Robert Bouquillon
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| Nom de naissance |
Robert Léon Arthur Bouquillon |
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| Formation |
École des beaux-arts de Douai, École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Académie de la Grande Chaumière |
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| Fratrie |
| Mouvement |
seconde École de Paris |
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| Genres artistiques |
Robert Bouquillon né le à Douai (Nord) et mort le à Uzès (Gard) est un peintre, illustrateur et lithographe français de la seconde École de Paris.
Il est le frère cadet du sculpteur Albert Bouquillon (1908-1997).



Fils d'un peintre-décorateur douaisien, Robert Bouquillon est successivement élève de l'École des beaux-arts de Douai de 1940 à 1942, de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1943 à 1945 où il est récompensé d'un premier prix de dessin[1], et de l'Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse[2]. Sa vocation étant momentanément interrompue par une grave affection de la vue, il revient à la peinture en 1949 et effectue un voyage d'étude en Hollande en 1950[3].
Sélectionné par deux fois pour le prix de la Critique en même temps que Bernard Buffet, Bernard Lorjou et Serge Poliakoff[1], il est en parallèle pianiste au cabaret L'Écluse sur le quai des Grands-Augustins de Saint-Germain-des-Prés[2], accompagnant et se liant d'amitié avec de jeunes artistes qui s'y produisent alors comme Barbara, Catherine Sauvage, Jean-Pierre Darras et Philippe Noiret[4].
Après avoir vécu au 2, rue Mizon dans le 15e arrondissement de Paris[5], puis à Lambres-lez-Douai le temps de son professorat à l'École des beaux-arts de Douai où il est nommé en 1952[3], les années 1960 étant marquées par son intérêt pour la mosaïque et la tapisserie[6], il choisit dans les années 1970 de s'installer dans le Gard, d'abord à Collias, puis avenue Louis-Alteirac à Uzès[7].
Il a longtemps privilégié dans ses œuvres les représentations du Nord avec la mine, les péniches, les canaux, les plages du Nord, la pluie (Les Parapluies), pour ensuite peindre Étretat, Venise ou la Camargue ainsi que, dans un esprit musicaliste, des Hommages à Mozart, Claude Debussy, Maurice Ravel et Duke Ellington[8]. En 1984-1985, il s'inspire pour une suite de toiles sur le thème de La Tentation de Saint Antoine du récit éponyme de Gustave Flaubert[9].
Il meurt, deux semaines après son épouse Germaine, le à Uzès[4].
Illustrations
- Jean-Noël Cordier, Les rivages des airs. Vingt deux poèmes, illustrations de Robert Bouquillon, Charlieu, La Bartavelle éditeur, 1992.
- Denise Jardy-Ledoux, Venise ou les palais démaquillés, couverture de Robert Bouquillon, Éditions Douayeul, collection « Poésie », 2005.
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie Saint-Placide, Paris, 1952 (Atmosphère du Pays noir), 1956 (Mines, mineurs et pigeons voyageurs)[3].
- Galerie Art vivant, Paris, 1954.
- Robert Bouquillon - Les écluses, cabaret L'Écluse, Paris, 1958[3].
- Robert Bouquillon - Rétrospective, halle aux draps de l'hôtel de ville, Douai, 1961[6].
- Les frères Bouquillon - Albert le sculpteur, Robert le peintre, Galerie Raphaël-Georges Mischkind, 7, rue Jean-Sans-Peur, Lille, avril 1976[10].
- Galerie Nathalie Norrabat, 41, rue de Verneuil, Paris, mars 1977 (affiche lithographique de l'atelier Fernand Mourlot)[11].
- Galerie Aqualeria, Eygalières, juillet-août 1986.
- Robert Bouquillon. Rétrospective, médiathèque d'Uzès, 2009[7].
- Hommage à Robert Bouquillon, espace Ladislas-Kijno, Sin-le-Noble, septembre-octobre 2009.
- Maison des jeunes et de la culture de Lambres-lez-Douai, novembre-décembre 2012[12].
- Hommage à Robert Bouquillon - Centenaire de sa naissance, halle aux draps de l'hôtel de ville, Douai, octobre 2023[13],[9].
Expositions collectives

- Bimillénaire de Paris - Comité Montparnasse - Exposition de peintres et sculpteurs de l'École de Paris, La Coupole, Paris, juin-juillet 1951[5].
- Salon de la Jeune Peinture, Paris, de 1953 à 1958[2].
- Salon Comparaisons, Paris, 1955[3].
- Salon de la Société nationale des beaux-arts, Paris, avril 1956[14].
- École de Paris, galerie Charpentier, Paris, 1957[3].
- Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, Moscou, juillet-août 1957.
- Salon du Nord en hommage à Henri Matisse, salle Fantasio, Hénin-Beaumont, avril-mai 1959.
- Salon des peintres témoins de leur temps, palais Galliera, Paris, 1959 (thème : L'âge mécanique)[3].
- Salon d'automne et Salon du dessin et de la peinture à l'eau, Paris, à partir de 1959[3].
- Robert Bouquillon, Jean-Jacques Morvan, Éliane Thiollier, Galerie Arlette Chabaud, Paris, 1961[3].
- Cinq peintres de Paris dans neuf villes d'Allemagne - Robert Bouquillon, Camille Hilaire, Jean Marzelle…, exposition itinérante, 1961[3].
- L'art à la ferme - Robert Bouquillon, Thierry Blot, Daniel Pecqueur, La Cense du vieux soldat, Comines, novembre-décembre 1990[1].
- Sortie de réserve. Œuvres d'art du Centre historique minier, Centre historique minier de Lewarde, avril-septembre 2007[15].
- Centre d'art rhodanien Saint-Maur, Bagnols-sur-Cèze, Robert Bouquillon invité d'honneur, novembre 2010.
- Nouvelles acquisitions, musée Georges-Borias, Uzès, février 2014[16].
- Participations non datées à Paris : Salon d'Automne.

Réception critique
- « Un des plus doués de sa génération. » - Francis Carco[17]
- « Sa région demeurera sa source essentielle d'inspiration. La critique remarque cette peinture solide, sombre, dont les touches larges augmentent l'intensité expressive. Peintre des canaux aux eaux glauques, des péniches, des terrils, de la pluie, son univers ne pouvait que séduire Francis Carco… Depuis 1962, ses recherches portent davantage sur l'art mural : tapisserie, mosaïque en relief pour des édifices publics. » - Lydia Harambourg[3]
- « Originaire du Nord, il fut le peintre de la mine, des canaux et de la pluie. » - Dictionnaire Bénézit[2]
Collections publiques

- Alès, musée-bibliothèque Pierre-André-Benoit.
- Auby , château-mairie[18] :
- Le Chemin des Asturies à Pont-de-la-Deûle, huile sur toile ;
- Terril, 1953, huile sur toile.
- Châteauroux, préfecture de l'Indre, L'écluse, huile sur toile 97x130cm, vers 1954 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[19].
- Cuincy, église Saint-Martin : Christ, fresque.
- Denain, musée d'Archéologie et d'Histoire locale :
- Paysage minier à Courcelles-lès-Lens, dessin à la mine de plomb 32,3x38,8cm, 1950[20] ;
- Paysage minier, encre de Chine 23x29cm, 1955[21].
- Pluie sur le pays noir, huile sur toile 73x100cm, 1959[22].
- Douai :
- Conservatoire à rayonnement régional de Douai : La musique, tapisserie.
- église Notre-Dame, transept gauche : tapisserie[23].
- Hôtel de ville.
- Lycée de garçons : décorations en collaboration avec Albert Bouquillon, Georges Delplanque et Émile Morlaix.
- Musée de la Chartreuse :
- Le Jeune mineur, huile sur toile[24] ;
- Le mineur, huile sur toile 146x97cm, 1951 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[25] ;
- Les Péniches, huile sur toile 65 × 100 cm, 1952[26] ;
- Les réfrigérants de la centrale thermique, huile sur toile 81x65cm, 1953[27].
- Le Pêcheur aux péniches, huile sur toile, 50 × 65 cm, 1958[28] ;
- Chantier, huile sur toile 82x103,5cm[29] ;
- Le pont-levis, huile sur toile 73x93,2cm[30].
- Sous-préfecture de Douai, Allégorie du Douaisis, tapisserie[31].
- Épinal, musée départemental d'Art ancien et contemporain[2].
- Lambres-lez-Douai :
- église Saint-Sarre, Christ en croix en mosaïque vénitienne et mosaïque rose extérieure, 1965[32],[33]. « Robert Bouquillon, décrit Yvette Flahaut, a laissé derrière l'autel le grand rideau en béton agrémenté de mosaïques. Une grosse pierre de verre de Venise symbolise le rayonnement du Christ, les morceaux du tombeau y sont mêlés à ceux de la Croix. Au centre, le Christ, bras ouverts, mais tordu, souffrant, crucifié pour le monde. Les mains semblent attirer vers lui la vie et le pardon. Aux pieds du Christ une flamme jaillit comme une vie lumineuse : de la Croix jaillit la vie, le Christ est ressuscité. Tout autour, comme s'ils s'effaçaient, les quatre silhouettes des évangélistes, à peine visibles dans le ciment. En mosaïque lumineuse, l'évangéliste Jean prend l'apparence de l'aigle, Luc celle du taureau ailé, Marc celle d'un lion ailé et Matthieu celle d'un homme qui, avec ses ailes, s'apparente à un ange. Résurrection étincelante, éblouissante du Christ. »[34]
- mairie : Les Pigeons, 1956, dessin[35].
- Lewarde, Centre historique minier de Lewarde[15],[36] :
- Lille, Coopérative régionale du Nord, Nature morte aux terrils, peinture sur bois 155x282cm, 1953 (dépôt du Musée de la Chartreuse de Douai)[42].
- Marles-les-Mines, mairie : Les mineurs, encre de Chine 61,5x47cm, 1951 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[43].
- Montluçon, sous-préfecture : La petite maison blanche, huile sur toile 62,5x198cm, 1953 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[44].
- Paris :
- Fonds d'art contemporain - Paris Collections : Profil de mineur, lavis d'encre de Chine 63,5x50cm, 1956[45].
- musée d'Art moderne de la ville de Paris[2].
- Poitiers, musée Sainte-Croix[2].
- Uzès, musée Georges-Borias : Le Portalet, huile sur toile, 2007[16].
Collections privées
- Usine Georges-Besse, Cuincy.
- Clinique des Augustins, Douai.
- Philippe Noiret[7].
Récompenses
- Prix du peintre, galerie Durand-Ruel, 1955[3].
Hommages
- La Ville de Lambres-lez-Douai a donné en 2012 le nom de Robert Bouquillon à la rue où il vécut[35].