Roy Arden

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Naissance

Vancouver (Colombie-Britannique)
Nationalité
Canadienne
Activités
Universitaire et artiste multi-média (photographie, peinture, sculpture, installations, vidéos)
Autres activités
Commissaire d’exposition
Roy Arden
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Naissance

Vancouver (Colombie-Britannique)
Nationalité
Canadienne
Activités
Universitaire et artiste multi-média (photographie, peinture, sculpture, installations, vidéos)
Autres activités
Commissaire d’exposition
Formation
BA, Emily Carr College of Art and Design (1982); MA, Université de la Colombie-Britannique (1990)
Mouvement
École de Vancouver
Site web

Roy Arden, (né en 1957 à Vancouver, Colombie-Britannique), est un artiste multimédia canadien connu en début de carrière pour ses photographies illustrant la dégénérescence de certains quartiers de Vancouver, puis pour ses collages, vidéos et sculptures qui évoquent l’évolution sociale de la Colombie-Britannique et examinent le rôle de la photographie dans la construction de l’histoire. Chargé de cours dans les deux universités qu’il a fréquentées, il est également le rédacteur de nombreux articles sur l’art contemporain.

Né en 1957, Roy Arden a passé sa jeunesse à Vancouver. Il a d’abord fréquenté l’Emily Carr Institute of Art and Design (aujourd’hui Emily Carr University of Art and Design) dont il obtint un baccalauréat en photographie et études interdisciplinaires en 1982[1]. Il compléta ses études par une maitrise en arts décernée par l’Université de la Colombie-Britannique en 1990[2].

Carrière

Comme photographe, sa carrière débuta alors qu’il était encore aux études. De 1981 à 1985, il commença à documenter la vie de Vancouver par des images-couleurs qu’il intitula Fragments. Dans la deuxième partie de la décennie, il se concentra sur la photographie en tant qu’art et sur son histoire, ce qu’il appela la « méta-photographie ». Faites d’images d’archives, souvent en noir et blanc, ses photographies représentent des scènes de rue à Vancouver et servent à explorer le rôle de ce médium dans l’élaboration de la mémoire individuelle et collective. Ainsi Mission (1986) consiste en une image divisée en longues bandes verticales et représente la mise en scène publique d’une célébration du Vendredi Saint à Vancouver avec tous les personnages costumés à l’ancienne alors que les spectateurs à l’arrière-plan sont emmitouflés dans leurs manteaux pour se protéger du froid[3]; Polis (1986) est constituée de cinq photos représentant la construction d’un édifice public de Vancouver alors que le sol est jonché de débris, le tout évoquant la déconnexion entre l’ordre politique et la vie des défavorisés d’une ville qui s’enorgueillit de sa richesse[2]. D’autres œuvres illustreront l’incarcération des Canadiens d’origine japonaise au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les désordres civils lors de la Grande Dépression ou l’oppression des Premières Nations[3],[4].

À partir de 1990, il se concentre sur la transformation de l’économie urbaine par de grandes photos couleurs de la ville. Dans Construction Site and Sunflower, Vancouver, B.C. (1992) on voit à l’arrière-plan, une rangée d’entrepôts datant du début du XXe siècle, lesquelles contrastent violemment avec des traces de constructions modernes sur les marges; à l’avant-plan, une énorme excavation, site d’un futur gratte-ciel au centre de laquelle un énorme monceau de terre égale la hauteur des édifices de l’arrière-plan[3],[2]. De la même façon, dans House on Alley 6th Avenue on voit une maison délabrée au milieu d’un ensemble dans les mêmes conditions, le tout évoquant le Vancouver d’antan, plus intimiste, plus chaleureux que sa version moderne[2].

Avec le tournant du siècle, Arden, comme il le dira dans une entrevue[5], se sent un peu coincé par l’étiquette de « photographe » qui lui est accolée, lui préférant celle, plus générique d’ « artiste ». Aussi, sans perdre son intérêt pour l’histoire de la vie urbaine, Arden commence à produire des œuvres vidéos : Juggernaut (2000), Citizen (2000), Supernatural (2006)[6]. En 2007, The World as Will and Representation sera constitué d’un montage de diapositives en provenance de ses archives regroupant quelque 28 000 images capturées sur Internet[7]. D’autres média viendront s’y ajouter, comme dans l’exposition UNDERTHESUN (2011) incorporant collages, objets divers et sculptures cinétiques[8].

Pendant qu’il poursuivait sa carrière d’artiste, Roy Arden enseigna la photographie comme chargé de cours à la Emily Carr University of Art ainsi qu’à l’Université de la Colombie-Britannique. Il fut également invité à donner cours et conférences dans diverses écoles d’art en Finlande, en Allemagne et en Suisse[2]. En 1999, il fut commissaire pour une exposition sur la photographie à la Monte Clark Gallery et a publié essais et critiques pour des catalogues d’exposition et diverses revues d’art[9],[10].

Roy Arden vit et travaille à Vancouver (Colombie-Britannique). Il est représenté par la Monte Clark Gallery à Vancouver, par la Clark & Faria à Toronto et par Richard Telles à Los Angeles[8].

Œuvre

Comme d’autres artistes de l’École de Vancouver, tels Ian Wallace et Jeff Wall qui fut son condisciple à l’université, Roy Arden s’inspire dans son œuvre de sa ville de Vancouver, de son histoire, de ce qu’elle est devenue au cours des ans et des gens qui l’habitent. Toutefois, si Arden accepte de partager la réaction de ceux-ci contre le laxisme manifesté par l’art conceptuel qu’il qualifiera de « flaky », c’est-à-dire peu rigoureux et peu respectueux de la réalité historique, il refusera les étiquettes comme « École de Vancouver » ou « photo-conceptualisme »[11].

Que ce soit dans les images d’archives qu’il emprunte pour les réorganiser et leur donner une nouvelle dimension (par exemple les 18 panneaux de Komagata Maru (1989) décrivant l’odyssée de ce navire rempli de candidats asiatiques à l’immigration refusés par les autorités canadiennes et dont les noms sont remplacés par des numéros[12]) ou ses propres images (par exemple House on Alley 6th Avenue où une vieille maison délabrée évoque le Vancouver d’hier tombant en ruines aujourd’hui[2]), l’œuvre d'Arden évoque l’évolution sociale de la Colombie-Britannique et examine le rôle de la photographie dans la construction de l’histoire que ce soit sur le plan personnel ou collectif[12]. Fasciné par la notion de changement et sceptique quant à celle de progrès, Arden montre les détritus de la vie urbaine contemporaine, soit sur le plan de l’architecture (Construction Site and Suntower, Vancouver, B.C., 1992), soit sur le plan social (la vidéo Supernatural montrant les émeutes de la Coupe Stanley de 1994 opposant manifestants et policiers). Cette relecture de l’histoire se retrouvera lorsque collages et sculptures s’ajouteront à la photographie et à la vidéo. Ainsi, dans UNDERTHESUN, divers objets détournés de leur vocation première serviront à démontrer que depuis la Révolution industrielle, les avancements technologiques se sont traduits à la fois par un progrès matériel et une détérioration de la condition des travailleurs[8]. L’image photographique peut ainsi à la fois refléter et/ou déformer la réalité sociale[11].

Expositions

Parmi la cinquantaine d'expositions auxquelles Roy Arden a participé, mentionnons:

  • 2005-2006 : Always the Sun, Galerie Tanit, Munich (Allemagne)[13]
  • 2006 : Roy Arden: Selected works (1985-2000), Ikon Gallery, Birmingham (Grande-Bretagne)[6]
  • 2007 : Roy Arden : Selected works (1981-2007), Vancouver Art Gallery, Vancouver (Canada)[8]
  • 2009 : People of British Columbia, Monte Clark Gallery, Vancouver (Canada)[14]
  • 2010 : I Can Only Give You Everything. Richard Telles Los Angeles (E.U.A.)[8]
  • 2010 : Centre de la Photographie, Genève (Suisse)[13]
  • 2012 : La Alhondiga, Bilbao (Espagne), Photomuseum, Anvers (Belgique)[13]
  • 2013 : Vox, Monte Clark Gallery, Vancouver, Canada[16]
  • 2013 : The Smithsonian Hirshorn Museum, Washington (E.U.A.)[13]
  • 2015 : Roy Arden, Le Mois De La Photo, Montréal, Canada[13]
  • 2015 : Equinox Gallery, Vancouver (Colombie-Britannique)

Dans les collections publiques

  • Banque d’Art, Conseil des Arts, Ottawa (Canada)
  • Centre Pompidou, Paris (France)
  • Hammer Museum, Los Angeles (E.U.A.)
  • Musée d’art contemporain, Montréal (Canada)
  • Museu d’Art Contemporani, Barcelone (Espagne)
  • Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa (Canada)[13]

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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