Rue de l'Évangile
From Wikipedia, the free encyclopedia
18e arrt Rue de l'Évangile
| |||
| |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 18e | ||
| Quartier | La Chapelle | ||
| Début | Place de Torcy et 44, rue de Torcy | ||
| Fin | 175, rue d'Aubervilliers | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 910 m | ||
| Largeur | 18 m | ||
| Historique | |||
| Création | |||
| Dénomination | |||
| Ancien nom | Rue d'Aubervilliers chemin de la Croix de l'Évangile |
||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 3482 | ||
| DGI | 3458 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 18e arrondissement de Paris
| |||
| modifier |
|||
La rue de l'Évangile est une voie publique située dans le nord-ouest du 18e arrondissement de Paris. Il s'agit d'une voie de 910 m de long et 18 m de large, qui débute au sud-est sur la place de Torcy et se termine au nord-est sur la rue d'Aubervilliers. Son tracé n'est pas rectiligne mais forme une sorte d'arc irrégulier : à son début, elle est orientée sud-ouest/nord-est, mais elle oblique plus vers l'est après la place Hébert et la rue Tristan-Tzara.
La numérotation des immeubles débute au niveau de son débouché sur la place de Torcy. Les numéros augmentent en direction de la rue d'Aubervilliers, les numéros impairs à gauche et les numéros pairs à droite.
- Transports en commun
L'arrêt de métro Marx Dormoy, sur la ligne 12, est accessible sur la rue de la Chapelle par la rue de Torcy, à une centaine de mètres à l'ouest du débouché de la rue de l'Évangile sur la place de Torcy. À l'autre extrémité, l'arrêt porte d'Aubervilliers de la ligne de tramway T3b est situé à 300 m au nord, accessible par la rue d'Aubervilliers.
- Voies adjacentes
- Nos 1 et 2 : place de Torcy, sur laquelle débouchent également les rues de l'Olive et de Torcy.
- Nos 5-11 et 12-14 : rue Marc-Séguin.
- Nos 5-11 : rue de la Madone.
- Nos 21-23 et 24-26 : place Hébert, sur laquelle débouchent également les rues Boucry, Cugnot, Pajol et des Roses.
- Nos 25 : impasse Langlois, aujourd'hui disparue[1].
- Nos 27-33 : rue Tchaïkovski.
- Nos 39-41 : rue Tristan-Tzara.
- Nos 43-45 : rue Moussorgsky.
- Nos 77 et 66 : rue d'Aubervilliers.
Origine du nom


Cette voie doit son nom à la Croix de l'Évangile.
Cette croix de chemin, qui est la dernière existant dans l'espace public à Paris, est située à la jonction de deux chemins devenus, l'un la rue de l'Évangile, l'autre la rue d'Aubervilliers.
Cet endroit est toujours un lieu de pèlerinage.
Il existe également, à l'ouest de la rue, un parc public nommé jardin de l'Évangile[2] situé face au square de la Madone.
Historique

Au Moyen Âge, le village de La Chapelle est une petite bourgade située entre les collines de Montmartre et de Belleville, sur la route reliant Saint-Denis à Paris. Au nord-est du bourg, une croix de l'Évangile est citée en 1540 comme lieu-dit dans une déclaration de censive conservée aux Archives nationales[3]. Tout comme la croix Feu Jamin, attestée au début du XVe siècle[4], elle est située sur le chemin de pèlerinage menant de l'église Saint-Denys de la Chapelle à l'église Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers. En 1707, cette croix est nommée et dessinée sur le plan de Charles Inselin et Loriot[5]. En 1730, le plan de Roussel des faubourgs de Paris fait apparaître une succession de voies, correspondant plus ou moins à l'actuelle rue de l'Évangile : elles débutent au centre du village de La Chapelle en direction du nord-est, puis obliquent vers l'est à la sortie du bourg, pour rejoindre la croix en traversant les champs[6].
Au XIXe siècle, la zone occupée par la rue de l'Évangile fait partie de La Chapelle. Dans la première moitié du siècle, seule la zone sud-ouest, proche du village de La Chapelle, est indiquée comme urbanisée sur les cadastres[7],[8]. Le tracé de la voie est rectifié en 1855[9]. En 1860, la commune de La Chapelle est absorbée lors de l'agrandissement de Paris ; l'urbanisation du reste de la voie date plus ou moins de cette époque[10]. Toutes ces voies sont intégrées dans la voirie parisienne le [11].
La section urbaine de la voie est nommée « chemin de la Flache » en 1655, puis « rue de la Flache » en 1704[3] (une flache est alors un endroit boueux, un trou d'eau, un lieu humide ; le lieu-dit La Flache est alors parallèle au chemin des Fillettes qui donne sur l'actuelle rue des Fillettes), puis rue d'Aubervilliers en 1842. La deuxième section est connue comme chemin de la Croix de l'Évangile, d'après la croix de carrefour sur laquelle elle débouche[12]. Ce chemin est bordé de fossés dans lesquels sont déversées les boues provenant de Paris ; en 1775, on y retrouve d'ailleurs les cadavres d'un homme et d'une femme, morts étouffés par la boue après être tombés dans l'un de ces fossés[3].
La rue de l'Évangile est officiellement créée le par fusion de deux rues[11] : l'ancienne rue d'Aubervilliers, de la place de Torcy à la place Hébert, et le chemin de la Croix de l'Évangile, de la place Hébert à l'actuelle rue d'Aubervilliers.

Le 8 mars 1918, durant la première Guerre mondiale, une bombe lancée d'un avion allemand explose au no 35 rue de l'Évangile[13].
Au XXe siècle, le bout de la rue de l'Évangile est longé par un ensemble de gazomètres ; ils disparaissent en 1978 pour laisser place à l'hôtel industriel CAP 18 qui a été établi sur ce site. Cap 18 est aujourd'hui la dernière zone Industrielle située dans Paris intra-muros.
L'enclave ferroviaire, en friche, située entre l’entrepôt Ney, la rue d'Aubervilliers, la croix de l'Évangile, la rue de l'Évangile et la rue de la Chapelle appelé communément « Zac Chapelle-Charbon[14] » doit devenir un grand parc urbain, le parc Chapelle-Charbon[15],[16],[17].

