Ruth du Pont Lord
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière Du Pont de Nemours (d) |
| Nationalité |
Américaine |
| Formation |
Université Yale |
| Activité |
Psychothérapeute, écrivaine et philanthrope |
| Père |
Henry Francis du Pont (1880-1969) |
| Mère |
Ruth Wales du Pont (1889-1967) |
| Conjoint |
George de Forest Lord (1947-1977) John Grier Holmes (1981-1997) Harry G. Gaskell Jr (2007-2014) |
Ruth Ellen du Pont Lord ( – ) est une écrivaine, psychothérapeute, philanthrope et mécène américaine. Très impliquée dans les communautés de l’Université Yale et dans celle de New Haven (Connecticut), elle co-fonde notamment le Long Wharf Theatre (en), en , et travaille au Yale Child Study Center (en) où elle se spécialise en psychothérapie (elle est est d’ailleurs l’auteur d’un ouvrage sur le placement familial)[1]. Dernière résidente privée du Musée, jardin et bibliothèque de Winterthur, elle écrit également une biographie de son père, Henry Francis du Pont.
Ruth Ellen du Pont naît le à New York. Elle est l’une des deux enfants de Ruth Wales du Pont et Henry Francis du Pont. Elle grandit avec sa sœur aînée, Pauline Louise du Pont (-), entre les différentes propriétés de ses parents à Winterthur (Delaware), sur l’île de Boca Grande Key en Floride et à New York. Elle fréquente la Miss Chapin's School (en) à New York et obtient son diplôme de la Foxcroft School en Virginie[2].
Ruth Ellen grandit à une époque durant laquelle on attend généralement des femmes fortunées qu’elles ne fassent pas d’études supérieures, mais qu'elles se concentrent plutôt sur le mariage et la fondation d’une famille. Elle hésite à demander à son père de l’aider à poursuivre des études, mais il finit par accepter. Elle intègre le Vassar College, où elle sort major de sa promotion en , et poursuit par la suite une maîtrise en éducation à l’Université Yale[3].
Carrière et écriture
Ruth Ellen, avec trois de ses amis, contribue à la fondation du Long Wharf Theatre (en) de New Haven (Connecticut) en . Elle s’est fortement impliquée dans la création du théâtre après que William Sloane Coffin (en) l’ait présentée à d’autres diplômés de Yale intéressés par la création d’un théâtre local (Harlan Kleiman, Jon Jory (en), Newt Schenck et Betty Kubler). Ruth Ellen a été présidente du conseil d'administration du Long Wharf Theatre de à [4].
Elle a ensuite commencé à travailler au Yale New Haven Hospital (en) en . Elle est ensuite devenue chercheuse associée au Yale Child Study Center (en) où elle s'est spécialisée dans les questions de garde d’enfants. À Yale, elle a occupé diverses fonctions, et s'est impliquée notamment dans la co-animation de groupes de soutien pour les parents d'enfants gravement malades. Elle a également publié des articles sur divers sujets, tels que le droit d’une adolescente de refuser la dialyse et l’impact du décès de son psychanalyste sur les patients. Elle a collaboré avec le professeur de psychiatrie de Yale, Albert J. Solnit (en), et Barbara Nordhaus à la rédaction d’un ouvrage sur le placement d’enfants en famille d’accueil, publié par les Presses universitaires de Yale en .
Ruth Ellen est également l’auteur d'une biographie de son père, Henry Francis du Pont, qui est bien accueillie et publiée en , alors qu’elle a 77 ans[2]. Les critiques saluent son mélange d’« esprit mordant, d'introspection sincère et de sollicitude filiale »[5] et l'ont qualifiée de «livre charmant et extrêmement bien documenté»[2]. Au moment de sa mort, elle travaille à une biographie de sa mère, Ruth Wales du Pont[3].
Domaine de Winterthur
Ruth Ellen fut la dernière résidente privée du musée, jardin et bibliothèque de Winterthur, un manoir de cent-soixante-quinze pièces et un vaste domaine que son père, Henry Francis du Pont, avait aménagé pour abriter sa collection d’arts décoratifs américains, ses troupeaux de bétail, ainsi que sa passion des jardins. Winterthur devint un musée et un domaine ouverts au public en . Conformément à son souhait de longue date, Ruth Ellen conserve une résidence plus petite appelée Golf Cottage, située sur le domaine (ainsi que des résidences à New Haven, dans l'État de New York, et en Floride), qu’elle demande d’hériter de son père lors de l’ouverture du musée[6].


