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Reguieg El Hadj Mohamed Ould El Hadj Habib

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Reguieg El Hadj Mohamed Ould El Hadj Habib (en arabe: رقيق الحاج محمد ولد الحاج الحبيب), né le 27 février 1906 aux Trembles (Arrondissement d'Oran-bel abbés, Algérie française) et mort le 24 septembre 1977 à Oran (Algérie), est un notable oranais, bachagha des communes mixtes de la Mékerra, officier de la Légion d'honneur et grand propriétaire-agriculteur[1].

CirconscriptionOran-Bel Abbes
Date de naissance
Lieu de naissanceLes Trembles (Arrondissement d'Oran-bel abbes, Algérie française)
Faits en bref Fonctions, Bachagha ;conseiller municipal et grand proprietaire agricole. ...
Reguieg El Hadj Mohamed
Illustration.
Fonctions
Bachagha ;conseiller municipal et grand proprietaire agricole.
Circonscription Oran-Bel Abbes
Prédécesseur Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Les Trembles (Arrondissement d'Oran-bel abbes, Algérie française)
Date de décès (à 71 ans)
Lieu de décès Miramar, Oran (Algérie)
Sépulture Cimetière familial de Zelifa (Les Trembles)
Nationalité Algérienne
Père Reguieg Habib Ould El Hadj Miloud
Mère Belhachmi Fafa Bent El Habib
Conjoint Mekri Orkia Bent Ahmed Ould Said
Profession Homme politique, notable, propriétaire agricole, conseiller agricole
Résidence La grande ferme Les Trembles
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Issu de la famille Reguieg, une dynastie de chérifs et de notables de la région d'Oran depuis plusieurs siècles, il occupe successivement les fonctions de caïd, agha puis bachagha au service des populations arabes durant la période coloniale française et postindépendance.

Biographie

Origines et famille

El Hadj Mohamed est issu de la noble famille marabo-artistocratique et de Chérifs des Reguieg, rattachée aux Mhadja par la branche de Sidi Abderrezak El Mhadji de la région Sud-Oranaise,d'ascendance idrisside[2].

Portrait aristocratique du Bachagha Reguieg Mohamed avec sa tante au centre Lalla Reguieg Khadra Bent El Hadj Miloud et son épouse a gauche Mekri Orkia bent Ahmed en 1937.

La famille est historiquement connue pour son rôle dans la promotion du savoir scientifique et islamique et le développement de l'agriculture[3]. Son arrière-grand-père paternel qui porte le même nom et prénom fut l'ami de l'émir Abdelkader et l'un des financeurs de la bataille de la Macta. Il fut également l'un des premiers notables à subir une dépossession de 6 000 à 7 000 hectares sur 9 000 hectares, ainsi qu'une spoliation de chevaux et de bœufs par le Gouvernement français après la chute de l'Ouest.

Il est le fils de Reguieg Habib Ould El Hadj Miloud, délégué financier et Bachagha, et de Belhachmi Fafa, surnommée « la mère des trois caïds »[2].

Engagements de jeunesse et débuts administratifs (1925–1936)

Le Bachagha Mohamed dans le corps des Spahis 1927

Enrôlé très jeune dans le corps des Spahis, il quitte la carrière militaire pour s'investir dans l'administration locale et la vie politique. Il est nommé caïd a Sfisef du M'Cid à un jeune âge ou il se distingue par sa bonne gestion en cas de crise et sa rapidité comme dans l'arrestation des bandits de l'Attentat Morksi du [4], puis caïd de Sfisef[5](Mercier-Lacombe) , succédant à son oncle assassiné, l'agha Reguieg Abdelkader Ould El Hadj Miloud.

Dès ses débuts, il prend part aux événements de la région aux côtés de son père. Le , il accompagne ce dernier lors de la célébration de la Waada (fête maraboutique) de Sidi Ghalem à Tafraoui[6]. L'Écho d'Oran relate cet événement en soulignant la présence parmi les « notabilités indigènes » de « M. Reguieg, délégué financier, et avec lui son fils, le tout jeune caïd Reguieg, de Mercier-Lacombe ».

Ascension administrative et politique (1936–1955)

Il gravit progressivement les échelons de l'administration cantonale et municipale. En novembre 1936, il est nommé juré auprès de la cour criminelle de Sidi Bel Abbès[7],[8]. Durant cette meme annee il eu sa premier distinctions honorifique l'Ordre du Merite Agricole[9] .Sa nomination comme caïd de Sfisef est officialisée le [5].

Le bachagha Mohamed le jour de sa promotion en Agha en 1949

Le , lors d'une tournée officielle du préfet d'Oran, M. Cuttoli, au douar Sfisef du M'Cid, il est officiellement investi du titre d'Agha[10],[11]de la Mekerra (titre promulgué le 28 décembre 1948[12]). Il est plus tard élevé au titre de Bachagha .

le préfet d'Oran M. Cuttoli qui remis les insignes officiels de L'Agha Reguieg Mohamed a Sfisef du M'cid (Image de l'Echo d'Oran)

Au cours des années 1950, il prend part à de multiples événements politiques et cérémonies publiques dans le département d'Oran :

  • En janvier 1951, il participe et remporte les élections sous l'étiquette de l'UFM (Union Franco-Musulmane)[13],[14].
  • Le , il est invité d'honneur à la grande diffa donnée au douar Hounet en l'honneur du délégué à l'Assemblée algérienne, Hamidat Abdelkader[15].
  • Le , il assiste à l'inhumation du Cheikh Benkabou, chef de la confrérie Tijaniyya, à la mosquée du Village Nègre à Oran, en présence de nombreuses personnalités religieuses et politiques[16]. Il est également présent aux obsèques de M. Mekki la même année avec son frere l'Agha Ahmed[17].
  • Le , il assiste à l'inauguration de la Maison de l'Agriculture à Mercier-Lacombe comme invité d'honneur[18]et fut invité a un banquet a Boutlelis par le maire M. Constant Sallales (qui fut l'ancien maire de Sfisef) .
  • En décembre 1954, il assiste aux obsèques de Si Hadj Benamar Horrira à Hounet[19].
  • En avril 1955, il se présente comme candidat indépendant et remporte les élections de la circonscription de Sidi Bel Abbès[20].
  • Le , il occupe la place d'honneur lors de la réception d'adieu organisée pour le sous-préfet de Sidi Bel Abbès, M. Merle[21].

Actions sociales, culturelles et rôle

Actif au sein de la communauté, il contribue notamment a plusieurs œuvre de charité comme en 1928 aux souscriptions en faveur des sinistrés de Tlemcen[22] et soutient en 1938 l'œuvre caritative Dar El-Massakine d'Oran avec son beau-frère, l'Agha Mekri Boumedienne[23].

Régulièrement impliqué dans l'action sociale, Reguieg El Hadj Mohamed fait bâtir une Médersa destinée à l'enseignement du Coran, à l'habillement et à la prise en charge des enfants démunis.

Carte Visite du Bachagha Reguieg Mohamed[24]

Durant la construction des structures administratives de la Wilaya d'Oran, il siège au Conseil administratif d'Oran ainsi qu'au comité chargé du design et de l'aménagement intérieur des bâtiments institutionnels[24].

Pendant la Guerre d'Algérie, il met sa position à profit pour appuyer le mouvement national. Il aide au financement des Moudjahids (notamment son frère le Moudjahid Reguieg Abdelkader) et facilite le transit d'armes. Profitant de son véhicule personnel (une Citroën Traction Avant) et de son statut d'Officier de la Légion d'honneur[1] lui permettant de franchir le couvre-feu, il transporte du Chahid Mekri blessé vers l'hôpital de Tlemcen de nuit.

Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, il demeure une figure écoutée dans la région de la Mekerra. Régulièrement invité lors de réunions publiques et d'événements officiels dans l'Ouest algérien et le Sahara, il conserve un rôle de conseiller agricole auprès des autorités locales.

Nécrologie

La tombe de Reguieg Mohamed.

Il meurt le dans le quartier de Miramar à Oran[25]. Il est inhumé dans le cimetière familial de Zelifa, aux côtés de son père Reguieg Habib, de son oncle Reguieg Abdelkader, de son épouse Mekri Orkia et de ses frères et sœurs[26].

Décorations et distinctions

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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