Saint-Aubin-d'Écrosville
commune française du département de l'Eure
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saint-Aubin-d'Écrosville est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Saint-Aubin-d'Écrosville | |
L'église Saint-Aubin. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | CC du Pays du Neubourg |
| Maire Mandat |
Thierry Orona 2025-2026 |
| Code postal | 27110 |
| Code commune | 27511 |
| Démographie | |
| Gentilé | Saint-aubinois |
| Population municipale |
759 hab. (2023 |
| Densité | 52 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 08′ 36″ nord, 0° 59′ 50″ est |
| Altitude | Min. 98 m Max. 156 m |
| Superficie | 14,6 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Évreux (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Neubourg |
| Législatives | 2e circonscription de l'Eure |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.saintaubindecrosville.fr/ |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Saint-Aubin-d'Écrosville est un village normand périurbain sitié à vol d'oiseau à 7 km à l'est du Neubourg, 16 km au sud d'Elbeuf, 15 km au sud-ouest de Louviers, 17 km au nord-ouest d'Évreux et 21 km au nord de Conches-en-Ouche.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction d'Évreux ainsi que dans sa zone d'emploi, et dans le bassin de vie du Neubourg[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Cesseville, Crosville-la-Vieille, Écauville, Ecquetot, Feuguerolles, Graveron-Sémerville, Marbeuf, Quittebeuf, Sainte-Colombe-la-Commanderie et Villettes.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 14,60 km2 ; son altitude varie de 98 à 156 mètres[3].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 de la commune de Feuguerolles[4],[Carte 1].
Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare du Curé (0,21 ha), la mare Rambaud (0,31 ha) et Tiessemare (0,13 ha)[Carte 1],[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 723 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louviers à 15 km à vol d'oiseau[12], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 719,5 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,9 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Aubin-d'Écrosville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Évreux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 108 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,5 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,3 %), forêts (10,8 %), zones urbanisées (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), prairies (1,7 %)[18].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 340, alors qu'il était de 313 en 2016 et de 293 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 85,8 % étaient des résidences principales, 11,7 % des résidences secondaires et 2,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,9 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Aubin-d'Écrosville en 2021 en comparaison avec celle de l'Eure et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,7 %) supérieure à celle du département (6,2 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Albinus[19] et Sanctus Albinus de Crocvilla[20] au XIIe siècle, Sanctus Albinus de Crovilla vers 1196 (charte de Garin, évêque d’Évreux), Saint Aubin d’Escrouville vers 1199 (bulle d’Innocent III), Sanctus Albinus de Crocvilla Richardis en 1234, Sanctus Albinus la Richart en 1253, Sanctus Albinus de Crovilla Richardi en 1254 (cartulaire du Bec), Sanctus Albinus de Crocvilla la Richart en 1292 (cartulaire du chap. d’Évreux)[20], Saint Albin de Croville en 1331 (cartulaire du Bec), Saint Aubin de Crosville en 1469 (monstre), Saint Aubin d’Arseville, Saint Aubin d’Ausseville, Saint Aubin de Roville en 1523 (Recherche de la noblesse), Saint Aubin d’Écrouville en 1781 (Berey, Carte partic. du dioc. de Rouen), Ecrosville la Montagne en 1789, Ecroville en 1793, Saint-Aubin-de-Crosville en 1801[21], Saint-Aubin-de-Croville en 1839 (L. P.)[22].
Le nom primitif est déterminé par un hagionyme, la paroisse et l'église sont dédiées à saint Aubin.
Ecrosville signifie le domaine de Krókr, nom d'homme scandinave[23].
Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom d'Écrosville-la-Montagne[3].
Histoire
Époque contemporaine
Les écorchés du docteur Auzoux

À partir de 1828, le village abrite la fabrique d'écorchés anatomiques en papier mâché du Docteur Louis Auzoux, lui même né à Saint-Aubin en 1797[24]. Répondant à une forte demande, ces modèles pédagogiques d'anatomie humaine, de zoologie et de botanique connaissent bientôt une diffusion internationale. En 1835, le docteur Auzoux emploie cinquante personnes. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le personnel atteindra cent ouvriers. Une partie du travail est réalisée à domicile.
Appliquant les principes paternalistes, le docteur Auzoux fait dispenser des cours du soir aux employés et met en place une caisse mutuelle. Il est par la suite élu maire du village. À sa mort en 1880, l'entreprise est reprise par son neveu. Elle reste en activité jusqu'en 2002[25].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Évreux du département de l'Eure[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton du Neubourg [3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton du Neubourg [I 1] porté de 24 à 44 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Eure.
Intercommunalité
Saint-Aubin-d'Écrosville est membre de la communauté de communes du Pays du Neubourg, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales[I 1].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].
En 2023, la commune comptait 759 habitants[Note 4], en évolution de +7,05 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune abrite deux monuments historiques :
- Le Château de Saint-Aubin-d'Écrosville
Inscrit MH (2001, partiellement)[33] et son domaine
Classé MH (2004, 2005, partiellement)[34] datent de 1640 ; ils ont été aménagés pour l'une des grandes familles normandes, les Leroux[35]. Le château se compose d'un grand corps de logis, de brique et pierre, et d'ailes plus basses le prolongeant. Il conserve intérieurement des éléments de décor des XVIIe et XIXe siècles. Vendu en 1688 à la famille Pavyot, le domaine appartient toujours aux descendants de cette famille. Vers 1860 (famille Tirebarbe d'Aubermesnil), des transformations importantes ont été réalisées dans la cour d'honneur et de grandes écuries construites par l'architecte Hippolyte Destailleur et le parc transformé. Une partie des grilles provient de la fonderie d'art du Val d'Osne.
Le , y décède l'auteur Henri de La Haye-Jousselin[36],[37]
Depuis 1950, les propriétaires reconstituent le parc tel qu'il était au début du XVIIIe siècle, et créent des jardins pour y présenter des sculptures provenant de Hyères. L'intérieur du château a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du et le domaine a été classé par arrêté du [38]. - L'église Saint-Aubin
Inscrit MH (1927)[39], de style Renaissance.
Patrimoine naturel
Site inscrit
- L'if de l'ancien cimetière
Site inscrit (1932)[40].
Personnalités liées à la commune
- Louis Auzoux (Saint-Aubin-d'Écrosville, 1797 - Paris, 1880), médecin, créateur de modèles anatomiques utilisés dans l'enseignement, est inhumé dans sa commune de naissance.
- Eugène-Étienne-César Anisson du Péron (1818-1864), sous-préfet en poste à Louviers, y est mort. A habité pendant 14 ans le château local (gendre de Mme d'Aubermesnil).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie.
- « Dossier complet : Commune de Saint-Aubin-d'Écrosville (27511) », Recensement général de la population de 2021, INSEE, (consulté le ).
- Saint-Aubin-d'Écrosville sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Saint-Aubin-d'Écrosville » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

