Sin-le-Noble
commune française du département du Nord
From Wikipedia, the free encyclopedia
Sin-le-Noble est une commune française, située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| Sin-le-Noble | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Douai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Douaisis | ||||
| Maire Mandat |
Christophe Dumont 2020-2026 |
||||
| Code postal | 59450 | ||||
| Code commune | 59569 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sinois | ||||
| Population municipale |
16 076 hab. (2023 |
||||
| Densité | 1 394 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 21′ 49″ nord, 3° 06′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 16 m Max. 44 m |
||||
| Superficie | 11,53 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Douai (commune du pôle principal) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sin-le-Noble (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | Seizième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.sinlenoble.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Dechy, Douai, Férin, Lallaing, Lambres-lez-Douai et Waziers.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Bouchard, la Traitoire de Sin[1], la petite traitoire[2], le marais de dechy[3], le marais le dezbier[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[6].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 678 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 3 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
15 01.01.22 |
19,5 24.02.21 |
24,8 31.03.21 |
28 20.04.1968 |
31,3 27.05.05 |
36 27.06.11 |
40,8 25.07.19 |
36,6 12.08.24 |
35,5 15.09.20 |
29 01.10.11 |
20,5 07.11.15 |
16,2 31.12.22 |
40,8 2019 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 6,4 | 7,4 | 11,2 | 15,1 | 18,5 | 21,6 | 23,9 | 23,9 | 20,1 | 15,2 | 10,1 | 6,9 | 15 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4 | 4,5 | 7,2 | 10,1 | 13,5 | 16,5 | 18,6 | 18,4 | 15,3 | 11,5 | 7,3 | 4,5 | 11 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1,5 | 1,5 | 3,3 | 5,1 | 8,5 | 11,4 | 13,2 | 13 | 10,4 | 7,8 | 4,5 | 2,1 | 6,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−20,5 08.01.1985 |
−12,5 07.02.1991 |
−11 13.03.13 |
−4,5 11.04.03 |
−1,5 05.05.1996 |
1 02.06.1962 |
4,1 17.07.1971 |
0,8 17.08.1966 |
0 19.09.1977 |
−6 30.10.1997 |
−9,5 23.11.1998 |
−12,5 29.12.1996 |
−20,5 1985 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 57,8 | 51,4 | 52,5 | 41,9 | 56,6 | 63,3 | 68,1 | 68,1 | 60,9 | 64,4 | 71 | 73,2 | 729,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
19,4 01.01.03 |
25,8 07.02.24 |
35 05.03.12 |
35 26.04.03 |
52 30.05.16 |
40,5 24.06.1969 |
77,1 03.07.05 |
67 25.08.1990 |
45,2 20.09.14 |
52,4 10.10.13 |
32 13.11.10 |
28,8 02.12.00 |
77,1 2005 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 2],[16]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[17].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[17].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[17].
Urbanisme
Typologie
Au , Sin-le-Noble est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[20]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (55,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (41,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (43,5 %), terres arables (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %), forêts (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), mines, décharges et chantiers (2,2 %), prairies (2 %), eaux continentales[Note 6] (1,7 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Planification de l'aménagement
L'écoquartier du Raquet
Dans le cadre du SCOT du Grand Douaisis et du PLH (Programme Local de l'Habitat), la communauté d'agglomération du Douaisis prépare sur le territoire des communes de Sin-le-Noble et de Douai, un projet d'écoquartier. Ce dernier dit « écoquartier du Raquet » est prévu sur 166 hectares (dont 34 sur la commune de Douai) et il devrait accueillir 12 000 nouveaux habitants dans environ 3 500 logements intégrant les principes et critères de la haute qualité environnementale[24]. La construction de ce vaste quartier devrait être étalée sur la période 2008-2030. Les espaces verts qui y sont prévus devaient s'intégrer dans la trame verte communautaire[25] et une seconde ligne de tramway desservira les futurs logements, les nouvelles écoles, le centre culturel et cultuel musulman et le centre aquatique prévu dans le quartier. En termes de surface, ce devrait être le plus grand écoquartier de France. Après une série de concertations et une enquête d'utilité publique conduite de février à et conclut par un avis favorable du commissaire enquêteur, le principe a été définitivement validé à l'unanimité par le conseil municipal de Douai[26].
Voies de communication et transports
La commune dispose d'une gare ferroviaire sur son territoire desservie par des TER Hauts-de-France. Sin-le-Noble est également desservie par la ligne A du bus à haut niveau de service de Douai et par les lignes 2, 4, 5, 12, 13, 17, 102, 104, 105 et 114 du réseau urbain Évéole.
Toponymie
L'étymologie du nom de la commune aurait une double source :[réf. nécessaire]
- sin viendrait de sinueuse (la ville se trouve sur un ancien méandre de la Scarpe et est traversée par un petit cours d'eau, le Godion) ;
- noble, car sans seigneur : la ville était directement sous la férule du roi. (Les écoliers sinois apprenaient que la commune avait été anoblie pour avoir soutenu un roi de France).
Durant la Révolution, la commune porte le nom de Sin-lès-Douai[27].
Ses habitants sont appelés les Sinois[28].
Histoire
Avant la Révolution française, Sin était le siège d'une seigneurie. Par lettres données à Paris en avril 1718, sont érigées en marquisat sous le nom de marquisat de Sin, les terres et seigneuries de Jumelles, Sin, Dion, Roucourt, Harponlieu, Bourcheul, (ces deux dernières seigneuries sont situées sur Dourges) et Lambres en partie, en faveur de Jacques-Eustache-Joseph d'Aoust, chevalier, seigneur des dits lieux. La famille d'Aoust est une ancienne famille noble ayant exercé des fonctions de premier plan, par des commandements dans les armées des gouvernements, dans les grands bailliages, ou par des députations pour des négociations importantes. Le dit bénéficiaire a servi 12 ans en tant que lieutenant,7 ans comme capitaine, et 4 en tant que major commandant dans le régiment de Himenes. Il s'est allié (s'est marié) avec la famille de Belleforière, une des plus anciennes du pays. Le marquisat de Sin relève du château de Douai[29].

Camille Corot, 1873
Musée du Louvre.
En 1881, une secousse de tremblement de terre ressentie le dimanche à 12 h 40[Quoi ?]. Il a duré quelques secondes, la direction des secousses était du nord au sud. Dans la région, avait déjà eu lieu pendant la nuit et avait réveillé la population. On l'explique par des affaissements de terrain minés par la Compagnie d'Aniche[30].
En 1891, trois tremblements de terre sont ressentis à Sin-le-Noble les , où des cheminées de briques tombent et le où des maisons sont lézardées[31].
Tout comme le reste du bassin minier, la ville est occupée par l'Allemagne nazie en 1940.
La Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert, en 1901, la fosse Déjardin fermée en 1984, et le Groupe de Douai, en 1947, la fosse Puits du Midi fermée en 1972.
Non loin, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais a démarré la grève patriotique des cent mille mineurs de mai-juin 1941 a démarré, privant les Allemands de 93 000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[32]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[33], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la « bataille du charbon » (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour des élections municipales le , trente-trois sièges sont à pourvoir ; on dénombre 10 766 inscrits, dont 3 428 votants (31,84 %), 50 votes blancs (1,46 %) et 3 309 suffrages exprimés (96,53 %). Quatre listes s'affrontent, et tous les sièges sont pourvus dès le premier tour :
- la liste Sin-le-Noble ensemble et autrement menée par le maire sortant Christophe Dumont[34] recueille 2 495 voix (75,40 %) et remporte trente-et-un sièges ;
- la liste communiste Bien vivre sa ville menée par Jean-Bernard Fenet recueille 316 voix (9,55 %) et remporte un siège ;
- la liste d'extrême gauche Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs menée par Roger Marie recueille 168 voix (5,08 %) et ne remporte pas de siège ;
- la liste Sin-le-Noble, les citoyens avant tout menée par Marcel Lourel recueille 330 voix (9,97 %) et remporte un siège[35],[36].
Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 10 862 inscrits, dont 5 302 votants (48,81 %), 58 votes blancs (1,09 %), 36 votes nuls (0,68 %) et 5 208 suffrages exprimés (98,23 %). Six listes s'affrontent :
- la liste divers menée par le maire sortant Christophe Dumont est élue dès le premier tour avec 3 099 voix (59,5 %) et remporte vingt-sept sièges ;
- la liste Rassemblement national menée par Antoine Skurpel recueille 1 238 voix (23,77 %, quatre sièges) ;
- la liste divers gauche menée par Gilbert Barthassarady recueille 323 voix (6,2 %, un siège) ;
- la liste divers gauche menée par Pierre Wallaeys recueille 311 voix (5,97 %, un siège) ;
- la liste d'extrême gauche menée par Florence L'Hostis recueille 127 voix (2,44 %) ;
- la liste divers gauche menée par Maximilien Fourmaut recueille 110 voix (2,11 %)[37].
Liste des maires

Jean-François Renard, agriculteur, a été conseiller général du canton de Douai-Nord de 1887 à 1892. Alexandre Wilmot, cultivateur, l'a été de 1898 à 1919, et Paul Foucault, ouvrier mécanicien, l'a été de 1919 à sa mort en 1933.
Henri Martel est une figure connue du Parti communiste français. Cet ouvrier mineur a été député de la troisième circonscription de 1951 à 1958 puis de la quatorzième circonscription du Nord de 1962 à 1967 ainsi que conseiller général du canton de Douai-Nord de 1945 à 1970. En mars 1977, Paulette Deblock devient maire, elle cède sa place en à Thérèse Pernot.
Lors des élections de mars 2001, Roger Marie, conseiller régional, présente une liste Lutte ouvrière qui récolte 11,95 % des suffrages exprimés au premier tour. Il décide de se maintenir, et une semaine plus tard, au second tour, le liste de droite de l'enseignante Christiane Pezin devance de cinq points la liste de la gauche plurielle de Thérèse Pernot, la liste LO récoltant 8,14 %. Le socialiste Christian Entem remporte les élections de mars 2008, mais une affaire lui fait perdre les élections de mars 2014 au profit de Christophe Dumont (divers droite). Ce dernier, cadre supérieur, devient 9e vice-président de la communauté d'agglomération du Douaisis.
| Identité | Période | Durée | Étiquette | |
|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | |||
| Pierre-Philippe Dupont (d) (né le ) | 1 an | |||
| Charles Brabant (d) | 4 ans | |||
| Pierre-Antoine Jacquart (d)[38] ( - ) | (mort en fonction) | 46 ans | ||
| Jean-Baptiste Goulois-Dupont (d) | 2 ans | |||
| Benoît Sauvage (d) (né le ) | (révocation (d)) | 2 ans | ||
| Pierre-Joseph Lamour (d) | (révocation (d)) | 2 ans | ||
| Jean-Baptiste Goulois-Dupont (d) | 2 ans | |||
| Édouard Fiévet (d) | 3 ans | |||
| Charles-Adolphe Anache (d) (né le ) | 11 ans | |||
| Henri Brabant (d) | 2 ans | |||
| Jean-François Renard (d) (né le ) | 26 ans | |||
| Alexandre Wilmot (d) ( - ) | 23 ans | Parti républicain, radical et radical-socialiste | ||
| Paul Foucaut (d) ( - ) | (mort en fonction) | 14 ans | Section française de l'Internationale ouvrière | |
| Léon Lebrun (d) | 8 ans | |||
| Alfred Goulois (d) | 3 ans | |||
| Victor Foucaut (d) | 1 an | |||
| Henri Martel ( - ) | 8 ans | Parti communiste français | ||
| Oscar Benoît (d) ( - ) | 5 ans et 10 mois | Mouvement républicain populaire | ||
| Henri Martel ( - ) | 18 ans | Parti communiste français | ||
| Paulette Deblock (d)[39] ( - ) | (démission) | 23 ans et 3 mois | Parti communiste français | |
| Thérèse Pernot (d)[40] | 9 mois | Parti communiste français | ||
| Christiane Pezin (d)[41],[42],[43] ( - ) | 7 ans | Union pour la démocratie française Union pour un mouvement populaire | ||
| Christian Entem (d)[44] (né le ) | 6 ans | Parti socialiste | ||
| Christophe Dumont (d)[45],[46] (né le ) | En cours | 12 ans et 1 mois | divers droite indépendant | |
En 2014, la commune se dote d'un conseil municipal d'enfants[47].
Politique locale
En , l'ancien maire Christian Entem a été condamné pour complicité de prise illégale d'intérêt par un élu public dans une affaire dont il assurait l'administration ou la surveillance. C'est l'affaire dite de la « Courée Douce », un bien immobilier vendu par la mairie à un adjoint au maire. Ce dernier sera également reconnu coupable de prise illégale d'intérêt[48].
Jumelages
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[49],[Note 7].
En 2023, la commune comptait 16 076 habitants[Note 8], en évolution de +2,51 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 7 318 hommes pour 8 204 femmes, soit un taux de 52,85 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Sports et loisirs
- AS Sin-le-Noble Football
- Les Épis Foot
- Tennis-club
- Amicale des sapeurs-pompiers
- Ju-jitsu Club
- Tennis de table
- Karaté club
- Club de basket
- Club de boxe
- Club de judo
Économie
Revenus de la population et fiscalité
En 2021[Note 9], la commune compte 6 497 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 15 293 personnes[Insee 1].
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
- le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 540 €, inférieur à celui du département (21 340 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
- le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 25 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
- la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 38 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin : reconstruction des nefs en style néogothique (sauf le clocher) de 1851 à 1854 par l'architecte Charles Leroy qui a réalisé plus d'une cinquantaine d'édifices religieux dans le Nord-Pas-de-Calais, notamment la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille à Lille.
- Abbaye de Beaulieu
- Le cimetière de Sin-le-Noble.
- Le cimetière de Douai, situé en majeure partie sur le finage de Sin-le-Noble.
- L'église Saint-Martin.
- La gare.
Patrimoine culturel
Sin-le-Noble a pour géants Min Poil, le Sapeur Villain, Potleau, Jeannot, Chucrate, Lamirémi, Mme Marceau, Pouchnard, Mamie Josette et Adame[53].
Pouchnard est créé en 2015 par Fabien Pichard, par ailleurs porteur du géant Gayant, il représente le club de foot de l'AS Sin-le-Noble. Abandonné en 2020, il est restauré par James Beneat et par l'artisan Steve de Vogelaere. Il mesure environ 3,20 mètres de haut pour un poids de soixante kilos[54].
Personnalités liées à la commune
- Kitty Hott, née Philomène Liévin à Sin-le-Noble en 1890, actrice de cinéma.
- Pierre-Jules Boulanger, né à Sin-le-Noble en 1885, est à l'origine de la création de la 2 CV de Citroën.
- Simonne Ratel, née le à Sin-le-Noble et morte le à Rueil-Malmaison, est une écrivaine, journaliste et résistante française, lauréate du prix Interallié en 1932.
- Maurice Allard, bassoniste, né à Sin-le-Noble le , formé au conservatoire de Douai, mort en 2004.
- Alain-Jacques Czouz-Tornare, historien des relations franco-suisses, docteur de la Sorbonne, né le .
Héraldique
Les armes de Sin-le-Noble se blasonnent ainsi : |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Sin-le-Noble sur le site de l'Institut géographique national (IGN)
- Sin-le-Noble sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

