Raymond Lallemant
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(à 88 ans) |
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| Conflit |

Raymond Lallemant, dit « Cheval », né le à Blicquy (Leuze-en-Hainaut) en Belgique et mort le [1] à l'âge de 88 ans[2], est un aviateur belge de la Seconde Guerre mondiale, qui fait partie des as de l'aviation, titulaire de 5,5 victoires confirmées sur Hawker Typhoon.
Après la bataille d'Angleterre à partir de 1944, il s'est vu confier par la Royal Air Force la dangereuse mission de l'attaque des chars et de l'artillerie anti-aérienne allemande à la tête du 609e squadron équipé de chasseurs bombardiers Hawker Typhoon. Dans le cas des chars, la nécessité de les repérer impliquait de voler à une altitude suffisamment élevée pour embrasser une vision du champ de bataille permettant d'identifier les objectifs. Il fallait alors piquer en utilisant les canons dont était équipés les avions d'attaque, mais aussi des roquettes, le danger résidant dans la riposte des mitrailleuses montées sur certains chars ou dans la riposte des batteries de la flak elle-même (DCA allemande). Raymond Lallemant a inscrit 34 chars à son tableau de chasse.
Dans le cas de l'artillerie allemande, l'attaque entraînait les mêmes risques car elle se faisait également en piqué précédé d'une approche à haute altitude puisque, dans une approche en rase-motte, l'ennemi n'était souvent découvert qu'au dernier moment, au détour d'un repli de terrain, trop tard pour avoir le temps de l'attaquer. En , Raymond Lallemant est abattu au-dessus d'Arnhem durant la campagne de Hollande. Grièvement brûlé, il subira plusieurs opérations avant de reprendre la tête de son escadrille avant la fin de la guerre.
Raymond Lallemant était élève-pilote en 1940 lorsque l'Allemagne envahit la Belgique. Evacué vers la France puis le Maroc, il finit par rejoindre l'Angleterre avec d'autres pilotes belges et polonais, arrivant à Liverpool via Gibraltar le .
Il termine alors sa formation à Odiham, à l'école franco-belge avant d'être affecté au No. 609 Squadron RAF en . Après avoir terminé son entraînement, il arrive en au 609 Squadron basé de Biggin Hill, auquel il est affecté comme sergent pilote. Il remporte plusieurs victoires aériennes. De à , il est muté en qualité de pilote d’essais à l’usine Napier de Luton qui fabrique les moteurs des Typhoon. Il passe ensuite au No. 197 Squadron pendant la période préparatoire au débarquement puis au No. 198 Squadron avec lequel il participe aux opérations du débarquement de Normandie en juin 1944[3].
Après la guerre
Base de Florennes
Le , l'Aviation Militaire Belge devient une composante indépendante de l'armée de terre, qui deviendra la Force Aérienne Belge (FAé) le . Bien que la base ait déjà été occupée par les Belges dès la fin 1945, c'est le que l'État-Major belge décide de confier le premier commandement de la base de Florennes à un Officier Supérieur Aviateur : le Major Aviateur Lallemant DFC and Bar est désigné. Pendant toute cette période et toutes ces mutations administratives, il reste à la tête de cette unité qui devient d'abord le 161e Wing de Chasse, puis, quelques années plus tard, le 2e Wing de Chasseurs-Bombardiers. Il a dû se battre contre un autre ennemi, en cette période de pénurie généralisée : le manque chronique de moyens. Il y vola principalement sur Spitfire Mk XIV, F84-E et F84-G (Thunderjet). Il quitte la base de Florennes le et cède sa place au Lieutenant-Colonel Aviateur Custers. Il est alors désigné pour suivre les cours « Command and Staff » à l'Air University de Maxwell AFB aux États-Unis (Montgomery-Alabama).
Autres
Raymond Lallemant a donné le nom de Jean Offenberg, héros de la RAF qui a été son mentor, à la base de Florennes.
Raymond Lallemant était présent aux cérémonies des 60 ans du débarquement en Normandie en 2004.
Reconnaissance
Décorations
| Distinguished Flying Cross |
| Ordre de la Couronne |
| Ordre national de la Légion d'honneur |
| Croix de guerre 1939-1945 |
| Ordre du Mérite Tchèque |
Mémorial Spitfire
Un musée, aussi appelé Mémorial Spitfire, est dédié à la mémoire du Colonel Aviateur Raymond Lallemant à Florennes[4].
Livres
- Rendez-vous avec la chance, Éditions Robert Laffont, Paris, 1962
- Rendez-vous d'un jour 5-, Éditions Rossel, Bruxelles, 1975
- D-Day , Éditions Rossel, Bruxelles, 1984
- Rendez-vous avec le destin, édité par l'auteur Colonel R.Lallemand (sic), 2004
extraits de son livre Rendez-vous avec la chance :
- « Raymond LALLEMANT > », sur club.fr via Wikiwix (consulté le )
- « Histoire du monde.net », sur histoiredumonde.net (consulté le )