fer est un club consacré à la pratique du bras de fer sportif et participe à des compétitions organisées dans le cadre des fédérations spécialisées.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 9], la commune compte 2 527 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 6 091 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 810 , inférieur à celui du département (21 340 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 16 %, inférieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 44 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Entreprises et commerces

Roost-Warendin est incluse depuis 2006 dans le périmètre ZFU des zones franches urbaines de 3e génération définies par la politique de la ville. La société TD Production sous l'enseigne En Mode Vidéo[51] est installée dans la ZAC du chevalement. Elle est spécialisée dans la communication audiovisuelle et pluri-media pour entreprises et collectivités territoriales.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

(50° 25′ 21″ N, 3° 06′ 13″ E)

Construit au début du XVIIIe siècle (1743) sous cette forme sur un domaine de 25 hectares, le château de Bernicourt fut antérieurement (vers 1374) un manoir avec basse cour. Jusqu'au début du XXe siècle, ce fut une demeure seigneuriale. Il fut la propriété des Houillères de 1930 à 1985, les cadres et employés y furent logés. Depuis 1985, il appartient à la ville de Roost-Warendin. Restauré par la volonté de la ville, il retrouve, année après année, ses fastes d'antan. Ouvert en 1989 au public, ce château, vidé de son mobilier d'époque, accueille aujourd'hui des expositions temporaires au rez-de-chaussée et un écomusée au 1er étage et à la cave[52].

Personnalités liées à la commune

Sculpture « Les Jumeaux » d'Ulrich Schriewer, évoquant le jumelage de la ville avec Haltern-am-See, devant l'Hôtel-de-Ville.

Les chimères de Bernicourt

Les Chimères de Bernicourt est une association organisant Le Festival des contes et légendes sur le site du château de Bernicourt[57].

Héraldique

Les armes de Roost-Warendin se blasonnent ainsi : « De sable semé de fleurs de lis d'or.»

Patrimoine culturel

Roost-Warendin a pour géants Ch'Pureux, Ghislain de Bernicourt, Marie-Thérèse, Colas et L'Estreimbiesse[58].représentent les anciens propriétaires.

Guislain de Ruyant était devenu seigneur de Bernicourt en 1764. Il avait épousé le 29/01/1753 à Douai (paroisse Notre-Dame) Marie-Thérése de Bassecourt, originaire du village de Grigny.

Pour approfondir

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Bibliographie

  • La vie quotidienne à Roost-Warendin sous l'occupation, 1914-1918, Roost-Warendin, Amicale laïque, .
  • Jules Chœur, De la seigneurie de Belleforière (1104) à la ville de Roost-Warendin (1990), Société d'agriculture, sciences et arts de Douai, .
  • Yves Dhainaut, Roost-Warendin, Saint-Avertin, Editions Sutton, coll. « Histoire en image », , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0706-9, présentation en ligne).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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