Rue de Périole
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La rue de Périole à son débouché. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 37′ 00″ nord, 1° 27′ 28″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Bonnefoy (ouest) • Marengo-Jolimont (est) |
| Début | no 9 boulevard de Marengo |
| Fin | Avenue Yves-Brunaud |
| Morphologie | |
| Longueur | 1 594 m |
| Largeur | entre 9 et 10 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | 1re partie : chemin Bessières (1856-1879) 2e partie : chemin de Montrabé ou de Lavaur (XVIe – XVIIIe siècles) ; chemin de Périole (XIXe siècle-1891) ; chemin de Bayard (1891-1935) |
| Nom actuel | 1re partie : 1879 2e partie : 1935 |
| Nom occitan | Carrièra de Pèiriola |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIVe siècle |
| Lieux d'intérêt | Collège Marengo Groupe Latécoère |
| Notice | |
| Archives | 315555315223 |
| modifier |
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La rue de Périole (en occitan : carrièra de Pèiriola) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue de Périole est une voie publique. Elle sépare les quartiers de Bonnefoy à l'ouest et Marengo-Jolimont à l'est.
Longue de 1594 mètres, elle naît au nord du boulevard de Marengo. Dans sa première partie, orientée au nord et longue de 373 mètres, elle est relativement rectiligne et large de 10 mètres. Elle longe à gauche les bâtiments de la gare Matabiau, donnant naissance à droite à la rue Émile-Zola, puis à la rue Bernard-Ortet, avant d'atteindre le rond-point qui se forme au carrefour de la rue des Cheminots et de la rue Claude-Perrault. Dans sa deuxième partie, longue de 1221 mètres, la rue de Périole s'oriente au nord-est et suit un parcours plus tortueux, qui épouse le coteau de la butte du Calvinet, s'élevant de 146 mètres au niveau du carrefour de la rue des Cheminots, à 161 mètres (face au no 75). Elle traverse alors le bas du faubourg Bonnefoy, rencontrant successivement les rues François-Arago, Noémie-Dessalles, d'Armagnac, Saint-Louis, Jean-Aicard et Albert-Sorel. Elle s'abaisse ensuite régulièrement à 146 mètres, au niveau de l'avenue Yves-Brunaud et de la place de la Roseraie, où elle se termine. Elle est prolongée au nord-est par la route d'Agde.
La chaussée est définie comme une chaussée à voie centrale banalisée. Elle ne compte qu'une seule voie de circulation automobile à double-sens, bordée par une bande cyclable dans chaque sens. De plus, la vitesse y est limitée à 30 km/h.
Voies rencontrées
La rue de Périole rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Boulevard de Marengo
- Rue Émile-Zola (d)
- Rue Bernard-Ortet (d)
- Rue des Cheminots (g)
- Rue Claude-Perrault (d)
- Rue François-Arago
- Rue Noémie-Dessalles (d)
- Rue d'Armagnac
- Rue Saint-Louis
- Rue Jean-Aicard (g)
- Rue Albert-Sorel (g)
- Rue du Colonel-Toussaint (g)
- Chemin Maurice (g)
- Rue de l'Avenir (g)
- Rue François-Aubry (g)
- Rue Monserby (d)
- Rue du Sergent-Nicoleau (g)
- Rue Rosette (d)
- Rue Saint-René (g)
- Rue Monserby (d)
- Rue Ida-Pfeiffer (g)
- Rue Léon-Bourjade (g)
- Avenue Yves-Brunaud
Transports
La rue de Périole n'est pas directement desservie par les transports en commun Tisséo. À son origine, du côté du boulevard de Marengo, elle se trouve cependant à proximité immédiate de la station Marengo – SNCF, sur la ligne de métro
, et des arrêts des lignes du Linéo L8L14. À son débouché, sur l'avenue Yves-Brunaud, se trouvent la station Roseraie, ainsi que les arrêts de la ligne de Linéo L12 et de la ligne de bus 19.
Il n'existe pas non plus de stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de la rue de Périole. Les plus proches sont les stations no 5 (face au 5 rue René-Leduc), no 126 (18 rue du Faubourg-Bonnefoy), no 134 (8 allée de l'Église-Bonnefoy), no 177 (64 rue Benjamin-Baillaud), no 178 (face 100 avenue Yves-Brunaud) et no 408 (face 76 avenue Yves-Brunaud).
Odonymie
L'origine du nom de Périole est obscure. La trace la plus ancienne date de la première moitié du XIVe siècle : le toponyme latin apud Peyriolas désigne un lieu-dit de Balma, dans la plaine de l'Hers, près du chemin de Montrabé et de Lavaur (actuelle route de Lavaur, près du no 1-5 rue de la Tuilerie à Balma). Il semble que ce soit au XVIe siècle que le nom s'étendit au terroir et au pont voisin qui franchissait l'Hers. De là, le nom de Peiriolle, Peyriolle ou Périole fut donné à plusieurs chemins qui, du côté de Toulouse, aboutissaient au pont[1] : ainsi, le chemin de Nicol fut désigné comme le chemin de Périole jusqu'en 1936[2].
La rue de Périole, entre la rue des Cheminots et l'avenue Yves-Brunaud, était une partie d'un long chemin qui, depuis la porte Matabiau (emplacement de l'actuelle place Jeanne-d'Arc), traversait la campagne toulousaine et était désigné comme le chemin de Montrabé ou de Lavaur[3]. Il prit au XIXe siècle le nom de chemin de Bayard, qu'il devait à la famille Bayard qui possédait un moulin à blé utilisant la force de la chute d'eau de l'écluse de Bayard sur le canal du Midi[4],[5]. En 1856, le chemin de Bayard fut coupé par les voies de la ligne de chemin de fer et la construction de la gare Matabiau. Une rue nouvelle fut tracée entre la place Marengo et le chemin de Bayard : on lui donna le nom de chemin Bessières en 1856, puis de rue de Périole en 1879. C'est en 1935 que, dans un souci de clarification, le nom de Périole fut définitivement appliqué au chemin de Bayard[6].