René Guy Cadou
poète français
From Wikipedia, the free encyclopedia
René Guy Cadou est un poète français, né le à Sainte-Reine-de-Bretagne et mort le à 31 ans à Louisfert.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 31 ans) Louisfert |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Conjoint |
Hélène Cadou (de à ) |
| Parentèle |
Victor Courtois (d) (oncle) |
| Conflit | |
|---|---|
| Mouvement |
Il publie de 1936 à 1951. Ses œuvres complètes sont publiées par les Éditions Seghers en 1961.
Biographie
Enfance et formation
Il naît le à Sainte-Reine-de-Bretagne[1].
Il est le fils de Georges Cadou et d’Anna Benoiston, mariés en 1910 à Piriac où ils étaient instituteurs[1].
Il est baptisé le [1].
Son oncle, Victor Courtois (1889-1974), est général de brigade[2].
En 1930, ses parents obtiennent une mutation à Nantes, son père devient directeur de l'école primaire située au no 5 quai Hoche[3],[4].
En , René-Guy Cadou est inscrit au lycée Clemenceau de Nantes où il poursuivit toutes ses études secondaires[5]. Sa mère meurt en 1932 et son père se remarie en [1].
En , il publie son premier poème dans une revue d’étudiants nantais[1].
Il obtient son baccalauréat en et entame des études de droit. Pour se faire de l’argent, il devint trieur de courrier à la gare de Nantes[1].
Le est nommé instituteur-suppléant (remplaçant) à Mauves-sur-Loire avant de rejoindre Bourgneuf-en-Retz du 10 janvier au [1].
En , René Guy Cadou, Lucien Becker, Jean Rousselot et Michel Manoll se rencontrent à l'auberge du Gué du Loir (commune de Mazangé). La rencontre est relatée dans Les compagnons de la première heure[6].
Le , il est nommé à l’école publique de Saint-Aubin-des-Châteaux où il est renommé en [1].
Ayant passé sans succès le certificat d’aptitude professionnel d’instituteur en 1942, il continue à assurer des remplacements durant la guerre : Herbignac à l’automne 1942, Saint-Herblon de janvier à , puis Clisson d’avril à [1].
Au début juin 1943, il est maintenu réformé, ce qui lui permet d’échapper au service du travail obligatoire. Lors des bombardements américains de septembre 1943, sa maison nantaise est endommagée[1].
En octobre, il est nommé à Basse-Goulaine où il reste jusqu’en avant de rejoindre Le Cellier où il fait classe à des petits nazairiens repliés[1].
Titulaire à la rentrée 1945, il est nommé instituteur-adjoint à Louisfert et y reste jusqu’à sa mort en 1951[1].
Il adhère au Parti communiste (PCF) sur le conseil de son ami Joseph Autret, résistant communiste[1].
À partir de , René-Guy Cadou publie une critique littéraire intitulée « chronique du monde réel » dans Clarté. En , Joseph Autret ayant quitté Louisfert, René-Guy Cadou devient directeur de l’école primaire et habite alors la maison d’école[1].
Décès

Vie de famille
Il se marie avec Hélène, devenue son épouse le [1]. Il l'avait rencontré le [8].
Œuvres
Poésie
- Brancardiers de l'aube, Les feuillets de l'Ilôt, 1936
- Forges du vent (Sagesse - 1938)
- Retour de flamme (Les Cahiers de la Pipe en écume - 1940)
- Années-lumière (Cahiers de Rochefort - 1941)
- Morte-saison, René Debresse Éditeur, Paris, 1941
- Porte d'écume (Proses - Cahiers de Rochefort - 1941)
- Bruits du cœur (Les Amis de Rochefort - 1942)
- Lilas du soir (Les Amis de Rochefort - 1942)
- Amis les Anges (Cahiers de Rochefort - 1943)
- Grand élan (Les Amis de Rochefort - 1943)
- La Vie rêvée (Robert Laffont 1944)
- Les fusillés de Châteaubriant (Seghers 1946)
- Pleine poitrine (P. Fanlac - 1946)
- Les Visages de solitude (Les Amis de Rochefort - 1947)
- Lettre à Jules Supervielle, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1947)
- Quatre poèmes d'amour à Hélène (Les Bibliophiles alésiens - 1948)
- Saint-Antoine et Cie, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1948)
- Le Miroir d'Orphée (Gallimard - 1948)
- Les sept péchés capitaux (1949)
- Roger Toulouse (P.A.B Alès - 1949)
- Automne 1957
- Guy Bigot, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1949)
- Art poétique, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1949)
- Le Diable et son train (Chez l'auteur - 1949)
- Cornet d'adieu, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1949)
- Moineaux de l'an 1920, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1950)
- Avant-printemps (P.A.B. Alès - janvier 1951)
- Les Biens de ce monde (Pierre Seghers - février 1951)
- Usage interne (Les Amis de Rochefort - 1951)
- Hélène ou le Règne Végétal (Pierre Seghers - février 1951)
- Le Cœur au bond gravure de Roger Toulouse (Jean-Jacques Sergent - 1971)
- Les Amis d'enfance 1973
- Ravensbrück (Éditions Seghers - 1973)
- Hélène (1944)
- Et le ciel m'est rendu, Inédits, Éditions Bruno Doucey 2022
- Hélène ou le règne végétal, nouvelle édition, postface de Jean-François Jacques. Editions Seghers, 2023
Anthologies
- Poèmes choisis 1949-1950, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1950)
- Comme un oiseau dans la tête, poèmes choisis de René Guy Cadou, préface inédite de Philippe Delerm, édition établie par Jean-François Jacques et Alain Germain, Éditions Points, 2011.
Œuvres complètes
- Poésie, la vie entière, éditions Seghers, 1976, rééd.2001 : intégralité de l'œuvre poétique de René Guy Cadou, avec une préface de Michel Manoll
- Poésie la vie entière, œuvres poétiques complètes, nouvelle édition avec une préface de Jean Rouaud. Editions Seghers, 2023.
Prose
- Mon enfance est à tout le monde, Éditions Jean Munier[note 1], 1969. Rééditions : Éditions du Rocher, 1985 et Le Castor astral, 1995, préface d'Hélène Cadou ;
Ce livre a été écrit en 1947, du (les Cadou se trouvent alors à Murols, en Auvergne) au . Il s'agit d'une autobiographie portant sur les années 1920 à 1935, divisée en trois parties de longueur très inégale : 1) Sainte-Reine-de-Bretagne (pages 19–117) 2) 44, rue de Cardurand (pages 121-173) 3) 5, quai Hoche (177-204). Après la mort de sa mère, René Guy évoque rapidement ses débuts dans la poésie (p. 202) et très rapidement sa rencontre avec Michel Manoll.
Une quatrième partie : Prose et fragments (aux Éditions du Rocher[note 2]) effectue une mise en parallèle de fragments autobiographiques et de fragments poétiques. - La Maison d'été, son unique roman, a été publié pour la première fois en 1955 par les Nouvelles éditions Debresse et réédité par la suite au Castor Astral.
- Testament d'Apollinaire, René Debresse Éditeur, Paris, 1945)
- Guillaume Apollinaire ou l'artilleur de Metz, Éditions Sylvain Chiffoleau, Nantes, 1948)
Il s'agit de deux essais sur la vie et l'œuvre de Guillaume Apollinaire. - Monts et Merveilles, Nouvelles fraîches, avant-propos de Philippe Delerm. Éditions du Rocher, 1997.
Ce recueil contient cinq nouvelles inédites : Le Blé de mai, Liarn, A la poursuite de la mer, La Prairie, Les Pas dans le ciel.
Hommages
Discographie
Gilles Servat : Hommage à René Guy Cadou (1980) ; Martine Caplanne : Aller simple ; Manu Lann Huel : Manu Lann Huel chante René Guy Cadou (1993) ; Môrice Benin : Chants de solitude, Comme un fleuve et La cinquième saison ("Chants de Solitude" édité par les Éditions du Petit véhicule à Nantes a reçu le Grand prix international du disque de l'Académie Charles-Cros); Eric Hollande : L'étrange douceur ; Véronique Vella : Véronique Vella chante René Guy Cadou ; René Guy Cadou chanté par Julos Beaucarne, Morice Benin, Michèle Bernard, Martine Caplanne, Marc Robine (collection "Poètes et chansons" - EPM).
Paul Dirmeikis a produit et publié en 2008, sous son label L'Eveilleur, un double album entre parenthèses[9], regroupant 31 poèmes de René Guy Cadou qu'il a mis en musique, et dont il a composé les arrangements.
Philippe Forcioli : Poète ! René Guy Cadou ? Mais montrez-moi trace des clous !, coffret de trois disques, 49 poèmes de René Guy Cadou, 2016
Mise en musique de poèmes de Cadou
Daniel Gélin enregistre plusieurs poèmes en 1958[10]. Il est chanté par : Julos Beaucarne[11], Alain Moreau[12], Eric Hollande[13], Véronique Vella[14], Philippe Forcioli[15].
Anthologies
Trois poèmes de René Guy Cadou ont été choisis par Daniel Gélin dans son Anthologie Poèmes à dire (Seghers 1970), dans laquelle on trouvera aussi le poème de Pierre Seghers À René Guy Cadou.
Deux poèmes figurent dans l'Anthologie de la poésie française de Jean Orizet (Larousse 2007).
Deux poèmes de René Guy Cadou (Automne et Les amis d'enfance) figurent parmi Les 100 plus belles récitations de notre enfance d'Albine Novarino-Pothier et Béatrice Mandopoulos[16].
Lieux portant le nom du poète
Rues
- en Loire-Atlantique : à Saint-Herblon, Nantes, Rezé, Louisfert, Sainte-Reine-de-Bretagne, Le Pouliguen, La Bernerie-en-Retz, Châteaubriant, La Montagne, Pontchâteau, La Baule,
- dans d'autres départements bretons : Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Redon (Ille-et-Vilaine), Guilers (Finistère), Pommerit-le-Vicomte (Côtes-d'Armor)
- en Sarthe : La Flèche
- en Vendée : La Roche-sur-Yon, Saint-Gilles-Croix-de-Vie
- en Auvergne : La Roche Blanche , Le Cendre (Puy-de-Dôme)
Écoles
- Groupe scolaire René Guy-Cadou à Louisfert (Loire-Atlantique)
- École René Guy-Cadou, à Châteaubriant (Loire-Atlantique)
- École René Guy-Cadou, à La Bernerie-en-Retz (Loire-Atlantique)
- École René Guy-Cadou, à Varades (Loire-Atlantique)
- École René Guy-Cadou, à Saint Herblain (Loire-Atlantique)
- Groupe scolaire René Guy-Cadou, à Herbignac (Loire-Atlantique)
- École élémentaire René Guy-Cadou[17], à Olonne-sur-Mer (Vendée)
- École élémentaire René Guy-Cadou à Lorient (Morbihan)
- École élémentaire René Guy-Cadou à Plescop (Morbihan)
- École publique René Guy-Cadou[18] à Taupont (Morbihan)
- École maternelle et élémentaire René Guy-Cadou à Tinténiac (Ille-et-Vilaine)
- École maternelle et élémentaire René Guy-Cadou à Saint-Aubin-de-Luigné (Maine-et-Loire)
- École maternelle publique René Guy-Cadou à Locminé (Morbihan)
- École primaire publique René Guy-Cadou à Beaucé (Ille-et-Vilaine)
- Groupe scolaire René Guy-Cadou à Orléans la Source (Loiret)
Collèges
- Collège René Guy-Cadou, à Ancenis (Loire-Atlantique)
- Collège Hélène & René Guy-Cadou à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique)[19]
- Collège René Guy-Cadou à Montoir de Bretagne (Loire-Atlantique)
- Collège René Guy-Cadou à Malansac (Morbihan)
Bibliothèques
- Bibliothèque communautaire à Beaumont (Puy-de-Dôme) Clermont-Communauté
- Médiathèque municipale à Basse-Goulaine (Loire-Atlantique)
- Médiathèque du Bignon (Loire-Atlantique)
- Médiathèque de Fleury-les-Aubrais (Loiret)
