Roland Leroy

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Élection16 mars 1986
CirconscriptionSeine-Maritime
Groupe politiqueCOM
Roland Leroy
Illustration.
Roland Leroy à la salle des fêtes de Bagneux.
Fonctions
Député français

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Seine-Maritime
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique COM

(14 ans, 1 mois et 19 jours)
Élection 12 mars 1967
Réélection 30 juin 1968
11 mars 1973
19 mars 1978
Circonscription 3e de la Seine-Maritime
Législature IIIe, IVe, Ve et VIe (Cinquième République)
Groupe politique COM
Prédécesseur Jean-Marie Morisse
Successeur Pierre Bourguignon

(2 ans, 10 mois et 16 jours)
Élection 2 janvier 1956
Circonscription 1re de la Seine-Maritime
Législature IIIe (Quatrième République)
Groupe politique COM
Biographie
Nom de naissance Roland Eugène Leroy
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Aubin-lès-Elbeuf
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Clermont-l'Hérault
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Journaliste

Roland Leroy, né le à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Inférieure) et mort le à Clermont-l'Hérault (Hérault), est un homme politique et journaliste français.

Il est directeur du journal L'Humanité de 1974 à 1994.

Le journaliste

Né d'un père cheminot, proche de l'anarcho-syndicalisme, et d'une mère ouvrière du textile, Roland Leroy embrasse la même profession que son père en 1942[1]. Militant clandestin aux Jeunesses communistes de France en 1942, il est chargé de la diffusion de la propagande et accède en 1943 à la direction des Jeunesses communistes dans son département. Parallèlement, il entre dans la Résistance.

Entre 1945 et 1947, il exerce à nouveau son métier de cheminot tout en demeurant un militant fort actif du Parti communiste français. Il gravit ensuite les échelons : secrétaire fédéral de Seine-Maritime, membre du Comité central (1956-1994)[2], du Bureau politique (1964-1994) et du Secrétariat (1960-1979). Au mitan des années 1960, chargé de superviser l'Union des étudiants communistes, il participe à la « normalisation » de cette organisation sur la ligne de la direction du PCF, provoquant une hémorragie militante dans ce secteur et rendant inaudible l'UEC dans les universités avant les événements de Mai 68[3],[4].

En 1967, il est chargé par son parti, en remplacement d'Henri Krasucki, de la politique culturelle et des rapports avec les intellectuels[5]. Ami intime de Louis Aragon, il l’accompagne dans son travail de deuil à la suite du décès d’Elsa Triolet en 1970[6].

Au début des années 1970, bien qu'étant en désaccord avec l'idée même d'une union programmatique avec le PS, il anime le groupe chargé de rédiger le Programme commun[6]. Après plusieurs échecs aux élections cantonales et législatives, et un premier mandat de député de la Seine-Maritime de 1956 à 1958, il retrouve son siège à l'Assemblée de 1967 à 1981, puis de 1986 à 1988[7].

Sans doute en raison de mésentente avec Georges Marchais, Roland Leroy n'est pas reconduit au secrétariat du comité central lors du congrès du PCF de 1979, restant toutefois membre du bureau politique[5].

Lors de la fête de l'Humanité, en septembre 1981, quelques mois après la victoire électorale de François Mitterrand et de l’Union de la gauche, il est chargé du discours traditionnel et critique les concessions du gouvernement à ce qu'il appelle « les vaincus d'hier », c’est-à-dire la droite. Il marquait ainsi le scepticisme d’une partie de la direction du PCF sur la politique mise en œuvre.

Ses interventions publiques se font rares durant les années 2010. En 2011 il prononce l'éloge funèbre de son ami André Duroméa, ex-maire communiste du Havre[8],[9]. En 2012, à l'occasion du trentième anniversaire de la mort de Louis Aragon, il participe à un colloque au siège de L'Humanité avec Jean d'Ormesson, lui aussi admirateur de l'écrivain.

Roland Leroy dirige l'Humanité de 1974 à 1994. Lors de la parution de L'Archipel du Goulag, il prend part en 1974 à la vaste campagne qui a pour but de stigmatiser Soljénitsyne[10]. Il dénonce notamment Le Nouvel Observateur, qui soutient le dissident, comme étant « à la pointe de l’entreprise antisoviétique et anticommuniste »[10].

En 1978, face à Jean-Jacques Servan-Schreiber sur le plateau de TF1, il s'en prend à Raymond Barre et à la Commission Trilatérale :

« Ce sont vos amis qui participent à une entreprise quand même un peu singulière. J’ai ici un ouvrage qui mériterait d’être lu et qui révèle, car on a passé sous silence en France, un texte publié aux États-Unis depuis 1975 et qui expose les activités d’une Commission Trilatérale dans laquelle siège le PDG de Coca-Cola, M. Carter, M. Raymond Barre, dont vous avez peut-être entendu parler. Et que dit-on dans cette Commission Trilatérale ? On étudie l’avenir de la démocratie, et on aboutit à des conclusions singulières : Il y a des limites potentiellement souhaitables à l’extension de la démocratie. »[11]

Polémiste, il intervient dans l'émission Vendredi soir sur France Inter, où des journalistes débattent de l'actualité : Pierre Charpy (1919-1988) (La Lettre de la nation, RPR), Jean d'Ormesson (1925-2017) (Le Figaro), Claude Estier (1925-2016) (L'Unité, PS), Henri Amouroux (1920-2007) (giscardien).

Mort

Roland Leroy meurt le [12] à son domicile de Clermont-l'Hérault à l'âge de 92 ans[8]. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 97), dans le tombeau du comité national du parti communiste français. Sa dernière épouse est morte en 2023 à 76 ans.

Famille

Roland Leroy est le père de la psychiatre Marianne Leroy (décédée en 2008)[13].

Décoration

Ouvrages

Notes et références

Voir aussi

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